‹ L'Éruption Papulopustuleuse Miliaire Récidivante De La FaceChapitre 11 sur 23 · COR · texte numérisé non relu

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Les localisations de cette congeslion semblent être très irrégulières et viennent confirmer ce qu’on nous disait tout à l'heure; aujourd'hui les rougeurs et les boutons sont principalenent disséminés sur les pommettes et les ailes du nez. Il y a quelques jours c'était autour de la lèvre supérieure et sur le menton que la floraison était nous dit-elle la plus forte ; Quand nous verrons la malade prochainement il y aura de nouvelles surfaces ensemencées.

C’est le plus souvent sur ces surfaces congeslives que nous voyons les éléments primitifs qui serviront de base à l'établissement de notre diagnostic.

L'étude de cet élément primitif et son examen attenüf, constitueront la recherche primordiale pour différencier la dermatose.

L'élément primitif est ici formé par une petite élevure de la peau résistante et circonscrite qui lorsque son évolution est achevée, peut se couronner d'un petit soulèvement de l'épiderme rempli par de la sérosité louche ou franchement purulente; mais reconnaissons ici la descriplion de la papulopustule. Dans les formes pures de l'affection, ce sont des papulopustules en minature, dont le volume ne dépasse pas la grosseur d'une tête d'épingle, tout au plus d’un grain de millet.

Nous insistons particulièrement sur €e nanisme des papulopustules. C'est un des caractères essentiellement distinctif qui nous servira pour le diagnostic différentiel.

Ces papulopustules font une très légère saillie au-

NE dessus des téguments, dont on peut s'apercevoir en passant doucement la pulpe de l'index sur les régions atteintes. Leur centre est d'un jaune blanchâtre, il est constitué par un tout petit soulèvement de l'épiderme, par une sérosité purulente. Après l'ouverture de la pustulette, il reste une toute petite dépression arrondie qui se cicatrise et disparaît avec la plus grande rapidité.

Il ne persiste jamais de cicatrice vicieuse.

Comme nous l'avons déjà fait entrevoir, cet élément peut reposer sur un fond primilivement érythémateux, c'est-à-dire que la rougeur des téguments précède lapparition de la papulopustulette, mais cette dernière, dans les formes pures, se développe presque toujours sur une peau en apparence saine, el le plus souvent, on peut voir rayonner {out autour d'elle, comme une auréole, des télangiectasies qui, par la suite, après l'évolution de l'élément, diminuent d'étendue et tendent à disparaître complètement.

Cette base télangiectasiques est constituée par des taches érythemateuses, dont la surface est parcourue

par un réseau très fin d'arborisalions vasculaires.

Les limites de ces taches sont imprécises ; elles sont diffuses et viennent insensiblement se dégrader sur la peau qui paraît saine ; elles forment par places en se fusionnant des placards d'étendue variable. Leur rougeur disparait complètement sous l'application du compresseur en verre. Il y a done congestion, dilatation

passagère des vaisseaux, mais aucune infiltration du

issu dermique ; c'est encore un caractère que nous

devons bien mettre en relief.

Le groupement des éléments primilifs et leur dissémination à la surface de ces tâches présentent aussi le plus grand intérêt. Les papulopustules forment un semis Mmiliaire dans les localisations diverses qu'elles affectent sur la face, ayant toutes ce caractère de finesse à la fois propre à chacune d'elle et commun à toutes. Leurs dimensions sont à peu près égales : ainsi il n'ya pas un élément, relativement plus gros à côté d'un plus petit, il y à un grand nombre de pelils éléments répandus un peu par lout le visage. Le plus souvent ces éléments sont discrets bien distincts les uns des autres, plus rarement ils sont groupés au nombre de quatre ou cinq, exception-

.nellement ils sont confluents.

Ce groupement de papules miliaires et cette constance -dans leur volume sont deux autres signes distinclifs importants. En examinant la peau du visage vierge d'éléments éruplifs, nous voyons que celle-ci parait saine mais elle est d'une finesse très grande et d'une fragilité extrême. [l'en est de même de {ous les téguments à la “surface du corps bien que ceux-ci ne présentent pas traces de papulopustules, ni d'éruplion quelconques, l'affection se localise done exclusivement à la face, Il nous faut maintenant examiner les différents organes et appa-

reils de Ja malade.

Du côté du cuir chevelu on observe fréquemment de

la séborrhée et du pilyriasis simplex qui s'accompagnent

de chute des cheveux et de démangeaisons plus ou moins vives.

L'appareil digestif est le siège de différents troubles fonctionnels que nous éludierons en détail au chapitre de l'éliologie.

Nous devons signaler la dentition déplorable dans la plupart des cas. Les dents qui restent sont cariées. Il y à un grand nombre de racines non soignées qui occasionnent un véritable état de septicemie buccale et donnent à l’haleine une très mauvaise odeur.

L'examen de l'estomac nous a révélé souvent une ptose de l'organe sans dilatation, qui s'accompagne de clapotage et de douleur à la pression dans la région épigastrique.

À l'analyse du suc gastrique pratiqué chez plusieurs de nos malades, l'acide Chlohydrique libre n'existe pour ainsi dire pas.

La teneur en acide Chlohydrique combiné organiquement est généralement au-dessous de la moyenne. Nous avons décélé une quantité considérable d'acides par fermentalions, principalement de l'acide lactique et de l'acide butyrique.

Les peptones sont peu abondants.

Les malades présentent en somme les symptômes de la dyspepsie hypochlohydrique.

L'évacualion de l'estomac est légèrement retardée. Jamais on ne constate cependant de troubles organiques graves.

Du côté de l'intestin, 1l existe souvent de lenterite

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