‹ L'escadre de l'amiral Courbet;Chapitre 11 sur 40 · Ordre da jour de l'amiral · texte numérisé non relu

Ordre da jour de l'amiral

UHamelin, échoné gravement par un pilote dans la rivière Min, a subi des avaries qui semblaient le mettre hors d'état de reprendre la mer. Grâce aux mesures énergiques et intelligentes prises immédiatement par M. le commandant Roubtan, grâce au concours dévoué des ofSciers et de l'équipage, non seulement VHamelin a été remis à flot, mais les dispositions prises pour le consolider ont permis de le conduire au mouillage de Matsou, puis ï celui de Hong-Kong. Ce succès est dû aux éminentes qualités de l'homme de mer déployées par M. Roustan, ainsi qu'à l'énergie et à la persévérance avec laquelle les officiers et l'équipage de l'Hamelin l'ont secondé. Le viceamiral commandant en chef se fait un devoir et un plaisir de témoigner son cutiére satisfaction au commandant, aux officiers et à l'équipage de VHamelin.

A. Courbet.

2. Ces deux torpilleurs étaient venus du Tonkin accompagnés par la Saône. Les difficultés ne manquèrent pas pendant cette traversée. Les deux capitaines, MM. Douzans et Latour, firent preuve d'excellentes qualités, ce qui leur valut d'être mis à l'ordre du jour de l'escadre.

pagnie de débarquement du La Oalis^onniere ^ resté au mouillage de Matsou avec le Bayard, et l'avait conduite à bord du Daguay-Trouin, où elle devait renforcer l'effectif des troupes susceptibles d'être mises à terre.

Jamais aucun de ces navires ne fut inquiété dans le passage devant les forts de Kirapaïou de Mingan: tous faisaient leur entrée avec l'équipage aux postes de combat, précaution qui ne paraissait pas superflue devant l'imposant déploiement des forces chinoises. Tous les camps retranchés, casernes, forts, étaient, en efifet, couverts de pavillons de formes et de nuances variées, rangés en ligne de bataille ; en arrière se tenaient des files de soldats vêtus des couleurs les plus éclatantes. A l'entrée des enceintes fortifiées on voyait des portes couvertes d'inscriptions en lettres d'or surmontées de dragons fantastiques peints en rouge ou en bleu. Et partout, sur les hauteurs, sur les flancs des collines, sur les berges du fleuve, on apercevait des canons de toutes les tailles et de tous les âges, sans compter les volées luisantes des canons Krupp ou Armstrong qui sortaient des embrasures des récentes batteries blindées.

Si les défenseurs des forts ne témoignaient que par leur nombre et leur animation leurs velléités belliqueuses, tout autre était lattitude des canonnières chinoises mouillées à la Pagode. L'impudente agression dont avait été victime VHamelln désem-

paré, lat naît mèmiî ie âon âc:ieciii>iiae<^- in une aDÏmosîté par tmp vire. Elle 3e manit' noureaa le lendemain et â une raoon auBAJ Trois petites canoonif-rC3 ai phabêtiiM''s<'t li- < le Yanff Ou vinrenl moniiler autiiir 'lu nav çais en lenserrant Jana un eercl>' si nrrit couimandant Riiustan envoya ilpoi^in^liT :iii ■ ce que signifiaient ces dispoâîti^.nd. '>n :■. ■-fi-ces dispositions avai.;nt un biit, rr.a;-» ^■.l;■^l■ dévoiler, et que, du reste, eiltM» prr,T*-n3.''r.r formela du coramiasaire imp-rri-.i. i'> "■-■ questionné immédiatement revr .': rr.jn . ,> assura que les craintes 'lu i;.vf.. -.-..ir .*■■;•.■• . , n'avaient rien de fondé et tct .'i "' " '■'*■'■ ments chinois était au contraire- .'■> ■•■ -."-^ citiide pour le navire iVinr^si^i^r. --î^ ■ -■"■ -■ M. Koustan n'élait pa» il'■^r.^-,- . •" ■■■'- • pareilles réponses, ni à subir f<-.* .- r ;--"','■ inqualifiable vexalion. Bien '[<■'■ «■:> -■exténué de fatigue, et itien -ine /"■■--'vr- ■tan eût mia aeiae hommoa iK^r*- !'' -«'• '— ■ résolu de profiter de la nuit pi-ir .■>>. !!--■■ ■- .»■ nières â l'anne bianclte, peti'iimi "v iJ— jetterait sur le Tamg O^i- et fïi'fr^i! *" -i' ; rer. iJHamtUn iturait éi« atnr.* abnii'!' ■■••■ triste sort: le Tan^-O'n- la vnimi wm;»'- :

comme forcef t« ca^Hiira eflt an}ji!''!(î^rr! .' la perte de nottie cnoisem' et les [j'')!!"' i-nr"-

eussent encore ajouté au butin. Ce plan ne fut pas mis à exécution. Le 16, en effet, dès que le Volta fut la, portant haut le pavillon du commandant en chef, la belle audace des Célestiaux se dissipa soudainement. La vue de ce pavillon leurinspirait d'autant plus de respect et de terreur que Tamiral n avait pas tardé à faire savoir au commandant des forces navales chinoises qu'il ne supporterait pas un instant la moindre incartade de ses navires, et qu'il le rendrait lui-même responsable de tout manquement aux règles internationales qui régissent les rapports entre marines étrangères.

