‹ L'Ermitage - 1896 - volume 13Chapitre 42 sur 140 · III. NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

III. NOTICES BIBLIOGRAPHIQUES

La Saison au bois de Boulogne, par Maurice Beaubourg (H. Simonis-Empis).

Une jolie couverture de Steinlen présente les personnages : la Môme- Taciturne, la Fille-en-Filoselle et ces messieurs le Gosse-Girond, le Petit-Napoléon et le Docteur. Restent à la cantonade Rosa-la- Créole et Gueule-d'Empeigne, deux non moins sympathiques héros. Et Beaubourg — esprit singulier, hardi, unique en ses genres, — imagine de faire parler cette crème des boulevards extérieurs avec toute la préciosité de quelque groupe d'amis du Faubourg... Cette saison dans les fourrés du Bois se termine tragiquement par un duel entre les deux héroïnes, car la Filleen-Filoselle a chipé son petit homme à la Môme-Taciturne. Les deux héros, très calmes, le trahi et le traître, assistent à la mort horrible des deux forcenées amantes. « Alors je vis le Docteur, le mari de l'ex-Filieen-Filoselle qui, triste et digne, s'avançait vers le Gosse-Girond et lui serrait longuement la main :

— Le sang lave tout! dit-il avec une noblesse sans égale... Pardonnons-leur puisqu'elles se sont fait justice elles-mêm'es et tâchons de retrouver de nouvelles épouses qui nous rendent encore heureux!

Et pardonnant à celles qui les quittaient, les deux amis s'en furent ensemble, du côté des bocages de Suresnes, chez un débitant. »

Les nouvelles qui grossissent le volume ne sont pas moins originales. On y retrouve l'auteur de l'Image, mais surtout- l'auteur des Nouvelles passionnées et des Contes pour les assassins*

Tout de même, c'est un écrivain bien bizarre que ce Beaubourg. Le pouls de ses phrases bat comme s'il avait la fièvre. Les pensées y sont

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diaboliques le plus souvent et cependant plane sur toute son œuvre comme un sourire d'indulgence et d'indifférence. C'est un malade qui connaît son mal. J. d ES G.

Fumeurs d'Opium, par Jules Boissière (Ernest Flammarion).

Quand nous n'avons pu réussir à créer l'intérieure harmonie de notre instinct et de notre raison, nous aspirons à cette trêve du sommeil qui, pour un temps, délivre notre esprit des liens du corps et l'affranchit de toutes les lois de ce monde.

L'Oriental, sans courage devant la vie, prolonge indéfiniment cette trêve par la magie de l'opium. Et c'est la figure, l'habitude de ces ingénieux fumeurs que M. Jules Boissière, avec un heureux talent, nous dépeint dans son livre. Il y a là plusieurs récits qui nous ont tour à tour étonné et ému de terreur et de tendresse. Mais surtout les amours de Doc-Liêt et de la petite danseuse Thi-Teu nous ont charmé par leur fragile et gracieuse mélancolie, par leur style délicatement nuancé.

Le livre de M. Boissière est d'un fin lettré et nous devions à nos amis de leur en conseiller la très agréable lecture. R.

Ubu Roi, drame en cinq ; actes, par Alfred Jarry (Mercvre de France).

L'an dernier, M. Jarry publia César Antéchrist, drame en trois actes. La première et la troisième partie semblaient une gageure pour stupéfier les entendements les moins prévenus, mais elles encadraient un acte d'un comique démesuré et profond, Ubu Roi. Or voici qu'Ubu Roi qui d'abord, paraît-il, avait été une pièce isolée, nous est restitué en son intégrité et que l'acte égaré dans les incohérences de César Antéchrist redevient un drame complet. Comment le bourgeois Ubu, vaniteux, ladre» cruel, fanfaron, poltron, imbécile et tort en gueule, s'empare du trône de Pologne, comment il administre ses Etats, comment il est trahi par sa femme, poursuivi par les Russes, vaincu, et comment enfin il revient en France, je ne saurais le raconter. Il faut lire cette magistrale bouffonnerie shakespearienne et rabelaisienne, et se laisser secouer par le rire qui vous saisit dès la première ligne et ne vous quitte plus. Le couple Ubu mérite de devenir légendaire et je souhaite que M. Jarry, renonçant désormais à des excentricités indignes de son talent, crée pour notre joie une moderne Sottie. Ed. D.

Notes sur l'art moderne (peinture), par André Michel (Armand Colin).

