Voir le
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de force ; mais que ne peut-on accomplir avec une volonté opiniâtre et une ardeur à toute épreuve ?
Le 6 avril, un personnel médical détaché des ambulances de Kelung était arrivé à Makung. Il fut installé dans une immense maison, autrefois le yamen du mandarin, construction très aérée, avec cours, jardins et nombreuses dépendances. Celles-ci furent, dans la suite, transformées en autant de salles parfaitement isolées où les conditions hygiéniques étaient bonnes et où les malades se trouvèrent bien lors de la réapparition de Valgide. Car elle revint cette sinistre maladie, frappant ceux quelle avait épargnés à Kelung, faisant de nouvelles et trop nombreuses victimes. Oh ! ces misères, ces maladies ! de quelle impression douloureuse et navrante elles enveloppent les souvenirs de ceux qui se trouvaient alors dans cette vaillante escadre !
Outie le personnel médical, un navire avait amené un ingénieur des constructions navales, M. Duplaa- Lahitte et un entrepreneur français de Saigon, agent de la maison Ejmar. On commença aussitôt la construction de deux appontements. La besogne fut rapidement menée. Une direction du port put être bientôt constituée. Elle fut confiée à.M. le capitaine de frégate Ferrand, récemment venu du Tonkin où il commandait le Léonard. 11 reçutle titre de commandant de la marine et eut pour adjoint le lieutenant de vaisseau Brion de la Triomphante. On
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détacha sous ses ordres un nombreux personnel de sous-officiers et de matelots, pris sur tous les bâtiments, et 300 prisonniers du Ping-on qui devinrent de précieux auxiliaires pour tous les travaux de force.
Alors commença cet énorme travail du débarquement du matériel qui venait de Formose. Les bâtiments y coopéraient tous, en envoyant aa navire à décharger des embarcations et des hommes. Chaque jour 250 marins de corvée travaillaient sans relâche depuis cinq heures du matin jusqu a la nuit. Us étaient obligés de se surmener, car certains bâtiments de commerce, comme le WelcomCj affi*étés pour une période limitée devaient toucher 1,500 fr. par jour de retard dans leur déchargement. Les embarcations accostaient le long des appontemcnts et étaient déchargées dans les wagonnets qui roulaient sur un chemin de fer Decauville. On créa de la sorte à terre, et fort rapidement, un vaste dépôt de charbon. On disposa dans d'anciens hangars, réparés et appropriés, des magasins à vivres et, auprès d'eux, un parc aUx bœufs, alimenté par les paquebots des Messageries maritimes. Le service des vivres fonctionna ainsi de très bonne heure. Les navires et la troupe envoyaient tous les matins à la distribution. On aurait pu se croire dans Tun des ports de France. Comme à Brest ou à Toulon, le bâtiment qui quittait la garde à huit heures du matin, était chargé ce jour-
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là d'enroyer aux Bubsislances le médecin, le commissaire et l'ofGcier de commission.
Le Fei-ko avait été mis à la disposition de l'ingénieur hydrographe Rollet de l'Isle. Une carte de la rade fut dressée immédîatemcDt; ony nnmérota les mouillages de 1 à 40- Lorsque le eéniapliore de l'ile Fisbcr signalait un navire, l'amiral désignait son mouillage en hissant un numéro : 15, par exemple. Les deux bâtiments les plus rapprochés dn poste 15, c'est-à-dire les navires mouillés à 14 et à 16, hissaient respectivement ces numéros, en sorte que le nouveau venu n'avait qu'à venir se placer au poste intermédiaire que lui indiquaient ses deux voisins.
L'organisation des défenses des îles et de la rade, commencée par l'installation d'une batterie de 80% sur l'île Fisher, n'était pas perdue de vue. Un eomœandant d'artillerie de marine avaitété,dans ce but, mandé de Kclung. II avait fait réparer dans les forts les dégâts que nos obus y avaient causés. Deux batteries de 90% amenées de France le 5 mai par le Château- Yquem, avec des mulets et des artilleurs, étaient destinées à armer ces forts.