Les capitaines chinois se tinrent pour avertis. Mais depuis lors, ce fut un incessant mouvement, un chassé-crpisé perpétuel de canonnières, d'avisos et de croiseurs. Ces allées et venues étaient, à la longue, absolument irritantes : on approchait alors du 31 juillet, terme assigné à l'expiration de l'ultimatum et une fièvre d'impatience dévorait tous les cœurs.

Sur ces entrefaites, toute idée d'action dans le Petchili avait été écartée. L'amiral avait, en conséquence, rappelé de Tche-Fou le Lutin et la Triomphante. Il avait fait venir le premier à Fou-Chéou et envoyé la seconde à Woo-Sung, où il avait l'intention ^ d'agir en même temps qu'à Fou-Chéou. Quand la Triomphante y arriva, le 26 juillet, elle trouva la rivière encombrée de croiseurs et de jonques de

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guerre au dragon impérial qui, reprenant confiance depuis le jour de la sortie des navires de l'amiral Courbet, s'étaient empressés de se rallier, en escadre, sous les murs du fort. La présence de ces navires à 2,000 mètres de la Triomphante faisait renaître à bord de ce cuirassé les émotions ressenties quelques jours avant à Tche-Fou devant l'escadre du Peï-Ho. K'était-ce pas une proie bien tentante, un gage merveilleux qui s'oflFrait encore?

En dehors des jonques, les navires ennemis étaient au nombre de onze, plus une batterie flottante, sorte de grand ponton en bois, avec un assez gros canon à pivot central, battant tout l'horizon. Les trois plus grands croiseurs étaient le Nang- Tsau, le Nang-Sotié, le Tin- Tschou. Les deux premiers étaient venus d'Allemagne au mois de mai et avaient l'apparence de nos croiseurs, type Fiîlars, Leur armement consistait en 4 gros canons de 17 % environ dans des demitourelles. Entre le grand mât et le mât dWtimon des torpilleurs-vedettes pouvaient être hissés au moyen d'un mât de charge. On leur attribuait une vitesse de plus de 15 nœuds, vitesse qu'ils ont d'ailleurs prouvée lorsque l'amiral Courbet leur donna la chasse à Sheï-Poo. Le troisième croiseur était l'œuvre de l'arsenal de Fou-Chéou ; ses formes et ses dimensions le rapprochaient de notre type Éclaireur. Il avait en abord 4 pièces de 16 % environ, plus deux petites par le travers de la cheminée et une pièce de 1 6

AMIB. COURBET. A

rinnilMi

également sous la dunette. On lui donnait aussi une très belle vitesse. Les autres navires étaient trois avisos, quatre canonnières du genre alphabétique et une un peu plus petite.

Ce déploiement de forces navales, le mouvement inusité qui se voyait dans le fort de Woo-Sung et aux alentours n'étaient pas de nature à affirmer les intentions pacifiques des Chinois. Aussi, dès son arrivée, le commandant de la Triomphante insistait-il auprès de M. Patenôtre pour rappeler le â/Estaing du mouillage de Shanghaï et le faire venir à la Bouée- Rouge où il pouvait plus facilement se garder. Le paquebot des messageries le Natal et le troiB-mâ*s Auguste éidÀQnt déjà venus rejoindre la Triomphante à ce mouillage.

Le commandant Baux, plus ancien de grade que son collègue du d/Estaing, correspondait presque chaque jour avec le ministre de France qui le tenait au courant des négociations en cours. Il avait été prévenu que l'ultimatum expirait le 1®' août et cette date était attendue avec impatience à bord des navires français. Si la rupture entre la Chine et la France avait lieu, M. Patenôtre devait en informer sans retard le commandant Baux, chargé par l'amiral Courbet de procéder comme il l'entendrait à la destruction des croiseurs chinois.

Voici les instructions que l'amiral lui avait données.

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Pagvda, 36 juillet 1885.

