NOTULES
Pourquoi ne signalerais-je pas la réapparition aux Folies-Bergère des Cinq sœurs Barrtson, ces merveilleuses poupées anglaises? C'est un des plus ravissants tableaux qui soient en ce moment à Paris. Elles ont dans les yeux et dans les gestes toute ïa naïveté et toute la perversité d'outre-Manche. On comprend mieux les peintres anglais après une séance au hall de la rue Richer.
Odêon. — Fin des conférences de MM. les professeurs. Hors série, M. George Vanor va chanter Andromaque. On parle d'une cabale ; donc que les amis de la poésie veillent...
Les Danickeff sont assez bien montés. M. Rameau (Osip) et M. Magnier (le jeune seigneur) sont à placer au premier rang avec M llû Rose Syma, si douce, si sensible dans Anna. M^os Tessandier et Wanda de Boncza ne rendaient pas très justement, au moins les premiers jours, leurs rôles d'autoritaires et de vindicatives. Le public se plaît à ces spectacles franco-russes .
Renaissance. — La Figurante, avec Antoine et Guitry, et l'appétissante Thomsen. Oh ! les jolis décors ! Même absente, Sarah, la grande Sarah, est prodigue.
Vaudeville, — Dans Manette SalomonjX convient de mettre hors rang l'ex-pître Galipaux, sacré grand comédien.
L'Œuvre. — Mm» Segond-Weber et M. de Max ont fixé dans nos mémoires l'ouvrage de M. Villeroy,
Théâtre des Poètes. — Dans la Jeunesse de Luther, œuvre intéressante de M.Fua, M"oNau s'est montrée la curieuse comédienne qu'on oublie trop.
UAlmanack des Spectacles de M . Albert Soubies, année 1895, YÎent de paraître. Tous les amateurs et tous les écrivains qui s'intéressent à l'évolution dramatique contemporaine ne peuvent négliger d'acheter ce joli petit livre, orné d'une eau-forte de Lalauze (Flammarion, éditeur). J . des G.