Fendant ce temps, les troupes et les compa^ies de déban^uemcnt laissées à terre {Boyard, Triomphnntu. d Entaing) nettoyaient leurs casernements et s'y installaient pour le mieux. Vers la fin d'avril, quand les travaux lee plus indispensables eurent été
exécutés, le commanâam mi chef fit étadier Tassainissement de la rille^ Sa malpropreté entretenait, si elle n'engendrai: pa^, Yal^de on la fièvre typhoïde. On combla deux on trois ruisseaux infects, on rasa les maisons sordides qui aroîssuaient les cantonnements, on déblaja les décombres, on perça de larges avenues, on répandit à jNiofnsion du sulfate de fer et de Tacide phénique, et, peu à peu, l'état sanitaire devint meilleur.
Les indigènes, rassurés par les proclamations de Tamiral, s'étaient rapprochés de nou8, iU rentraient dans leurs villages et s'adonnaient, comme par le passé, aux travaux des champs, ifs venaient en toute confiance vendre fruits et légumes. Un petit marché était installé dans la ville et rendait facile l'approvisionnement des tables. On y trouvait du veau, des volailles, des œufs en abondance. Les navires, si mal partagés depuis de longs mois, profitaient des bienfaits de ce retour au calme et à la sécurité. Le poisson affluait dans les sampans qui circulaient sur rade ; il était à si bas prix que sur les fonds du détail on pouvait en ofiFrir journellement aux équipages. Les paquebots des Messageries, qui depuis le 10 avril faisaient escale k Makung, apportaient en outre du Japon, moutons, gibiers, fruits, etc., au grand détriment et au grand déplaisir des werca?i<is et des storcfteepers qui étaient venus prendre d'assaut la place de Makung. Ces indus-
330 l'escadbe de l'amiral courbet.
triels sans pudeur^ sortes de vampires du soldat et du matelot, faisaient payer les moindres choses le quadruple de leur valeur. C'était une exploitation sans nom. L'amiral avait essayé de régenter la vente, mais il n'avait guère pu tarifer que les objets de première nécessité pour les troupes,
£n somme , la vie matérielle devenait presque facile. L'existence n'avait plus la rigueur des mois précédents : les équipages goûtaient enfin un peu de. repos; les chauffeurs pouvaient abandonner leurs chaudières éteintes; et les navires eux-mêmes, déshabitués depuis longtemps de tous soins de coquetterie, reprenaient leur apparence ordinaire. La mousson de Nord-Est venait de cesser et la belle saison qui précède la venue de la mousson de Sud-Ouest avait fait son apparition. D'ailleurs, dans cette superbe rade, le roulis était inconnu. Sur les bâtiments toujours tranquilles on était assuré de goûter, pendant la nuit, un sommeil réparateur. Des promenades à terre venaient rompre la monotonie du séjour à bord et on pouvait s aventurer dans les environs de la ville sans risquer, comme à Kelung, d'être fusillé par quelque sentinelle chinoise. Les officiers possédés de la manie du bibelot trouvaient aisément à occuper leurs loisirs. Les pagodes nombreuses de l'île Ponghou étaient une mine inépuisable de bouddhas et de statuettes de bois doré, d'objets curieux que les bonzes eux-mêmes, ô pi*ofanation!
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ne se refusaient pas à Tendre. La maladie du bibelot est contagieuse : peu à peu, elle s'était répandue partout et chacun allait ùkire à terre sa moisson de curiosités et de souyenirs. Jusqu'à un excellent et digne aumônier de la flotte que Ion vit un jour rapportant triomphalement dans ses bras un superbe bouddha, naguère ornement d'un temple païen !
Tandis que l'organisation de Makung s accom> plissait avec une célérité et un ordre qui font grand honneur aux officiers de l'état-major de lamiral, l'escadre ne restait pas inactive. Elle avait à s'employer dans les quatre rôles qui lui étaient maintenant dévolus : voyages à Kelung — service des dépêches — surveillance des passes des Pescadores — blocus du riz à Tembouchure du Yaug-tse.
