‹ L'Ermitage - 1896 - volume 13Chapitre 12 sur 140 · AT.BA · texte numérisé non relu

AT.BA

Et il décida qu'on mettrait les garçons au collège, les filles au couvent et les hermaphrodites dans des bocaux I

J'appréhende, lecteur malévole, que cette histoire (laquelle me fut contée par le regretté président Carnot quelques hebdomades avant sa dernière mésaventure) ne vous semble au premier abord un peu bébéte et au second, parfaitement idiote. Elle n'en renferme pas moins un sens mystérieux et symbolique que vous éluciderez avec un peu de travail si vous n'êtes pas trop bête. Les vingt premières personnes qui enverront la solution juste aux bureaux du journal recevront par la poste : une boîte de sardines, une dilo cirage-surfin, trois kanguroos vivants, les Œuvres complètes de M. Paul Masson (3o volumes in-octavo) et le portrait de M. Félix Faure en photo-miniature.

Qu'on se le dise H!!!

Georges Fourest.

Fragment

de

«LA RÉGINALDINA»

à Laurent Taiihade

pour sa sortie d'hôpital

Viens ! les roses d'avril sont les fleurs du soleil ! Nos bouches n'auront plus de sourires pareils, Les sèves aux jardins ne verront plus d'automne. Et la main du semeur est veule ou Von moissonne. Vête morne qui vient aux ris est défendu; Nos cœurs sont des vergers qui ne fleuriront plus. Viens ! le bonheur est riche encor de folles sommes Si la guirlande est grise où pend la Foi des hommes ; Cernons nos yeux de joie à fouler un printemps Qa 1 étoufferont bientôt les étreintes du temps. Un livre obiluaire est ouvert sur- des ruines; Il tombe sur nos jours comme un manteau de bruine. Oui, tout espoir immense est clos dans un linceul, Et Vhymne est fatidique où tu chantes tout seul ! Mais la table est dressée au faîte des montagnes, La flûte des bergers de cislres s } accompagne ; Viens boire aux hanaps lourds tendus par Véchanson Le vin de volupté des dernières chansons.

Une avalanche roule au-dessus de nos têtes, QuHmporte le tocsin quand s'allument les fêtes ) Viens ! Vamict est usé que lavait le pardon, El la houle des flux décharge ses poisons, Mais un soleil couchant redore ma maison.

Fuyons la funéraille au galop des cavales, Et-V homme, Fleur du Mal dont l'anthère anceslrale Jette aux corolles d'or ses poussières fatales.

Francis Norgelet.

HANS DE SJOHOLM

ET

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