AUTOMNE
Pour Marc Lafargue.
e Soleil dore encor les pierres du chemin, ^ Voici que , souriant à la fuite des heures, V Automne marche, claire et des fleurs à la main aux lumineux halliers que sa gloire enlinceule.
Son doigt scelle V adieu sur ses deux lèvres closes. Le souvenir plaintif de nos jours révolus n'attriste pas ainsi que je Vaurais voulu son regard où sourit un ciel doré d'Octobre.
Mais, fleurissant le soir des fleurs de son sourire, surhumaine elle suit, comme un essor lointain, son rêve de beauté captivante et stérile.
Son geste d'abandon ne nous est pas propice.
Il faut pourtant mirer à son miroir hautain notre âme douloureuse avant le sacrifice.
Jean Viollis.