Les allées et venues entre Formose et Makung étaient incessantes. Presque tous les navires étaient employés au transport du matériel. C'est dans l'un de ces voyages que se perdit, le 30 avril, le torpilleur de M. Campion, n^ 46. Il était à la remorque du d'Estaing, sans personne à bord, comme cela se pratique toujours. L'amarre qui le reliait au croiseur passait dans une manille dont le boulon se brisa. Le d'Estaing ne put pas le reprendre à cause de l'état de la mer. II chercha seulement à se maintenir auprès de lui. Mais la nuit survint, la mer grossit davantage et le torpilleur échappa dans l'obscurité à sa surveillance. L'amiral envoya le surlendemain
332 l'escadhe de l'amiral cocrbet.
quatre navires à 1% recherche du petit bâtiment :
aucun ne réussit à le retrouver.
Les dépêches étaient portées à Hong-Kong par les croiseurs. La correspondance de l'amiral étant alors des plus considérables, deux de ces bâtiments devaient marcher en même temps, l'un allant de Makung à IIong-Eong, l'autre faisant le trajet inverse. Maie ces voyages, loin d'être pénibles, offraient à ceux qui les effectuaient la compensation d'une relâche agréable.
La surveillance des paei<eB des Pcscadores incombait aux canonnières. Dans le début, cette surveillance avait pour cause la nécessité de traquer les ],500 soldats chinois défenseurs de Makung qui, relégués dans la partie de l'île la plus éloignée de nous, cherchaient à fuir et à gagner Formose. C'est ainsi que le Lutin, on s'en souvient, en captura un jour quatre-vingts blottis dans le fond d'une jonque. Plus tard, les canonnières durent croiser autour de l'île pour en défendre l'accès à de nouvelles troupes. Elles eurent aussi â protéger les paisibles habitants des villages ralliés à nous, et même à leur prêter main-forte contre les mandarins qui tentaient de les inquiéter ou de les molester.
Quant au blocus du riz, il restait tenu avec la méroe rigueur. Il importait plus que jamais, malgré rarnnt^iiii . de continuer les mesures prohibitives dont IclKt avait été si puissant sur les dispositions
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du gouvernement chinois. Le centre d'opérations était le mouillage de l'île Kintang, plus tard appelé mouillage de Taou-sé, du nom d'un village chinois, situé sur une petite île, où l'amiral Lespès avait réussi à faire créer un marché très bien fourni en vivres et provisions de toutes sortes. L'importance de la croisière et de la flotte détachée devant le Yang-tse obligeait à maintenir constamment un bâtiment amiral dans le Nord. Le Bayard y demeura jusqu'au 21 mars, jour où l'amiral Courbet alla mener en personne la prise des Pescadores; l'amiral Lespès y resta du 21 mars au 28 mai, époque où il y fut relevé par l'amiral Rieunier et le Turenne, Le service était organisé de la façon suivante : devant la rivière Yung, stationnaient deux bâtiments, la frégate amirale au poste de Taou-sé, et un croiseur en grand'garde sous l'île Ta-yew. Ce service de grand'garde était plus spécialement fait par VEclaireuvy le Rlgault, le Champlain. Tous les autres navires étaient échelonnés de GutzlafFà Shaweisham, sous la direction du capitaine de vaisseau le plus ancien. C'étaient le Nielly, le Lapérouse, le Château- Renaudy auxquels se joignirent dans la suite le MagoYij le Roland, le Primauguet, le Villars, Ils allaient à tour de rôle à Taou-sé se ravitailler en vivres et en charbon, apportés par les grands vapeurs français Tancarvilley Cachar, etc.
Ce blocus du Yang-tse était aussi ingrat que par
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le pa^é : toojoura lea mêmea allées et vennea, lea mêmea rotuh dans l'eau, lea mêmea mouillages en pleine mer, les mêmea piétinemeiits anr place laraonta et monotones ; maie cette fois, aux ennuis- ordimtirea, s'ajoutaient la rigueur d'une température extrêmement froide et lea dangers d'une brume presque continuelle; en outre, la. ri gr lance la plus aontenue était nécessaire dans ces parages^ fréqueutéa par d'innombrables steamers de toutes tailles et de toutes nationalités.