Monsieur le Commandant,

Dans le cas où les négociations en coure abontiraient à une rupture, vous auriez à attaquer les bâtiments de guerre chinois présents sur rade par tous les moyens à votre disposition : canons, torpilles, embarcations. Vous auriez également à ouvrir le feu contre le fort de Woo-Snng, peutêtre même devriez-vous commencer par la si vous êtes seuls, mais j'espère pouvoir voua donner le concours du Parseval. Vous ne perdriez pas de vue que beaucoup de points des environs de Woo-Sung ne sont pas battus par les feux du fort. Vous inviterez les bâtiments de commerce français à se réfugier dans ces zones. ... Je crois superflu d'ajouter que vous ouvririez le feu sans Hésitation et à outrance si vous étiez l'objet de quelque tentative hostile soit de la part des forts , soit de la part des bâtiments de guerre chinois. C*est là une règle de conduite générale dictée par les sentiments de Thonneur et du devoir dont Tapplication ne saurait être en aucune circonstance, et à fortiori dans les circonstances que nous traversons, sujette au moindre tempérament. Je termine ces instructions en remettant avec^ la plus entière confiance à votre habileté et à votre patriotisme le soin de soutenir dignement Fhonneur du pavillon français.

Recevez, etc. Signé : Couebet.

Le plan que le commandant de la Triomphante avait arrêté et dont il avait fait part à ses officiers et au commandant Coulombeaud ne manquait pas d^audace. Le 1*' août au jour, mettant le Natal et Y Auguste en lieu sûr, il voulait appareiller, suivi du d'Estaing et descendre le Yang-Tse, comme pour aller à la mer.

pendant un mille environ. Venant alors brusquement de 180° sur un bord, il entrait à toute vitesse dans la rivière de Woosung, de façon à rester le moins longtemps possible dans le champ de tir du fort. 11 coulait de son éperon les navires chinois surpris au mouill/ige sans défiance, puis, devant le village même de Woosung, il laissait tomber l'ancre et de là il bombardait aisément le fort qu'il prenait à revers et dont il n'était plus distant que de 1,000 ou 1,200 mètres.

Nul doute que ce plan ne réussît, étant donné qu'il fût exécuté sans hésitation : les Chinois du fort et des navires eussent été certainement décontenancés par la soudaineté de l'attaque et leur riposte n'eût pas été assez prompte pour être dangereuse. Dans l'éventualité d'un engagement prochain, les dispositions de combat étaient prises strictement, les feux toujours allumés, les cloisons étanches fermées, les canons chargés et les servants jour et nuit à leurs pièces: la perspective d'une lutte était envisagée avec une entière sérénité: les équipages se montraient pleins d'ardeur, leur chef très résolu.

Mais cette seconde escadre devait, elle aussi, nous échapper. Le 31 juillet, au lieu d'un ordre d'attaque, il parvint au commandant de la Triomphante la défense de rien entreprendre à Woo-Sung, tant sur les navires que sur les fortifications. Une action de vive force sur ce point pouvait avoir son contre-coup à Shanghaï, et le Gouvernement français croyait devoir

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ménager le premier centre commercial de TExlrême- Orient où les neutres ont d'immenses intérêts. L'assurance fut officiellement donnée que Shanghaï serait respecté.

Pourtant ces navires étaient là, nous narguant de leurs canons et leurs matelots répétant à nos canots leur*' éternel « coupé cou ! » Pourtant les fortifications s'accroissaient chaque jour en face de nous, toujours plus menaçantes, au point qu'en une seule journée un parapet en terre, long de 1,000 mètres, haut de 3, s'éleva sur la rive du fleuve !

Le voisinage de l'ennemi n'était pas, au reste, la seule cause des froissements que notre amour-propre avait à subir. Les nations européennes, toutes représentées à Shanghaï par des agents consulaires et par de nombreux résidents, assistaient curieuses, et rarement sympathiques, aux négociations que M. Pàtenôtre poursuivait avec levi ce-roi de Nankin. Témoins de notre longanimité, les étrangers ne nous épargnaient ni les allusions dans leurs conversations, ni les épigrammes dans leurs journaux. Nous étions venus dans le nord de la Chine en forces considérable s, nous avions paradé devant nos adversaires avec des navires bien armés, nous avions posé un ultimatum — ce qui de tout temps avait voulu dire qu'après ce* dernier argument écrit, la parole était au canon — et voilà que cet ultimatum qui expirait le 19 avait été prorogé peu à peu jusqu'au 31. On pensait, et on

avait le droit de penser, que nous ne nous sentions pas les reins assez solides pour accepter les conséquences d'une situation que nous avions seuls créée. Et ces appréciations, prenant naissance dans une ville aussi cosmopolite que Shanghaï, où chaque nationalité surveille et critique avec jalousie etpast^îon les agissements des autres nationalités, étaient bien faites pour nous humilier.

Mais il est nécessaire d'ajouter que ces mêmes étrangers, qui savaient si bien railler nos atermoiements et nos hésitations, auraient été les premiers à faire entendre des gémissements et des imprécations si, n'écoutant que notre droit strict, nous eussions fait un coup de force sur l'escadre et le fort de Woosung. Leurs intérêts auraient eu certainement à souflFrir de cette attaque et leurs rancunes nationales n'étaient pas assez vives pour leur faire perdre le souci de leurs intérêts particuliers.

