DIAGNOSTIC
Dans les cas typiques, le diagnostic de l’érysipèle ne comporte aucune hésitation; mais, chez les vieillards, bien des érysipèles passent inaperçus, ou à peine remarqués, eb méconnus. Ces dermites insidieuses souvent n’amênent pas le malade à l'hôpital, d’où peut-être la gravité, exagérée d’après les cas hospitaliers, prêtée parles auteurs classiques
à l’érysipèle des vieillards. On pourra donc n'être amené à constater l’érysipèle qu’à l’occasion d’une complication, | ou par hasard, lorsque ses caractères sont déjà moins nets. È La maladie, même complètement observée, pourra prêter | à des erreurs de diagnostic particulières chez le vieillard.
Dans le cas où les symptômes généraux attirent les premiers l’attention, s’il s’agit d’un accès fébrile, qui reste imexpliqué après l’examen complet du vieillard au point de vue des différents appareils, il faudra passer en revue toute la surface tégumentaire. Comme dans toute affection chez le ‘ vieillard, où l’éclat, la netteté des symptômes sont diminués, il faudra alors pratiquer un examen clinique des plus complets et des plus minutieux. Nous n’avons pas observé ces débuts par hyperthermie et symptômes généraux intenses qui, chez l’adulte, annoncent, pour le moins, une maladie infectieuse aiguë, et même, chez les prédisposés, peuvent faire prévoir l’éclosion de l’érysipèle.
Lorsque ce sont les symptômes pulmonaires qui ouvrent la scène, comme 1l nous est arrivé d’en observer un cas, on pourra être orienté d'emblée vers un diagnostic inexact.
Si le vieillard présentait, comme il arrive parfois au début de l’érysipèle chez lui, des frissons répétés, on penserait, de plus en plus volontiers, à une affection pulmonaire ou pneumococcique et l’apparition même de la rougeur de la dermite passerait pour un trouble vaso-moteur dû à l’affection pulmonaire.
La dermite streptococcique constituée peut faire penser, tout au début, à un eczéma aigu ou à un abcès dentaire, les deux affections qui prêtent le plus à la confusion avec l’érysipèle, selon Roger. Mais des erreurs spéciales peuvent être commises chez le vieillard. Parmi celles que rous avons eues personnellement à éviter, est la confusion avec une poussée de lymphangite autour d’une plaie des téguments, et l’érysipèle des vieillards, nous l’avons noté, se développe justement au voisinage d’une plaie, dans de nombreux cas. Autour d’un ulcère variqueux, d’une eschare, la lymphangite réticulaire peut faire penser à l’érysipèle, et l’érysipèle à symptômes, souvent peu net, qui se développe au niveau de ces mêmes lésions, peut, inversement, être confondu avec la Iymphangite réticulaire plus ou moins préexistante, Dans le cas de lymphangite, on constatera lPabsence de fortt élévation thermique, l’évolution plus stationnaire de la lésion locale, la répétition incessante durant la persistance de la plaie originelle. Nous avons observé un érysipèle donnant au pourtour d’un ulcère variqueux, à ses débuts, l'aspect d’une lymphangite accompagnée d’un grand rombre d’éléments de purpura variqueux.
A défaut de la Iymphangite, une plaie a s’entourer, à la suite de l'exploration de son trajet fistuleux, de Pablation d’un séquestre, d’érythèmes faisant perser à une dermite sireptococcique.
Le diagnostic avec la dacryocystite supurée, affection
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assez fréquente chez le vieillard, peut être à faire, non seulement au début de la dermite, mais aussi lorsqu’au cours de +502 l’érysipèle la dacryocystite s’est produite. Les poussées inflammatoires au niveau du sac lacrymal ressemblent alors beaucoup, nous avons pu l’observer, à des récidives 1% de dermite streptococcique. :
On hésitera fréquemment, à la suite d’un érysipèle chez le vieillard, lors de l’apparition d’une rougeur nouvelle avec augmentation de la résistance des téguments : on se demanà dera s’il s’agit d’une sclérose dermique avec vaso-dilatation légère, consécutives à la dermite, ou s’il s’agit d’un érysipèle 48 redux. Dans le cas d’un simple reliquat, la lésion ne siégera
pas aux points d’invasion habituels de la plaque; elle siégera lé vers le centre de la région antérieurement atteinte: les | % symptômes d'inspection et de palpation seront atténués; | 52 .ils indiqueront une évolution encore plus torpide que celle à de l’érysipèle sénile; sans signes généraux, ils persisteront Re: définitivement. Enfin, le point atteint ne présentera, et Ÿ c’est là le principal moyen de diagnostic au début, aucune élévation thermique, ou une élévation thermique presque insensible au da:gt explicahle par la légère vaso-dilatation cutanée.
Le diagnostic des rechutes, dans l’érysipèle des vieillards,
Me présentera donc des difficultés spéciales. Ce diagnostic est À moins facile, à cet âge, que celui de la première atteinte, h surtout lorsque ces rechutes présentent l’atténuation habi- Es: tuelle des symptômes. Dans ce deruier cas, on peut arriver à constater des lésions presque insignifiantes.
Rappelons que deux symptômes peuvent être recherchés pour fixer le diagnostic précoce de récidive avant l’apparition de la plaque. Ces deux symptômes, nets chez l’adulte et dans les formes séniles proches par l'intensité symptomatique
ST Te PORT EN PNR ET ET