Deux des bâtiments bloqueurs avaient réuasi à inspirer une véritable terreur aux consigTmtairea de navires à Shanglioï, qui les désignaient sous les noms- de white et de b/ack , le biane et le noir. Ces deux bateaux, que leur vitesse de 15 nœuds rendait redoutables, étaient le Primauguet peint en bJanc et le NUlly peint en noir. C'est à ce dernier navire qu'on dist le 2S mai, presque à la fin du blocus, la. capture de rinsaisissabie Wa^urley. Ce bâtiment avait ai souvent mis en défaut la vigilance do nos croiseurs, que son audace ne connaiafiait plus du bornes. Il poussait l'impertinenca jusqu'à fairu annoncer par les journaux le moment de son départ ainsi que sa destination. Certain jour il fut signalé par M. Patenôtre, comme devant quitter Sliiing-ïiaï avec une cargaison suspecte. L'avis eu étant parvenu au commandant du Magmi, aous-cliet de la station, le commandant des Eseards obtint, sur
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sa demande, d'aller ayee le XieUy attendre le Watcerley à 100 milles au nord de Shaweisham. Les choses se passèrent comme elles avaient été dites. Le soir, le navire anglais partit de Shanghaï sans feux, navigua toute la nuit près de la côte, loin du Magon qui Tattendait à la sortie des passes habituelles, et au petit jour, se trouva à sa grande stupéfaction en présence du KieUy. Il était abondamment chargé de plomb, detain, de soufre et de salpêtre. Sa capture fut décidée ^ et le lieutenant de vaisseau Couturier le conduisit à Makung, où il arriva le 30 mai.
Lorsque la prise des Pescadores fut un fait accompli, tous ces navires vinrent successivement à Makung passer une ou deux semaines pour visiter leur machine et se reposer de leurs fatigues. Là seulement, ils pouvaient éteindre leurs feux que, depuis six mois, les uns et les autres gardaient toujours allumés. Là seulement, il était possible aux officiers en second de s'occuper de la propreté des bâtiments dont aucun, depuis six mois, n'avait reçu une seule couche de peinture.
La saisie du Wawerley fut le seul incident notable de cette longue et dure croisière, dont les équipages commençaient alors à entrevoir le terme. Ils savaient
1. D'après des instructions reçues dans les derniers temps du blocus, nos croiseurs ne pouvaient saisir que les navires dont la contrebande de guerre ^formait les trois quarts du chargement total. C'était le cas du Wawerley.
336 l'escvdrb de l'amiral colrbet.
que M. Patenôtre^ entré en relatîoiis directes avec Lx'HaDg^-Chang à Tien-Sin, était sar le point de conclure et de signer ane paix définitive.
Cette paix prochaine était depais un mois, à bord des navires, l'unique et constante préoccupation. On cherchait à pressentir ce qu'elle serait, on espérait surtout qu'elle rapporterait à la France quelque honneur ou quelque profit. Aussi éprouva-t-on une réelle déception lorsqu'on apprit que l'abandon des Pescadores était presque décidé. Les télégrammes reçus par l'amiral, vers la fin du mois de mai, ne pouvaient laisser que bien peu de doute à cet égard. Alors, au souvenir du sang versé et des efforts accumulés, un amer découragement s'empara de chacun. Le sentiment très vif d'orgueil national qui se trouvait au fond du cœur de tous les officiers et même de tous les matelots, leur faisait désirer, avant et par-dessus tout, une paix glorieuse, eussent-ils dû, pour cela, voir se prolonger encore les fatigues endurées. L'abandon probable des Pescadores les alarmait profondément. Ils ne pouvaient s'habituer à ridée que cette récente conquête ne resterait pas, à tout jamaîp, une terre française, et l'amiral Courbet, pénétré plus que personne de l'importance de cette possession nouvelle, luttait auprès du Gouvernement pour sa conservation avec toute l'autorité de sa haute influence et la ténacité de son énergique caractère.
