‹ L'Érysipèle des VieillardsChapitre 29 sur 31 · TO · texte numérisé non relu

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lésions rénales et 3, parmi ces 7 derniers, présentaient, en outre, de légères lésions hépatiques (Observ. VIII-XIT " Let XV). S

Nots avons aussi constaté, chez nos érysipélateux, un cas 4 de légère lésion mitrale, deux cas de myocardite chronique, L. deux cas d’insuflisance aortique, ces deux derniers chez 4 des rénaux. Nous mentionnerons aussi que quatre malades étaient atteints de signes d’altérations organiques cérébrales, | Ee sans paralysie. 4

En ce qui concerne les guérisons de nos malades rénaux #1 et hépatiques, nous ne voulons pas affirmer que cette issue  soit en contradiction complète avec les indications des auteurs. Nos cas sont, en effet, assez peu nombreux, de plus, nous ne pouvons avoir la certitude que ces auteurs eussent reconnu, dans nos rénaux et nos hépatiques, le type des Ur: organopathiques qu'ils voulaient désigner. Nous n’avons, en effet, observé que des symptômes rénaux et hépatiques modérés, tels qu'en offre la séméiologie habituelle de la pathologie sénile.

Nous croyons cependant que les formules pessimistes des auteurs classiques concernant les lésions viscérales antérieures chez lérysipélateux sont exagérées et susceptibles d’égarer assez souvent le pronostic en ce qui concerne lPérysipèle du vieillard. &

Enfin, la gravité pronostique des lésions cardiaques antérieures, qu'il s'agisse d'insuffisance valvulaire (mitrale et aortique) où qu'il s'agisse de troubles de l4 contraction myocardique, nous paraît douteuse, d’après nos observations. Il est difficile d'admettre, avec Lucien et Parisot, que toute affection cardiaque latente parfaitement compensée, au cours d’un érysipèle bénin, doive faire porter un pronostic sombre chez les vieillards. On sait que le cœur ne montre qu’une

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assez faible intolérance lors de ses lésions imfectieuses, au cours de la dermite streptococcique. P. Teissier a étudié, récemment, les manifes'etions fréquemment bénignes de la maladie sur le péricarde et le myocarde.

Le pronostic de la dermite streptococciqu® chez le vieillard, comme chez l’adulte, est assombri par une phtisie avancée, une intoxication alcoolique, saturnine ou morphinique, ainsi que par lassociation de lérysipèle à une fièvre typhoide ou à une autre maladie infectieuse.

Nous rappellerons que la question du pronostic des maladies préexistantes auxquelles se surajoute l'infection érysipélateuse, a été l’objet de nombreuses discussions. L’érysipèle salutaire aurait été constaté dans de nombreuses affections (E. Boix, Traité Bouchard et PBrissaud).

Au point de vue des affections locales, la dermite streptococcique surajoutée à un ulcère variqueux aurait un résultat favorable. Roger aurait vu, sur 7 cas, une amélioration et 6 guérisons. Nous avons vu, dans un cas, un érysipèle se développer sur une ulcération variqueuse qui parut être assez défavorablement influencée (Observ. VIT).

Au point de vue du pronostic des affections générales antérieures, Roger est d’avis que les lésions du cœur, du rein et du foie, les plus fréquentes chez les sujets âgés, ne sont pas aggravées par l’infection érysipélateuse surajoutée. La tuberculose pulmonaire, qui revêt d’ordinaire ‘une forme torpide chez le vieillard, ne saurait bénéficier d’une atteinte d’érysipèle. On a affirmé que l'infection tuberculeuse ainsi que les mfections grippales et la rougeole s’atténuaient après une telle atteinte, mais on a vu souvent la tuberculose pulmonaire adopter, à cette occasion, une évolution toute nouvelle et fatale.

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