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dans chaque genre, modifiant son coloris, suivant le sujet. Cette recherche du <x ton nécessaire » Ta conduit exceptionnellement à se préoccuper des autres peintres : ainsi, dans les 'scènes de l'époque de Frédéric, il a imité, avec succès, le coloris des contemporains.
L'œuvre de Menzel, quoique varié, se rattache à la peinture d'histoire ou à la peinture de genre.
La première catégorie qui, presque entièrement, correspond à la jeunesse de l'artiste, comprend les Illustrations de V histoire de Frédéric, par Franz Kugler, les lithographies coloriées des Types de V armée de Frit%, les gravures sur bois pour les œuvres du grand roi et plusieurs toiles : la Table ronde de Sans-Souci, le Concert, Frédéric et les siens à Hochkirch, Frédéric en voyage, etc.
Après ces travaux, qui lui coûtèrent de minutieuses fouilles dans les archives, et de nombreuses visites aux champs de bataille et dans les musées, Menzel se mit, sans esprit de satire ni de flatterie, à peindre le milieu présent : le monde officiel dans le Cercle et le Souper de bal, les ouvriers dans ses Forges de village et son Laminage du fer, les souvenirs de ses voyages à Paris [Jardin du Luxembourg), en Italie {La Place du Marché, à Vérone), les spectacles entrevus de ses fenêtres {La maison en construction) etc..
De son abondante production ne se dégage point d'autre impression que celle d'un travail consciencieux-; -il ne faudrait pas aller jusqu'à qualifier ses études de photographies en couleurs, car, le plus féroce des réalistes idéalise, malgré lui, en le transposant, ce qu'il ne s'occupe qu'à copier. Mais, l'idée étroite que Menzel s'est faite de l'art, rabaisse singulièrement l'importance de son œuvre. Toutefois, son nom a droit à quelque estime ; c'est celui d'un artiste désintéressé, laborieux et resté,
toute sa vie, fidèle à lui-même et à ses idées.
Georges Gré vin.