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des sujets de 74, 75 et 87 ans. Même si l’on accorde, avec les auteurs classiques, que l’âge est un facteur de gravité, on reconnaîtra, avec d’autres auteurs, que c’est un facteur bien secondaire. [Il nous semble même permis de nier cette action aggravante de l’âge. Nous pensons que le pronostic de lérysipêle des vieillards à été jugé plus grave qu’il n’est à la suite des descriptions anciennes et en raison de la non-observation de beaucoup de malades à cas légers, qui n’ont pas été soignés dans les hôpitaux.
L'étude des symptômes qui nous a montré la presque impossibilité d’une belle symptomatologie d’érysipèle chez le vieillard, confirme cette absence de gravité de la maladie chez lui. L’érysipèle chez le vieillard ne trouve pas un terrain favorable à sa virulence. Ces formes atténuées de Juhel-Rénoy et Bolognesi, si fréquentes chez le vieillard, ne comportent guère, de quelque sujet qu'il s’agisse, de pronostic mquiétant.
Lorsque la mort se produit dans la dermite streptococcique des sujets âgés, l’examen du sang pourrait permettre de préciser le pronostic défavorable par la constatation du streptocoque; sa présence dans le sang des érysipélateux, d’après Achalme, serait toujours la preuve de la haute gravité de l'affection. Mais cette constatation n'implique pas nécessairement le pronostic fatal, ainsi qu’on l'avait assuré.
Les vieillards présentent souvent des tares viscérales multiples. Pour le diabétique, le cardiaque, le rénal, l'hépatique, l’érysipèle est « une façon de mourir » (Widal). Il est admis généralement que, pour un vieillard porteur d’une de ces tares organiques ou diathésiques, le pronostic sera encore plus sombre que pour les cas visés dans cette citation. Cette opinion s'accorde bien avec l’idée de la gravité particulière de l’érysipèle sénile, admise elle aussi par