DIAGNOSTIC
Le diagnostic posilif repose sur la recherche et létude de l'élément primiüf. Dans les formes légères discrètes. Celle recherche est assez délicate surtout pour un œil peu exercé, l'élément est très petit miliaire, c'est à dire du volume d'un grain de millet.
Rappelons que les papulopustulettes peuvent apparaitre sur une peau en apparence saine, el que les lélangiectasies dans les formes pures du moins, se produisent secondairement ; les éléments sont très superficiels, disséminés sur toute l'étendue de la face sans affecter de localisations particulières. Is ont une évolution éphémère et la ténacité de récidive, en contradiction avec leur superficialité est un
de leur caractère essentiel. Les tâches vasculaires sont
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Simplement erythémateuses, il n’y a pas de varicosilés et d'infiltration dermique sous jacente.
On ne trouve pas de microbes spécifiques dans le core tenu des pustulettes qui renferment parfois du staphylocoques el le plus souvent sont amicrobiennes.
Nous sommes en présence d'une affection surtout féminine, causée principalement par des troubles nevropathiques menstruels et intestinaux.
Nous ne pouvons insister davantage pour éviter de
tomber dans des rediîtes.
Diagnostic différentiel. — Nous devons l'envisager avec la couperose, l'acné. et eczéma séborrheique.
Le diagnostic différentiel avec la couperose est des plus délicats.
Notre éruplion papuleuse miliaire peut en somme être considérée comme un syndrôme clinique vraiment original, ayant des allures propres suffisantes pour mériter une descriplion spéciale, mais pouvant êlre considérée comme extrêmement voisine dela couperose ; Entre les formes pures de notre affection el l’acné-rosé vulgaire lypique nous avons vu qu'il existé une série de faits de passage qui relient entre eux les deux syndromes.
Nous avons suffisamment insisté sur ces faits de passage pour ne plus y revenir.
Les formes pures de l’éruplion papulopustuleuse miliaire se distinguent des formes pures de l'acné rosé vulgaire typique par les caractéres suivants.
1°) L'élément primitif milaire apparait sur une peau
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en apparence saine, sans localisation spéciale. Il est disséminé sur tout le visage.
Les papulopustules acnéiques orrées de la couperose surviennent loujours sur des téguments plus où moins télangiectasique, et présentent des localisations à peu près constantes sur le promontoire nasal, les pommettes, la base du front,
2) Les papulopustulettes milaires ont un volume très réduit comme leur qualificatif l'indique. Elles sont de dimension à peu près égales et très superficielles c
Les papulopustules acnéiques de la couperose sont volumineuses, de dimensions très inégales, profondes.
L'anatomie pathologique des deux éléments différe.
La papulopustulelte milaire est formée par un amas de sérosité plus ou moins louche, dans les couches épidermiques, superficielles. Elle est très souvent amicrobienne.
‘La papulopustule acnéique de la couperose présente la conslitution des folliculites, avec leurs microbes spécifiques où banaux. Elle est plongée profondément en plein Hissu dermique.
4°) Le premier élément repose sur une base télangiectasique purement erythémateuse. Le second repose sur: une base profonde, indurée qui se trouve à la même place sur les lissus plus ou moins infiltreux et variqueux.
4) L'évolution de la papulopustulette miliaire est éphémère, son apparition est soudaine, sa disparition aussi brève que son invahsion.
L'apparition de la papulopustule aenéique de la cou-
perose est progressive. Son évolution peut-être très longue, presque indéfinie. |
Nous voyons que l'élément primitif de l'éruption papulopustuleuse miliaire récidivante de la face dans ses formes pures présente de notables différences avec la
papulopustule acnéique vraie de la couperose.
Diagnostic avec l’acné juvénile. — Ce qui caractérise la papulopustule acnéique, c’estla présence du comédon avec sa structure spéciale. Il n'y a pas de comédon dans les formes pures d’éruption papulopustuleuse. La papulopustule acnéique se développe dans un follicule sebacé ; l'élément primitif miliaire apparait dans les couches superficielles de l’'épiderme.
Diagnostic avec l’eczéma. — L'élément primibf de: notre éruption milhiaire diffère essentiellement avec la vésicule de l’eczéma vulgaire ou dela tache jaune décrite par Unna qui caractérise l’eczèma séborrhéique.
Nous avons vuque l'association aves l'eczéma est très fréquente. Les deux abfertions peuvent se mélanger à des degrès divers. C’est ce qui explique pourquoi notre erruption papulopustuleuse miliaire avait été désignée par quelques auteurs sous le nom d’acné eczématique et qu'une même malade consultée par deux médecins différents voit porter par l’un le diagnostic d’ac-
né, par l’autre le diagnostic d’eczéma.
Diagnostic étiologique. — Nous avons vu que les émotions, les troubles digestifs particulièrement intes-
tinaux, les troubles des organes génitaux principalement
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menstruels, interviennent surtout dans l'étiologie de la papuleuse miliaire.
Nous devrons rechercher chez chaque malade quel est le trouble qui prédomine pour produire l'affection. Cette recherche de la dominante éliologique aura la plus grande utilité si l'on veut faire une thérapeuthique pathogénique.
Nous verrons que chez cerlains ce sont les phénomènes d'entérite mucomembraneuses qui prunent tout, alors que le système nerveux et l'appareil génital fonctionnent à peu près normalement ; chez d'autres, au contraire, les phénomènes menstruels viennent au premier rang. Entre les règles, le visage est presque enlüièrement dépourvu d'éléments miliaires.
Les états d'émotivité peuvent, dans d’autres cas, avoir le plus d'importance et provoquer presque à eux seuls sans troubles digestifs ni génitaux, marquer l'apparition d'éruptions papulopustuleuses miliaires très rebelles.
Enfin ces troubles peuvent intervenir d'une façon à
peu près égale pour produire l'affection.