DIAGNOSTIC
a) Positif.
Le diagnostic se fera d’après les symptômes généraux qui apparattront en même temps que la rougeur et l’'induration localisées en un point du tégument.
On doit toujours examiner avec soin la peau du nouveau-né surtout dans les premières semaines qui suivent la naissance. Il convient chaque fois qu’on se trouve en présence de phénomènes généraux graves, d'examiner systématiquement tous les organes et toutes les fonctions du nouveau-né.
Ainsi or se gardera des erreurs faciles dues à des diagnostics faits trop rapidement.
b) Différentiel.
L'erreur la plus fréquente consiste à prendre un érythème simple pour un érysipèle et vice versa. Mais Pérythème évolue sans gravité et a un siège de prédilection : les fesses et le scrotum ou la vulve.
[ n’y à d’ailleurs ni induration, n1 envahissement ra-
pide du tégument,"ces remarques s'appliquent également à l’érylhème intertrigo.
La lymphangite du cordon est d'autant mieux confondue avec un érysipèle au début que très souvent elle l’accompagne.
L'urticaire pigmenté a une éruption toute différente de l’érysipèle.
L’eczéma rubrum après une brève période de rougeur diffuse moutre bientôt des vésicules caractéristiques.
L’œdème des nouveau-nés (Depaul) évolue sans fièvre ni douleur ; c’est un œdème mou et blanc.
Quant au sclérème (Parrot), son début par les membre inférieurs et l’hypothermie qui l'accompagne ne permettent pas de le confondre avec l’érysipèle. Au début cependant l’hésitation est quelquefois possible tant que la rougeur n’est pas apparue.
Lorsqu'on se trouve en présence d’un œdème blanc, surtout s'il s’agit d’un œdème des bourses, il faut toujours songer à regarder l’ombilic, pour voir s’il n’est pas infecté (Demelin). |