Je ne sais pas de métier plus avili par la presse que celui de critique d'art. Pour le besoin de chaque feuille, un littérateur qui peut-être a du talent dans son métier, se met à disserter sur des choses qu'il ignore totalement ; il apprend à la hâte quelques lieux communs consacrés, quelques mots techniques, et dès lors juge et tranche, parfois avec une bonne foi ignorante, le plus souvent avec un snobisme prétentieux. Aussi pouvons-nous compter les vrais critiques d'art ; parmi ceux-ci M. Michel doit être placé des premiers. Ses notes sur Corot, Rousseau, Millet,

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Delacroix, Meissonnier, Rafïet, Puvis de Chavannes et sur de récentes expositions doivent retenir notre attention. Le critique juge intelligemment et sainement, sans parti-pris injuste comme sans emballement irraisoriné ; il est accessible aux manifestations nouvelles et comprend la part de beauté que des œuvres d'idéal différent contiennent chacune. Il possède la science difficile de décrire un tableau avec exactitude et sobriété, et nous fait profiter de son érudition solide sans nous en écraser.

Ed. D.

Elisçuah, par Albert Lantoine (Bibliothèque artistique et littéraire) .

Un conte écrit à l'école de Flaubert et de Gautier. Avec la magie de phrases dont chacune fut pieusement ciselée, M. Lantoine nous évoque la Jérusalem de David. La poétique inspiration du Cantique des Cantiques circule comme une brise parfumée au travers du décor somptueux. Et la lecture d'Elisçuah est un régal pour les fervents du style. Ed. D.

Les Oiseaux dans la cage, par André Ruijters (Bruxelles, Lacomblez),

« Georges était toujours celui qui ne voulait pas et Margy restait celle qui voulait ». Sur ce thème, se déroule le petit roman de M. Ruijters, qui s'achève par la victoire des sains appétits de la jeune fille sur le platonisme maladroit de son amant. Car n'est-ce point être maladroit que, cherchant un tel amour, Georges vienne s'enfermer en un dangereux tête-à-tête, et sollicite à tout moment des baisers, même chastes ?

Mais ce tête-à-tête à la campagne nous vaut de charmantes descriptions. M. Ruijters est un fervent de la nature, ce dont je le loue volontiers. Cependant — et ce reproche ne s'adresse pas à ce seul auteur — pourquoi cette continuelle et fébrile exaltation devant les choses ? Revenir à un sentiment exact et lyrique de la nature est excellent, niais il ne faudrait pas s'extasier devant elle comme si on la découvrait seulement aujourd'hui. A s'exclamer ainsi on semble fouetter son admiration.

Je fus, à propos d'un volume d'un compatriote de M. Ruijters à qui je reprochais ses néologismes, accusé d'un chauvinisme littéraire dont je ne me soucie point. Et me voici fort gêné pour lui reprocher certains vocables. J'aurais aimé les voir disparaître des pages qui m'ont plu ; mais ces pages étant nombreuses et rares les mots incriminés, je ne saurais sans mauvaise grâce insister. Ed. D.

Médecine anti juive et française, par Jules Séverin (Savine).

Si, seule parmi les sciences, la médecine ne fait aucun progrès (j'emprunte ce postulat précieux à la prière d'insérer) la faute en est, paraît-il, à l'intrusion des juifs allemands dans nos facultés. Mais M. Séverin nous apporte la panacée. C'est d'un bon catholique.

« Ce livre, écrit dans le but d'être utile à l'humanité, s'élève aux plus grandes hauteurs de la spiritualité, dans les endroits où l'auteur explique l'harmonie de la nature, son éternelle jeunesse et la toute puissante

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sagesse qui préside à ses évolutions. Ce n'est pas seulement un livre de science ; c'est un bienfait rendu à ses semblables. »

Merci. Ed . D#

Du sens international chez les provincialistes (Maintenance du Languedoc),

par Maffre de Baugé, 1896.

Discours brillant, plein d'éloquence et de chaleur, en faveur de la décentralisation et de la fédération des peuples latins. Les derniers événements semblent montrer que l'Espagne est favorable à cette seconde idée. Mais l'Italie ? B. E.

La Maîtresse, par Jules Renard (Ollendorff, 1896).

On éprouve en face d'une nouvelle œuvre de Jules Renard le même sentiment qu'il éprouve, lui, en face de la lune. Comment trouver des tours nouveaux et des euphrasies originales pour la louer? Contentons-nous donc de la signaler ; le lecteur, oyant son existence, se hâtera vers le libraire, et tout sera pour le mieux dans la plus félixfauraine des républiques. B> E

Las Cœurs nouveaux, par Paul Adam (Ollendorff 1896).

