POITRINAIRES
Mais enfin, la fièvre, la lassitude
augmentent chaque jour leur décrépitude ;
leurs chairs pâles et tendres, s'en vont
sous les pointes de feu, les mouches, les vésicatoires,
sous les ignobles pansements.
Ils vivent sans vivre, courbés, perclus,
dans l'attente des jours qu'ils voient luire...
Et déjà la Mort leur paraît hospitalière, ils attendent... brisés... las,..
Rémy Salvator