‹ L'Érythème noueuxChapitre 7 sur 14 · RER PURES RER SRE ET · texte numérisé non relu

RER PURES RER SRE ET

noueux se développer, quelques jours après l'entrée d’un enfant atteint de cette affection, chez son voisin de ht.

Il pense que seule la contagion peut expliquer ces faits, et il en conclut que l’érythème noueux n'est pas une modalité de l’érythème polymorphe, mais bien une affection spécifique, quoique la nouure puisse s’observer en dehors de l’érythème noueux proprement dit. Il fait remarquer en outre, comme nous le disions dans le chapitre précédent, que si l'on observe dans l'érythème noueux des papules reliées aux nodosités par une série d'intermédiaires, on n’y rencontre pas les éléments en taches, ou vésiculeux et bulleux, qui figurent au premier plan dans l'érythème polymorphe.

Cette opinion a été soutenue encore par Paulouch, Oppert et Batigne.

Le fait que l’on rencontre la nouure ailleurs ne peut fournir un argument contre l'idée de l'érythème polymorphe, maladie spécifique. Comme le disait Trousseau, « l’érythème noueux n'est pas plus une variété d'érythème que la variole n’est une variété d'echtyma, bien que, considérée isolément, la pustule variolique ressemble souvent à s'y méprendre à une pustule d’echtyma ».

Et que de ressemblances, dans l'allure elinique, entre l'érythème noueux et une fièvre éruptive !

Nous y voyons une période d’invasion, avec sa symptomatologie assez marquée, puis une période d'érupüion se faisant par poussées comme celles de la rougeole ou de la varicelle, et ces éruptions ont une allure et une évolution en général assez comparables d’un malade à l’autre.

Nous y voyons aussi la possibilité de complications

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pleuro-pulmonaires ou autres. Ajoutons encore, comme nous venons de le voir, la possibilité de contagion, et. surtout la rareté des récidives.

Quelle objection sérieuse peut-on faire à l'hypothèse d'une conception de l'érythème noueux envisagée comme maladie infectieuse à agent inconnu ?

Il faut avouer que cette opinion est très soutenable. En présence d’une affection aussi nettement individualisée que l'érythème noueux, et tant que l’on n’aura pas à incriminer une cause évidente, infectieuse ou autre, on à le droit, au moins provisoirement, d’y voir une entité morbide. Même actuellement encore, cette concepton ne doit pas être rejetée sans examen.

Mais ce qui la rend difficilement acceptable, c’est l’existence de toute la série des cas intermédiaires entre l’érythème noueux le plus typiqueetl’érythèmele momsuoueux.

De plus, si certains cas paraissent répondre à cette idée de l’érythème noueux-maladie, en revanche, un certain nombre de cas paraissent sous la dépendance d’autres affections. Faut-il donc diviser les érythèmes noueux en deux groupes : érythèmes primitifs et érythèmes secondaires ?

Voyons-ce que la clinique peut nous apprendre de ce dernier groupe, ou pour mieux dire, examinons les cas où la clinique peut nous donner une explicalion au moins apparente de l'affection. Les causes incriminées sont multiples, ce sont des causes toxiques ou infectieuses.

Erythèmes noueux toxiques.

Dans ce groupe, on devrait ranger les cas consécutifs à l'absorption de certaines substances alimentaires ou

médicamenteuses. En réalité, les érythèmes que l'on trouve dans ces cas affectent rarement le type noueux, mais plus souvent le type roséolique ou papuleux. Parmi tous les médicaments, on n’a guère signalé que l'iodure de potassium comme cause possible d’érythème noueux.

Citons seulement les observations de Pellizari, de Talamon, d'Hallopeau.

À côté des érythèmes noueux toxiques, citons la possibilité de l’érythème noueux menstruel. En voici un cas

de Schramm (Berlin. Klin. Wochensch., 1878).

Obs. I. — Femme de 37 ans qui, exposée, il y a 7 ans, au froid humide au début d’une époque menstruelle, présente, depuis cette époque, à chaque menstrue, des coliques et une éruption. Celle-ei est constituée par des nodosités disséminées, d'un rouge brun, de la grosseur de lentilles, siégeant sur le dos des mains. Ces nodosités disparaissent au bout de 8 jours pour reparaitre à la période menstruelle suivante. Dans la suite, l'éruption menstruelle disparait avec la dysménorrhée.

