‹ L'Ermitage - 1896 - volume 13Chapitre 35 sur 140 · POITRINAIRES · texte numérisé non relu

POITRINAIRES

Mais enfin, la fièvre, la lassitude

augmentent chaque jour leur décrépitude ;

leurs chairs pâles et tendres, s'en vont

sous les pointes de feu, les mouches, les vésicatoires,

sous les ignobles pansements.

Ils vivent sans vivre, courbés, perclus,

dans l'attente des jours qu'ils voient luire...

Et déjà la Mort leur paraît hospitalière, ils attendent... brisés... las,..

Rémy Salvator

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