SCÈNE XIII
HELGRAND, JOBELIN, HANS, ALINARI, PEPINA, puis ANNA, IlERMANN, RIGHTER, LILI, L'INSTI- TUTEUR, LE PÈRE SCHULZ, DAME BRUNNER, DAME VOGEL, les enfants, voisins, figuration.
HANS, s'cveillant.
BELGRAND
Il faut rentrer, mon petit.
HANS
Je ne rentrerai pas chez moi tant que M. Richter sera chez hx petite Lili Blumenthal.
H traverse et va se heurter contre l'Aliiiari. ALINARI
Richter est chez cette petite gueuse?
BELGRAND
Fichtre ! La maîtresse de Ricliter !
JOBELIX
Bravo ! voilà le grabuge demandé.
ALINARI, à Hans.
Réponds. Il est lû-haut?
PEPINA, aux deux hommes.
Elle va faire un malheur, retenez-la !
ALIXARI, à Hans.
Oui ou non, est-il chez elle ? Répondrastu?
HANS
Au moins vous ne ferez pas de mal à Lili ?
ALINARI
Ah ! il est chez elle!... Richter !
BELGRAND, présentant.
M^'^Alinari. . .voulez-vous me permettre?. . . M. Jobelin... de Paris... un journaliste...
M'"" HARLAY (Photographie Nadar)
ALINARI
Monsieur. (Criant.) Richter !
l'EPINA
Pas de scandale !...
BELGRAND, coiitiiiiiaiit la présentation, à Jobolin.
jyjme ^4iinari . . . que vous applaudirez demain... Elle joue le rôle de Cléopâtre avec une passion inouïe !... La première tragédienne d'Europe, mon cher !
ALINARI
On va le voir si je suis la première tragédienne d'Europe !... Richter ! Je sais que tu es là-haut ! Descends !
BELGRANI), JOBELIN, PEPINA
M""^ Alinari !... M"^*^ Alinari !...
ALINARI
Je te jure que si tu ne veux pas descendre, je vais monter te chercher !
ANNA, sortant de la maison.
Qu'y a-t-il ?
ALINARI, bousculant Anna et entrant dans la maison.
Ail ! tu ne veux pas descendre ! Canaille ! Brigand ! Voleur !
ANNA
Elle est folle?
HANS, sautant de joie.
Il est pincé ! Il est pincé !
Il court vers la brasserie.
PEPINA, à Anna.
Ail ! mademoiselle, c'est afïreux! (Criant.) Elle va les tuer, pour sur, elle va les tuer I
Si vous vous mettez à brailler aussi, vous ! . . .
l'instituteur, sortant de la brasserie.
Qu'est-ce que c'est? {Les autres consommateurs sortent, interrogent.) Encore une histoire de comédiens !
ALINARI, dans la maison.
Ail ! petite saleté !
Au secours ! au secours !
Hermann parait ;i sa fenêtre.
IIANS
Hermann ! Hermann ! Viens t'amuser !
ALIXAKI, dans la maison.
Tu n'as pas honte ! A ton âge !
LILI, de môme, ci-iant.
Je vous défends de le battre !
ALINARI
Veux-tu te cacher, petit torchon !
Ne me tirez ])as les cheveux, ou je vous griffe !
LE PERE SCIIULZ, paraissant .
On tue quelqu'un ?
KKIITEIl
Ma bonne amie ! ma bonne amie !
Entrée de dame \'0Kel, de dame Briinner et des cnTants.
10(j l'esbroufe
DAME YOGEL
Ail ! madame la présidente...
DAME BRUXNER
Ah! madame la fleuriste...
DAME YOGEL
C'est affreux !
DAME BRUNNER
Ou ne peut plus dorn:iir tranquille !
ALINARI, à Richtci-, dans la maison.
Allons, sors d'ici !
RICIITER
Mais, ma bonne amie, tu Yois bien que je ne peux pas. (Rire général.)
ALINARI
Ah! tune peux pas'? Attends un peu, je vais te rhabiller, moi !
RICUTER
Ma cravate ! Ma cravate 1
ALIXARI
Tiens !
RICHTEK
Ah ! tu m'étranMes !
Elle l'étrangle ! ... An secours ! Au secours !
BELGRAND
Elle est fichue de l'étrangler pour de bon.