SI [NN
JOTIA9N
JOTAUR f
Années
Notre second tableau montre par une courbe appropriée la répartition par mois de ces cas d'érysipèle.
Comment se manifeste donc cette influence du froid ?
Nous ne pensons pas que ce soit en relevant la virulence du microbe, mais pendant l'hiver, dit M. Merz, la ventilation est moins active dans les chambrées ; elle diminue ainsi leurs chances de dispersion dans l'atmosphère ; les hommes sont plus groupés et séjournent plus longtemps dans les chambres.
Mais le mode d'action prépondérant du froid se trouve dans les lésions qu'il détermine directement, surtout sur les muqueuses. Nous avons parlé suffisamment de la fréquence des coryzas et des angines; la porte d'entrée des germes et les occasions d’infection
en est ainsi multipliée, et la localisation primitive de l'érysipèle dans la pituitaire (16 cas sur 20) est là pour le démontrer.
Fatigues. — Les fatigues exceptionnelles résultant du manque d'entrainement, le surmenage si l'on peut parler ainsi, semblent exercer aussi une influence appréciable sur la détermination de l'infection ; car il est certain qu'un organisme plus âgé, ou mieux, rompu depuis longtemps aux fatigues, aux intempéries, oppose plus de résistance aux maladies que des jeunes soldats, recevant une instruction militaire intensive que nécessite l'apprentissage du devoir envers ia patrie.
En effet, sur les 68 cas notés dans les tableaux précédents, le nombre des anciens soldats atteints est de 28; celui des jeunes soldats, ayant moins d'un an de service, est de 45, ce qui donnerait approximativement un chiffre double du précédent.