Nous nous contentons de citer ce cas. :

Remarquons en passant que le siège de l'éruption n'est pas celui que l'on rencontre dans les formes les plus Lypiques d'érythème noueux.

Erythème noueux infectieux.

C'est là une classe beaucoup plus nombreuse.

Passons d'abord rapidement en revue les cas qui semblent se rapporter à des infections autres que la tuberculose.

ARGUMENTS CLINIQUES. 27 PP OL PR A RO Pré SR ET NEO RE RE

La coïncidence avec d’autres infections a été souvent signalée. D'abord avec le rhumatisme. Nous ne parlerons pas ici des cas anciens où l'on admettait l’origine rhumatismale de la maladie, mais de cas plus récents.

Le professeur Potain rapporte un cas d’une femme de 27 ans qui, au cours d'un rhumatisme articulaire aigu, franc, typique, présenta un érythème noueux. Mais cette malade était en même temps bacillaire, de sorte qu'ici, l'éiologie est douteuse.

Lannois rapporte un cas où, au cours d’une troisième atteinte d'un rhumatisme articulaire aigu, une femme présenta un érythème noueux. Mais les caractères de

- cet érythème étaient un peu particuliers : outre que, au

dire de la malade, celle-ci avait déjà présenté une érupton identique au cours d’une crise antérieure de rhumatisme, l’érythème, typique dans ses éléments, siégeait surtout aux cuisses et aux genoux.

Ces cas sont rares. Différents des nodosités rhumatismales dont nous avons parlé à propos du diagnostic de l’érythème noueux, différents encore des érythèmes papuleux que l’on peut plus fréquemment rencontrer dans le cours du rhumalisme, ce sont bien des érythèmes noueux, mais un peu spéciaux par l'aspect de l’éruption.

On a cité aussi des cas de coïncidence avec la diphtérie. Nous publions ici une observation intéressante à

cause de sa rareté même.

Obs. II (Résumée). — ÆErythème noueux dans la diphtérie (TaLamon, in thèse JouiLcié). — Irma P..., #kans, modiste, entre à l'hôpital Tenon, le 2 février 1893, Rien à signaler dans les antécédents héréditaires.

PET a re te NE NS EN SN RE

Antécédents personnels. — Rougeole à 8 ans, hémorroïdes. Bonne santé habituelle. Début de la diphtérie le 29 janvier. Bacilles de Lœæffler dans les fausses membranes.

Le 5 Jévrier. — Aux fesses, à la région sacrée, de chaque côté de la ligne médiane, apparaissent, précédées de légères démangeaisons, des plaques rouges assez franches reposant sur un fond dur, tuméfié, modérément sensibles à la pression, Leur contour, à peu près régulièrement arrondi, fait saillie au-dessus des parties voisines normales. Le centre surtout de ces plaques est dur, et se présente sous forme d’une nodosité mal limitée, enchässée dans le derme.

Bientôt, d’autres plaques, présentant les caractères nets de l’éry-

‘thème noueux, se montrent à la jambe droite et au bras gauche.

En effet, au niveau de la partie externe de l'articulation radio-

humérale gauche, on voit une plaque, saillante, sur les parties voi-

sines, donnant l'impression d'une tuméfaction localisée. La coloration est rouge foncé; à la partie inférieure de la plaque, la coloration est rosée. Dans la partie supérieure de la plaque, l'induration est diffuse, en nappe; dans sa partie inférieure on sert trois nodosités de la grosseur d'un gros pois. La pression à ce niveau est douloureuse. |

L'apparition de cette efflorescence ne s’est pas accompagnée de fièvre ; la température, en effet, est, le 5 février, de 37°8 le matin, de 382 le soir.

Le 6, les plaques conservent à peu près le même caractère.

Le 7, apparition d’une nouvelle plaque sur la jambe droite, à la partie inférieure du tibia. Température : 37°8, 38°2,

Le 8, l’induration est moins manifeste aux nee sacrées. L’angine va en s'améliorant.

Le 10, les plaques sacrées ont à peu près disparu. Leur coloration est encore un peu violacée.

Le 13, au niveau du condyle interne du tibia droit, apparait une nouvelle nodosité de la grosseur d'une pièce de 50 centimes.

Le 16, diminution des plaques.

Le 18, disparition de la plaque, qui a duré en somme treize jours au niveau du coude,

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