Je ne sais pas trop si je ne préfère pas ce livre à la Force du mal. Cette affreuse épidémie de choléra me poursuit encore et c'est la puissance même du romancier qui m'oblige à le maudire. Les Cœurs nouveaux contiennent aussi des scènes de violence, mais ennoblies par la beauté d'âme des héros, M. de Cavanon, un pasteur d'ouvriers, épris de leur bonheur jusqu'à sa propre ruine, et Valentine Cassénat dont l'ironie s'attendrit enfin à la magnanimité du jeune maître. A vrai dire, il y aurait bien des réserves à faire sur l'idéal phalanstérique de M. de Cavanon ; le devoir du chef d'industrie n'est pas d'assurer aux siens le bonheur matériel mais d'exalter leur énergie, leur synergie, qu'on me passe mon mot? mais ce qui n'est qu'à louer, c'est le récit lui-même, la vigueur des descriptions, la beauté des âmes, et ce je ne sais quoi de séducteur et de troublé qui forme la caractéristique du talent de M. Paul Adam.

Les Heures de Mystère, par Maurice Leblanc (OJlendorff)

M. Maurice Leblanc vient de faire paraître son volume annuel de contes. On y trouve, sous la froide ironie de ce parfait écrivain, une pitié et une bonté infinies pour les êtres, et cette note donne la saveur la plus étrange à des contes d'un réalisme après lequel il n'y a plus qu'à tirer l'échelle. L. F.

Napoléon apocryphe, par Louis Geoffroy (Librairie illustrée).

La vogue napoléonienne s'atteste par de singulières réimpressions. Vers l'an i836, un juge au tribunal de la Seine, Louis Geoffroy, eut un rêve. Il imagina que la campagne de 1812 avait réussi. Vainqueur à Moscou, vainqueur à Novogorod, Napoléon soumet la Russie. 11 dompte

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l'Espagne. Il réprime une révolte de Murât, devenu roi de Suède. L'Angleterre fut soumise à la bataille de Colchester, décret de Londres. Pie VII mourut, le cardinal Pesch devint pape, M"" 5 de Staël, réconciliée, siégea à l'Académie française. L'Empereur soumit Alger, Jérusalem, Pékin. Et la Monarchie universelle fut fondée. Napoléon mourut, plein de joies et d'oeuvres, le 21 février i832.

Une telle œuvre réjouira Saint-Antoine et M. Renouvier. C'est une iickronie. Mais l'uchronie ne vaut que parce qu'elle renferme d'idéal. M. Renouvier suppose que, vers l'an 800, Charlemagne est devenu luthérien. Partant de cette hypothèse, il imagine le développement protestant de l'Europe. Cela est chimérique mais intéressant. M. Geoffroy imagine que Napoléon a gagné une bataille : après quoi, il en gagna une seconde, et de batailles en batailles, il conquit le monde.

Qu'est-ce que cela nous fait ? B.

Introduction a l'histoire de l'Asie : Turcs et Mongols, par Léon Cahun

(Colin, 1896).

Tout le monde connaît de nom Gengis-Khan et Tamerlan, mais rares sont ceux qui de ces grands conquérants ont une idée bien nette et savent, même dans ses grandes lignes» l'histoire de Touran. A ceux-là, et même aux autres, le livre de M. Cahun sera précieux; il est très savant, très intéressant et écrit avec amour et couleur. Dieu soit loué, nos historiens reviennent enfin à l'histoire œuvre d'art et de style autant que de vérité et de science 1

Le jugement d'ensemble de M. Cahun sur la race turque dans l'histoire me semble exact. Elle aurait pu servir de trait d'union entre l'Extrême- Orient et l'Europe et elle a failli le faire sous Gengis-Khan. L'islamisme a fait son malheur ; en embrassant cette religion et en l'observant militairement comme une consigne, le Turc s'est trouvé devenir l'ennemi irréconciliable du Chinois et du Frank, ses anciens amis, et par contre l'allié de l'Arabe qui ne pouvait lui être d'aucun secours et du Persan qui le haïssait tellement que, du coup, il passa à l'hérésie et se fit schiite. Le Turc en aurait été ahuri, s'il avait eu l'esprit assez vif pour s'ahurir. La décadence que l'islam traîne toujours à sa suite ne manqua pas. Que l'on compare Tamerlan, l'empereur musulman, étroit et bigot sous son vernis chevaleresque, à l'empereur païen Gengis-Khan faisant vivre en bonne intelligence autour de lui boudhistes, musulmans et nestoriens, voire parsis, juifs, ritualistes et catholiques grecs ou romains! Et Tamerlan a pourtant ce je ne sais quoi de séduisant que l'islam donne à ses premiers fidèles; quelques générations après, c'est déjà la décrépitude des petits khanats de Khiva et de Bokhara.

