‹ L'Érythème noueuxChapitre 11 sur 14 · PE PEN RP TN · texte numérisé non relu

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Le 15 : Exulcération des nodosités décrites.

La partie interne des bordset le fond laissent voir par places des points nécrotiques blanes-verdâtres, de la grosseur, d’une tête d’épingle.

L'infiltration n’est plus guère sensible.

25 janvier 1904 : L'ulcération est cicatrisée.

Obs. IX. - Gy..., 25 ans, mariée ; frère, sœurs, mari bien portants ; un frère mort à l’âge de cinq mois. Jamais de grossesse. Il y a quatre ans, iritis traitée par KI. Sa maladie de peau a commencé il y à huit ans. |

T'ous les ans, en automne, éruption aiguë. Apparition d’ulcération la première fois il y a deux ans ; maintenant pour la deuxième fois.

Les nodosités étaient d’abord petites ; elles ont acquis leur grosseur actuelle en quinze jours.

7 octobre 1901 : Aux deux jambes, nodosités nombreuses, de la grosseur d'une noisette, sous-cutanées, Peau rouge violacé avec œdème. Quelques nodosités plus petites. Parmi les grandes nodosités, quelques-unes ulcérées.

20 novembre 1901 : Des nodosités, les unes sont ulcérées, les autres en régression. Plus d'hyperémie, mais nodosités encore sensibles à la palpation.

31 janvier 1902 : Guérison très lente. Le traitement institué fut en dehors des pansements, du fer, de l’As, etc., car le diagnostic posé fut érvthème de Bazin. C’est l'apparition d’une iritis qui fit faire le diagnostic.

Guérison par le traitement mercuriel.

15 juillet 1904 : Sur les deux jambes, sur la face d'extension, apparition brusque de nodosités sensibles dans le tissu conjonctif sous-cutané.

La peau, à ce niveau, est hyperémiée et œdémateuse sur une largeur de deux travers de doigt. À droite, 4 nodosités, à gauche, 6.

29 août : À la partie inférieure de la région tibiale droite, infiltration profonde rouge-bleuâtre, de la dimension d’une soucoupe. Ulcération à bords nets, fond granuleux rouge, suintant. À la

jambe, ulcérations analogues, non groupées, mais irrégulièrement distribuées. En dehors de ces ulcérations, nodosités dermo-hypodermiques, avec téguments rouge-bleuâtres, nodosités apparues seulement depuis peu de temps.

9 septembre : Une nodosité est fluctuante à gauche. Incision. Ecoulement de liquide purulent.

1% novembre : Guérison des anciennes ulcérations, avec pigmentation brune, mais nouvelles nodosités dermo-hypodermiques aux jambes ; une autre nodosité dans le dos, avec plusieurs pointsulcérés.

Le 6 : Nouvelle infiltration, dont la malade s’aperçut depuis huit jours. Ulcération.

Guérison difficile, malgré le traitement intensif. Malade revue en 1908 : périostite des os du nez. ‘

Nous arrivons à une question beaucoup plus importante, au moins par les discussions récentes qu'elle a suscitées : nous voulons parler des rapports de l'érythème noueux avec la fuberculose.

La question a déjà été posée, et l'attention a été attirée sur ce point depuis de nombreuses années, grâce aux travaux de Uffelman et de Landouzy.

Nous ne parlerons, pour le moment, que des arguments d'ordre clinique. Si l’on rassemble tous les cas, qui ont été publiés, d'érythème noueux en rapport avec la tuberculose, on voit qu'ils peuvent se ranger dans les calégories suivantes :

10 Des cas de coïncidence, c’est-à-dire des cas où l'érythème noueux apparaît chez un malade déjà porteur de lésions bacillaires, soit tuberculose pulmonaire, soit tuberculose locale, osseuse ou articulaire.

En somme, il s'agit de tuberculeux dont l’évolution de la maladie est traversée par un incident qui est l'érythème noueux.

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Doit-on rapporter l’érythème noueux à la tuberculose ? La fréquence incontestable de la coïncidence nous paraît plutôt dûe surtout à la fréquence de la bacillose elle-même. Car d'une part, il est tout aussi fréquent de constater qu'un malade atteint d'érythème noueux ne présente aucun signe clinique de tuberculose, pulmonaire ou autre. D'autre part, dans bon nombre de cas où le malade est tuberculeux, il semble bien que l’évolution de la bacillose n’est pas modifié, ni dans un sens, ni dans un autre, par l'apparition d’un érythème noueux.

On a signalé chez l'enfant la fréquence de l'adénopathie trachéo-bronchique dansles cas d’érythème noueux coïncidant avec la tuberculose.

Mais en revanche, chez l'enfant également, on trouve des cas d’érythème noueux sans aucun signe d’adénopathie trachéo-bronchique ou de quelque autre manitestation clinique de la tuberculose.

Quelquefois, si l’on ne trouve pas de tuberculose en évolution chez le malade, on retrouve des signes de tuberculose dans ses antécédénts personnels, parfois seu-

lement dans ses antécédents héréditaires.

Une telle constatation nous paraît en vérité par trop insuffisante pour rattacher l’érythème noueux à la tuberculose.

2 Il existe des cas, plus intéressants, où, chez un malade, jusque-là indemne de toute tuberculose, apparaît un érythème noueux, et après celui-c1 se développe une tuberculose. L'apparition de la tuberculose, dans ces cas, se fait de façon très variable, tantôt quelques semaines ou même quelques mois après la guérison de l'érythème, tantôt, au contraire, suivant de près la dermatose ; et

ro

même parfois la tuberculose coïncide avec la dermatose de façon telle qu'on ne peut en somme séparer les deux affections.

Tel est le cas d’une des observations -que nous

publions (Obs. XVII).

Obs. X (Personnelle). — Mme M .., 49 ans, couturière. Entre à l'hôpital, le 8 décembre 1908. ;

Antécédents. — Père mort d’anévrysme à 50 ans. Elle-même fut toujours maladive jusqu’à la puberté ; réglée à 16 ans et toujours bien réglée jusqu'à la ménopause, il y cinq ans. A eu deux enfants morts en bas âge et une fausse couche de quatre mois et demi. Son premier mari est-mort à 38 ans, de méningite tuberculeuse; le deuxième mari est bien portant.

Il y a cinq ans, la malade à présenté une lésion très prurigineuse de la peau de la région dorsale; M. Brocq, consulté, fit vingt piqûres d'huile gbise. Guérison. Actuellement, trois taches fortement pigmentées sur le dos. Il y a deux ans, la malade a été soignée pour séborrhée péripilaire.

Il y a quinze jours, frisson, anorexie, courbature. Après une purgation, le malaise cesse et dix jours après apparaissent les premières taches. Celles-ci occupent la partie inférieure des avantbras, les poignets et les mains ; taches rouges avec œdème, infiltration saillante, dure à la partie centrale, douloureuse, s'accompagnant de douleurs articulaires.

La malade est restée vingt jours à l'hôpital, traitée par le « Lactéol », enveloppement des membres atteints.

Elle sort à peu près complètement guérie ; mais il persiste longtemps une teinte rosée au niveau de la lésion.

À l’auscultation : matité au sommet droit, avec exagération des vibrations vocales, diminution notable du murmure vésiculaire, et pectoriloquie aphone.

Le 20 Jévrier 1910, la malade rentre à l'hôpital.

À la suite de fatigues, et peut-être d'exposition au froid, la malade est prise de frisson et de fièvre, avec douleur dans les coudes et le genou droit. La malade prend un purgatif.

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