‹ L'Érysipèle et les Maladies Streptococciques à Gap, en 1897Chapitre 15 sur 27 · PA · texte numérisé non relu

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« muqueuse avec un afflux considérable, se traduisant « par des plaques rouges plus ou moins étendues, « d’une teinte très vive ;. soit les signes de la gastro- « entérite la mieux caractérisée, allant jusqu'à des ulcérations plus ou moins profondes. »

Comme lui, Malherbe dit : il paraît probable qu'en raison de l'intensité de la douleur déterminée par des érysipèles graves, il se produit une action réflexe sur les ganglions du grand sympathique et sur les nerfs vaso-moteurs, d'où résulte une congestion violente des viscères abdominaux et des troubles fonctionnels d'une grande intensité.

Béhier est du même avis.

Voyons maintenant quelle est la conclusion de Juéry, rapidement résumée.

Dans les brûlures du 1° et 2° degré, il y a lésion superficielle de la surface cutanée ; dans l'érysipèle, même lésion superficielle.

Dans l'évolution des deux maladies, on retrouve les mêmes signes, des lésions analogues. Mais analogie ne veut pas dire identité, et raisonner sur des choses analogues comme si elles étaient identiques. dans le but d'arriver à une solution, n'est permis que si l'on ne trouve aucune aulre explication admissible.

Mais les.progrès de la science ont expliqué des faits jusque là inexplicables.

Gosselin, Maurice Raynaud considéraient déjà l'érysipèle comme maladie infectieuse « aujourd'hui que « l'érysipèle est reconnu maladie bactérienne, les « brûlures ne le sont pas. Donc deux maladies, si dif-

« férentes dans leur essence, peuvent-elles recevoir la « même pathogénie dans leurs lésions profondes » (1).

Pour terminer, Juéry rappelle les travaux de Bouchard qui a démontré que les troubles fonctionnels et les lésions du côté des reins observés dans les maladies infectieuses sont dues aux agents intectieux ; et il s'arrête à la théorie microbienne, car,- dit-il : « tous les éléments, toutes les parties constituantes « du derme muqueux (villosités, glandes de Lieberkuhn, follicules clos isolés et agminés) sont entourés de tous côtés par des vaisseaux capillaires, condition « heureuse pour l'arrêt et la multiplication des micro- « Organismes. »

Depuis l'étude de Juéry, les remarquables travaux de M. Widal (2) sont venus jeter un nouveau jour sur cette question de la pathogénie des ulcérations intestinales dans l'érysipèle, en démontrant la présence du streptocoquedanslesystèmesanguin,etss dissémination rapide dans tout l'organisme, qui constitue une infection streptococcique généralisée grave ; que cette invasion se fasse par l'un ou l’autre des deux modes décrits tout récemment par Bluysen (3): « 1° le systeme « lymphatique est envahi d'abord, puis l'infection se « généralise au système veineux par le canal thora- « cique ; 1l y a infection lymphatico-sanguine ; 2° Quel-

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