‹ L'Ermitage - 1896 - volume 12Chapitre 46 sur 150 · I. Mort de Joao de Deus (i · texte numérisé non relu

I. Mort de Joao de Deus (i

« Un Verlaine, — avec la pureté d'un Lamartine ! ». En caractérisant ainsi dans l'Ermitage (avril 1895, p. 218) l'auteur de Campo de Flores, j'étais bien loin de pressentir que les littératures française et portugaise seraient en deuil presque le même jour, au début de l'année suivante, l'une et l'autre du plus sublime de leurs lyriques. Joao de Deus ,fut, en outre, un éducateur national, et du moins les cruelles épreuves de son âge mûr n'ont-elles pu le priver, enfin, ni du bonheur de la famille, ni d'un humble pain quotidien, ni, surtout, d'une apothéose plus spontanément una 1 nime que celle même de Victor Hugo ! Saluons la noble dépouille, de ce grand homme, de ce saint de la Poésie, en attendant qne nous puissions, d'une Etude plus digne de lui, saluer en son œuvre l'âme, toujours vivante, d'un peuple d'inconscients héros (2).

(1) Voir les numéros de mars, avril, mai, juillet, septembre, novembre 1895, et de janvier 1896.

(2) En 1895, j'ai donné, aux p. 302 et 303 de notre fascicule de mai, des indications provisoires constituant un résumé de toutes Jes caractéristiques du génie de loao de Deus.

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