‹ L'ÉRYSIPÈLE DU NOUVEAU-NEChapitre 9 sur 32 · COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS

On peut dire d’une façon générale que les complications ou bien entraînent la mort trop rapidement pour qu’elles soient aperçues autrement qu’à l’autopsie, ou bien coexistent avec une infection générale qui les masque.

Une des plus intéressantes et des plus fréquemment observées est assurément l’Aépatite infectieuse avec ictère consécutive à l'érysipèle ombilical, et qui représente quelquefois le point terminus de l'infection partie de la veine ombilicale, avec pyléphlébite intermédiaire. La notion de cet ic{ère coexistant avec une infection venue de l’ombilic paraît aujourd’hui devoir être étendue à nombre de cas d’ictères dits idiopathiques ; nous avons déjà signalé la coexistence de l’ictère avec des infections ombilicales légères. Il ne semble pas exagéré d'admettre que dans beaucoup de cas l’ictère idiopathique puisse également dépendre d’une infection ombilicale légère et passée inaperçue. Dans les cas d’érysipèle ombilical, l'ictère apparaît rapidement dès que l’infection s'étend ; il est à peine besoin d’ajouter que le pronostic est toujours fatal,

Consécutivement à la ph/ébite de la veine ombilicale, on peut voir apparaître une péritonite qui est avec l'ictère la complication la plus fréquente et la plus redoutable. Mais la péritonite peut aussi être due à une propagation à distance. Elle apparaît généralement vers le 8° jour (Trousseau). Le ventre devient douloureux, se ballonne et la mort survient rapidement en 24 heures.

Elle s’observe 10 fois sur 40, d’après Lorain. « A l’autopsie, on trouve un épanchement séropurulent et des fausses membranes molles et friables » (Chevé).

Les infections broncho-pulmonaires au cours des streptococcies cutanées ont été étudiées en particulier dans la thèse de Wibault qui a pu en réunir quelques observations. Dans la plupart des cas ces infections se produisent par la voie sanguine. Elles ne sont d’ailleurs souvent qu'une trouvaille d’autopsie. Les observations qui ont été publiées à ce sujet ne permettent pas de fixer le moment précis de l'invasion du poumon. La broncho-pneumonie peut être soupçonnée par la dyspnée, la toux sèche et quinteuse, et «à l’auscultation on entend des râles ronflants ou sibilants auxquels s’ajoutent plus tard des râles humides ; généralement pas de souffle, ni de matité » (Wibault).

D'ailleurs, la bronchopneumonie au cours de l’érysipèle peut être causée non par le streptocoque, mais par le pneumocoque, et M. Roger a montré qu'il en était souvent ainsi. Le pronostic, malgré les moyens thérapeutiques employés, est fatal. L’examen nécropsique montre les poumons congestionnés et l’on peut retrouver le streptocoque dans l’épanchement fibrino-purulent

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