‹ L'Érythème noueuxChapitre 10 sur 14 · —————————————ZZZ ZE · texte numérisé non relu

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les nouures syphilitiques ne sont pas classées ordinairement dans le groupe de l'érythème noueux, d'autant plus d’ailleurs que ces nodosités peuvent s'ulcérer.

Mais il est des cas très fréquents d’érythème noueux 4 chez des syphilitiques, tantôt d'érythème noueux typique, tantôt d’érythème polymorphe avec prédominance nettement noueuse des éléments.

Pour Tarnowski, cette coïncidence de la dermatose avec la syphilis s'explique par une infection mixte; il sappuie sur la fréquence de la constatation de staphylocoques dans les efflorescences syphilitiques.

Obs. VII (Personnelle). — Ærytème polymorphe noueux chez une syphalitique secondaire. — L..., 20 ans, femme de chambre, entrée le 3 février 1910.

Entre pour une éruption de syphilides secondaires. A eu son chancre il y a 5 mois. A déjà été traitée par des pilules et des piqûres.

Actuellement, syphilides papulo-squameuses, un peu psoriasiformes, disséminées sur les membres et la face ; plaques muqueuses buccales.

Le 17 février, la malade éprouve un malaise général, de Ja courbature, des douleurs dans les jambes et dans les mollets, sans frisson, mais avec fièvre ; en somme, symptomatologie d’un début de grippe.

Le 20, apparait une éruption à la face antérieure des jambes, aux genoux, à la partie supérieure de la face interne de la cuisse droite. Cette éruption est constituée par des placards d’un rouge vif, de forme irrégulière, à limites’un peu diffuses, douloureux à la pression.

Quelques placards sont infiltrés ; l'infiltration a des limites peu nettes. Quelques éléments nettement noueux.

{y a deux ou trois éléments aux avant-bras.

Le 25, de rouge vif, la teinte devient violacée; les jours suivants,

l'infiltration paraît se limiter.

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Les antécédents héréditaires de la malade ne présentent rien à signaler.

Elle a huit frères ou sœurs, tous bien portants.

Elle-même a été chétive ; à 15 ans, au moment de l'apparition des premières règles, elle dut, pendant quelque temps, marcher avec des béquilles.

Elle a présenté des végétations adénoïdes dans l'enfance.

Depuis deux ans, elle aurait un peu maigri, mais elle ne tousse ni ne crache. L’auscultation ne permet pas de constater de bacillose.

L’érythème suit son évolution habituelle.

La malade est perdue de vue sans qu'on ait pu faire d'épreuves à la tuberculine.

Obs. VIII (L. Türôk : P. Medisin. Chr. Presse. XLIV, 1908, N°s 30-31). — H. 0..., 37 ans, imprimeur. Depuis 10 ans, psoriasis vulgaire ; a eu maintes blennorrhagies, la dernière il y a un an. Accident initial du prépuce il y a deux mois. Depuis quinze jours, roséole. Un à deux jours après l'apparition de celle-ci, éruption de gros boutons à la partie inférieure des cuisses.

Etat au 23 oct. 1903. — Anémie.Roséole étendue. Adénopathie généralisée : psoriasis vulgaire du coude. À la partie postérieure du tiers inférieur de la cuisse gauche se trouve une nodosité de la grosseur d'une noisette, occupant l'hypoderme, arrondie, entourée d'une zone œdémateuse et hyperémiée. La surface cutanée est rouge sombre. Deux nodosités analogues, mais plus petites à la cuisse droite ; l'une, comme à gauche ; l’autre, à la face externe de la partie supérieure de la cuisse droite.

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Le 4 novembre 1903 : La roséole a disparu. Les nodosités sensibles encore à gauche.

L'hyperémie a disparu à droite, mais les nodosités sont encore sensibles à la palpation,

1° décembre 1903 : Les nodosités réapparaissent. Au milieu du tibia droit, un placard large comme la paume de la main, rouge sombre, et au milieu, une nodosité sous-cutanée du volume d’une noisette. Légère fluctuation au centre de la nodosité.

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