‹ L'Éruption Papulopustuleuse Miliaire Récidivante De La FaceChapitre 12 sur 23 · ADR · texte numérisé non relu

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mucomembraneuse. Nous reviendrons plus loin au chapitre de Ja patgohénie sur les rapports étroits de celte affection intestinale avec Facné miliaire.

Signalons également lenteroptose, que nous avons observée chez la plupart denos malades avec les phénomènes de corde colique, spasmes intestinaux, matières ovillées et contsipations, dégoût du lait, tout le Syndrome enfin si bien décrit par Glénard.

Le foie est quelquefois abaissé, jamais nous ne Favons trouvé augmenté de volume. La teneur urée est légèrement au dessous de fa moyenne.

La rale est normale comme dimensions.

Appareil génital. — Nous reviendrons plus loin sur les troubles génilaux principalement menstruels.

Le plus souvent Futerus est en autéore rétro version. [n'y à généralement pas de pertes blanches ni ;de phénomènes de mélrite.

Du côté de l'appareil urinaire signalons la ptose fré-

quente du rein droit.

Urines. — Les urines sont assez abondantes. Nous devons noter une augmentation de Facidité urinaire à peu près constante, de lhyperchlorurie et un peu de phosphalurie facteurs qui se retrouvent dans les états teborreiques.

Nous avons presque loujours trouvé par l'acide nitrique l'apparition d'une coloration rosée qui pour quelques auteurs indique un cerlain degré de sclériose ré-

nale.

Les rapports urologiques sont normaux.

L'urine ne contient ni sucre ai albumine.

Appareil circulatoire. — Il n'y à pas de lésions organiques du cœur. Le pouls le plus souvent ralenti bat à 60. La tension artérielle oscille de IS à 20.

Nous devons dès maintenant signaler le mauvais état de la circulation périphérique, les troubles asphyxiques des extrémikés avec sensation de refroidissement, les phénomènes trouveraient leur explicalion dans une insuffisance relalive de la fonction thyroïdienne qui par l'intermédiaire du système nerveux règlerait les circulalions locales.

Le corps tyroide est en tous cas objectinément sain. Au chapitre de l'éliologie nous verrons un certain degré d’instabilité dans son fonctionnement.

Poumons, — A l’auscultation des poumons : respiration normale. Dans les cas examinés nous n'avons jamais retrouvés de signes de tuberculose pulmonaire même au début.

Système nerveux. — Il n'existe aucuns troubles profonds du côté du système nerveux. La sensibihté, les reflexes sont absolument normaux. Mais tous les malades présentent un état d'émotivité caractéristique. Ge sont tous des névropathes.

/ Nous avons déjà parlé de l’état général qui est bon en le sens que le malade n'a pas de maladies graves, cependant nous sommes en présence de petits tempéramments sujets à la fatigue. Si organiquement nous n6

constatons pas de lésions profondes chez les porteurs

d'éruption miliaire, nous verrons chez eux de graves désordres au point de vue fonctionnels.

Telle est aussi complète que possible, la symptomatologie présentée par un sujet atteint d'éruption papulopustuleuse miliaire récidivante de la face.

Nous avons cru plus intéressant de décrire la maladie sous la forme d'une observation clinique, en essayant de rendre aussi vivants que possible, les symptômes primordiaux sans négliger pour cela l'examen des différents appareils de la vie organique, dont le degré de fonctionnement peut jeter une vive lumière sur la pathogénie des lésions.

Etudions maintenant les différentes formes de laffeclion.

Nous venons de décrire l'affection dans sa forme moyenne el pure. Il existe des formes intenses ou légères et des formes associées, nous devons les étudier maintenant.

Dans la forme intense, la figure, nous dit le docteur Brocq (1), dans sa lotalité et presque totalité, est comme criblée par les éléments pustuleux dont le volume peut quelquefois atteindre celui d'une très grosse tête d'épingle. Ils reposent sur une base plus ou moins inflammatoire, parfois assez nettement papuleuse d’un rouge vif, el tout autour s'irradient presque toujours des télangiectasies volumineuses. Les personnes qui en sont atteintes

sont vérilablement défigurées et elles souffrent de sen-

(1) Presse médicale 1900, n° 58, 21 juillet.

or

sations de cuissons, de brûlures et de congestlion des plus pénibles du visage. Le visage est rouge vullueux. A première vue on se croirait en présence d'éruption arlificielle.

Cette- forme évolue comme les autres, d’ailleurs par poussées successives, mais elles sont ici subintrantes, de telle sorte que la figure peut être plus ou moins criblée de papulopustules, plus ou moins rouges et tuméfiés suivent les périodes, mais elle n’est jamais à l’état de calme absolu.

Quand elle atteint ce degré d'intensité, cette affection est méconnue dans sa véritable nature, par la plupart des praticiens, qui en font de l’impétigo ou de l'acné simple ou qui pensent même parfois aux fièvres éruptives. Elle diffère de ces dermatoses, par son aspect particulier, par le petit volume des lésions élémentaires, par leur caractère pustuleux d'emblée, par leur dissémination et leur localisation si spéciale, par leur rapide évolution et leurs incessantes récidives.

Cette forme est heureusement la plus rare.

La forme légère est de toutes la plus fréquente.

Elle est presque toujours marquée par un peu d'eczéma séborrheïque pityriasique. Elle siège surtout sur les faces latérales et les ailes du nez, les parties voisines des joues el le menton, elle est caractérisée par de toutes petites pustuleltes où papulopustulettes à base rouge, qui peuvent reposer sur la peau, primitivement saine du nom en apparence, mais qui, nous le répétons,

se forment souvent sur une base persistante de sébor-

rheides pilyriasiques en plaques. Les sensalions douloureuses se bornent dans ces cas à quelques démangeaisons où cuissons assez peu accentuées et toujours à des bouffées de chaleur plus ou moins pénibles.

Il nous reste à passer en revue les formes associées.

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