Je ne sais si ce n'est pas au nestorianisme qu'il faut faire honneur de cette largeur d'esprit et de ce génie conquérant des anciens Mongols. Du moins on voit ce qu'il est advenu de ces peuples quand il a disparu et que le boudhisme et l'islam sont restés seuls maîtres. M. Cahun, qui est israéliteetpar conséquent asiate, esta la fois sympathique à, la race touranienne et hostile au christianisme, surtout au catholicisme médiéval

Jontil sigillé à plusieurs reprises la maladresse et l'inintelligence. L'histoire des communautés chrétiennes de l'Asie centrale serait toutefois à reprendre; on aimerait surtout à connaître - le rôle de l'église nestorienne, doctrine de prosélytisme, à la différence du christianisme arménien, tendant un peu vers l'Islam puisqu'elle fait de Jésus un Dieu pur et non un Homme-Dieu, et qui, après une période d'extension inouïe, jusqu'au Malabar et dans le Chan-si, s'éteint partout sans qu'on puisse trop savoir pourquoi (on sait que les derniers nestoriens sont les chrétiens de Chaldée, les coptes d'Egypte, et les abyssins du négus Ménélick). ïl semble bien que cette église aurait pu jouer en Asie dès le Moyen-âge, le rôle que joue actuellement l'église orthodoxe russe et qui permet d'espérer dans un avenir encore lointain le ralliement à la civilisation occidentale de la race touranienne et peut-être de la race jaune. Peut-être lui manqua-t-il de s'appuyer sur quelques peuplades converties en masse et devenues nationalement chrétiennes ; le nestorianisme n'eut jamais que des foyers sporadiques. Que serait-il arrivé si les successeurs de Gengis- Khan avaient été chrétiens et non boudhistes, si Timour avait été le champion du nestorianisme au lieu du mahométisme?

Un livre sur l'Asie septentrionale avant 1405 ne peut que vous apprendre bien des choses quand on n'est pas spécialiste. J'avoue qu'avant de lire M. Cahun j'aurais cru, d'après le type, que les Mongols et surtout les Mandchoux étaient apparentés de plus près aux Chinois qu'aux Turcs ; je me demande même toujours si la langue est un indice ethnique suffisant. M. Cahun cite justement des juifs karaïmènes qui parlent un dialecte touranien et pourtant sont juifs. Mais je n'ose, en mon ignorance, exprimer des doutes et préfère remercier l'auteur du plaisir que j'ai pris à lire son livre ; son style coloré et pittoresque (parfois trop voulu) y est pour quelque chose et aussi la grandeur des événements qu'il raconte. Je me rappelais {survivance bizarre de certains souvenirs) le nom du grand général chinois du v e siècle Pan-tchao, mais j'ignorais absolument les lieutenants de Gengis-Khan, Djébé et Souboutaï et son adversaire Djelal-Ed-Dine, Voilà des noms à retenir, ami lecteur. Souboutaï a conquis le monde depuis la mer du Japon jusqu'à l'Adriatique : Alexandre et Napoléon ont fait moins. Notamment sa chevauchée, avec 25.ooo cavaliers, de Samarkande au Don est, comme dit M, Cahun, «la plus extraordinaire folie qu'on ait jamais faite à la guerre, une extravagance savante, un roman mathématiquement calculé, une absurdité raisonnable. » S. A.

Livres reçus :

Poésie : Yves Berthou : Les fontaines miraculeuses (Lemerre). Charles Ténib ; Les amours errantes (Bibliothèque artistique et littéraire). Georges Rency : Vie (Bruxelles, Lacomblez). André Lebey : Automnales (édition du Centavre). Louis Fortoul : De la rue à la lune (Librairie de la Critique). Paul Mariéton : Le livre de Mélancolie (Lemerre). Hector Bonnenfant : Larmes et sourires, avec une préface de Jean Richepin (Rochefort-sur-Mer, Tournay- Courtin).

Roman : Hugues Rebell : Le magasin d'auréoles (Mercvre de France). André Ruijters : Les oiseaux dans la cage (Bruxelles, Lacomblez). Lucien Descaves : En villégiature (Ollendorf }. Albert Lantoine : Eiisçuah (Bibliothèque artistique et littéraire). Marc de Chaudpiatx : Pour un mari (Ollendorf).

Divers : Les pensées d'un Yoghi (Vanier). Téodor de Wy^ewa : Ecrivains étrangers (Perrin). Jules Sèverin : Médecine antijuive et française (Savine).

Théâtre : Le grand Galéoto, traduction et adaptation de M m& de Rute (Dentu). Alfred Jarry: Ubu Roi (Mercvre de France). Louis-Pilate de Brinn'Gaubast et Edmond Barthélémy ; Les Maîtres-Chanteurs de Nurnberg, de Richard Wagner. Avant-propos. Traduction littéraire complète, annotation philologique par L.-P. deBrinn'Gaubast. Etude critique, commentaire musicogiaphique par Edmond Barthélémy. Edition enrichie de la musique des thèmes (Dentu). Théâtre du Peuple, Le Diable marchand de goutte, par Maurice Pottecher (Ollendorff).

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