Le cabinet français avait une connaissance exacte des dispositions des neutres à notre égard et il a cru devoir renoncer à une action militaire, qui aurait pu déchaîner contre nous des animosités préjudiciables à nos opérations. Il ne faut pas oublier, en effet, que n'ayant dans les mers de l'Extrême-Orient que le seul port de Saïgon, nous étions tributaires sous bien des rapports de nos rivaux les Anglais. Or ceux-ci n'avaient pas encore publié YEnlistment Act: leurs ports nous étaient ouverts, leurs négociftits pou-

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vaîcnt nous livrer vivres et charbon. Il était donc sage au Gouvernement français de no pas s'aliéner une nation si puissante dans les mers de Chine et dont les bonnes dispositions actuelles pouvaient tant nous servir. Nous n'étions pas en situation de piétiner sur les intérêts des neutres, de faire fi de leurs protestations, et nous avions tout bénéfice à nous ménager leur indifi'érence, à défaut de leur sympathie. 11 faut être bien sûr de soi pour essayer de se passer des autres.

De là la raison des réserves que le ministère s'imposa, de là le soin qu'il mita n'en venir aux solutions extrêmes qu'après avoir épuisé tous les moyens de conciliation et d'arrangement. Ceux qui, dans l'escadre, se sentaient animés d'une généreuse et patriotique ardeur envisageaient avec tristesse ce parti pris de temporisation. Mais devenus plus calmes, à mesure que le temps les éloigne de ce passé plein de fièvre, quand ils chercheront à analyser posément les événements d'alors, ils en arriveront sans doute à justifier, dans leur esprit, l'attitude expcctante qui fut si longtemps gardée par le Gouvernement français \

1. II ne fant pas perdre de vue qne notre commerce en Chine e»( une trftn petite fraction du commerce géuéral. En 1881, le comin«re« pftr (r0utiisrê§ maritimes a été de 1 milliard 100 mi liions de franes, et »*e»t ain«i réi^arti pMr pavillons : Anglais, 836 millions; Français. i2l millions; Japonaio, iH mil' lioDs; Allemand, 40 millions; Russe, 27 mllUonf ; Américains, Ui millions, Los messag^es maritimes font oniquement, on 4 pea prèttf uotnt *îhi1fr*t d'affaires de 121 millions.

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LES PREMIERES HOSTILITES CONTRE LA CHINE. LE BOMBARDEMENT DE EELUN6. LE SÉJOUR DANS LA RIVIÈRE MIN

(Août 1884.)

Le 31 juillet se passa sans apporter aucune réponse de la Chine. Les plénipotentiaires firent alors prier M. Patenôtre de leur accorder encore un répit de 48 heures en ajoutant que l'on touchait à la conclusion désirée^ Le 2 août, M. Patenôtre leur écrivait : « Les nouveaux délais résultant de la prolongation de Yultimatum du 12 juillet étant expirés sans qu'aucune proposition acceptable nous ait été faîte, le Gouvernement de la République reprend sa liberté d'action. » Sa lettre se terminait par un dernier appel à la sagesse de la Chine qui ne devait pas être entendu.

Dans ces conditions, il ne restait plus à la France d'autres ressources que de donner suite à Tavertissèment contenu dans son ultimatum et de s'assurer la possession d'une garantie quelconque contre l'obsti-

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nation du Gouvernement chinois à lui refuser une indemnité.

Mais contrairement à ce que chacun pensait, il ne fut pas pour le moment question de Fou-Chéoa. Le ministre donna l'ordre à Tamiral Lcspès d'aller à Formose, d'y détruire les batteries de Kelung et d y occuper les charbonnages. La politique des gages était inaugurée.

Pourquoi Formose? Le président du conseil en donnait la raison en disant qu' « entre tous les gages, celui de Formose était le meilleur, le mieux choisi, le plus facile et le moins coûteux à garder *», Ce gage si supérieur avait été, on s'en souvient, l'objet d'une démonstration faite au mois d'avril par le Folta, Depuis lors, chaque fois qu'il y avait eu dans l'air quelque indice de guerre, le mot de Kelung était toujours revenu dans les conversations et une action sur ce point était chose à laquelle on pouvait s'attendre. L'amiral Lespès l'avait même conseillée. Dans un rapport daté de la fin de mai, après avoir rendu compte de sa visite au Tsong-Ii-Yamen, il avait ajouté : « Si contre mes prévisions, les choses ne se passaient pas au Tonkin comme elles ont été arrêtées (entre le commandant Fournier et LiHung-Chang), je crois qu'il serait bon de saisir immédiatement un gage, et, après vous avoir consulté par le télégraphe,

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