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La France iTétant engagée fonnellement par l'article l^'da protocole à ne poorsniTre d'autre but que Tezécution de la conTention Foumier et celle-ci n'ayant mentionné aucune acquisition de territoire, il était assurément difficile de donner satisfaction immédiate à la Tive et patriotique insistance de l'amiral demandant à ne pas abandonner les Pescadores. Mais la chose était-elle absolument impossible ? Ne pouvions-nous faire dans le traité avec la Chine une concession quelconque, territoriale ou autre, afin de nous assurer, en retour, la possession définitive de ces îles qui constituent dans les mers de Chine une position sans égale, au double point de vue maritime et politique? Par notre nouvelle frontière du Tonkin, nous allions nous trouver en voisinage immédiat avec la Chine. Voisinage ne signifie pas toujours amitié. Dès lors, la plus simple prévoyance ne nous commandait -elle pas de tout faire pour conserver ce groupe d'îles qu'une merveilleuse situation géographique place comme une sentinelle avancée au cœur même du vaste empire de nos voisins ?
Il en fut jugé autrement, et bientôt parurent les ordres relatifs à l'évacuation prochaîne. Des mesures furent ordonnées pour l'embarquement du matériel récemment mis à terre. Les bâtiments eurent de nouveau à fournir des hommes et des embarcations, et le travail des premiers jours d'avril recommença,
AMIB. CODKBBT. 22
mai» en sens inTer*». Le- Ji^tTvtiis^B'^rritfmmjr^ le C<r- <!Â/i7% le *y}4''ftm7{r'Yiuffm.y les transporta* le» croîaeorî et lea cnirasaéa enx-mêniea reoarent da matériel.
Chn écalî o<!tîTipé à cette besoîrne auî provoquait plu* àk.''\n re:2Tet, anAmi. soudain, toatea les pensées tarent doalo are use ment détournées par an événeaieiit împrév^i^ nn îrréparahie malKenr- L'amiral Coarbet était mort l Ce ciie£ il. astre et aimé n'était plus !
Le II jnin. à 7 Reares da aoîr, les oaTÎres préaecîis àur rade de 3fakTin^ apprenaient brosqnement #3 ne i'amîral éLait a tonte extrémité. Ce fit de la stnpéfacrîon, tant le coup était impréTn- Quelques jonrs avant, on l'avait tu accompagnant jasqa'an cimetière, par un soleil de plomb et nu-tête^ le corps de îf- Dert, sous-comm^issaîre de la marine. La veille encore, il dirigeait en personne les mourements de son escadre et brutalement sa mort apparaissaît imminente. On voulait douter et ne pas croire. Mais la communication était officielle. Il nV avait plus d'illasion possible.
On savait que Tamiral était souffirant depuis deux jonrs. Atteint d'ane affection chronique à^s intestins contractée dans les pays chauds, il avait été pris, an mois d*avril, d*une crise aiguë qui avait inspiré à son entourage de sérieuses inquiétudes. Des aoins dévoués et surtout une volonté de fer avaient eu raison du mal. Pendant quelques semaines sa santé parut revenir. La prise des Pescadores, en lui don
JOKT JH. L -ifn. .: lui:
nanî les îinsE l ci. suzrr^aii. sui-i-^ss. améjorm eseere son êtUL aiEKif ne nxliî-ei: ce mos oir mai. ««es iorces baifiEËTî^Cfies&Uf^sDeTr. Lie» i:îixifi£rrfîs cui fanvûest rnniqse &IiiiHani&itffzi ôe^ T^'^ircE. r^^ircirns. 'f-n" à son estomaïc iiiiix-ut:- Li*r -ii.n *-eiJ putTii* iiii coutchît^ et il aTi3i dû ikrrrt Sâiieitir & ^Eonr-Koii» iine T&che poar lui ezi KULrxir. Liée i&iirQ{« piireiques d^iine campagne Crjn Joii^-t. eî J trijaniie préoceapation d^anconuBazidfifteri bi ^*rJiz t^tiZ.îà^t>x malfaeoreiisement une recLuie iuirvîUbU^^. Le n^inistre, mis au courant de cette situaiioiL. renaît d'autoriser le Bayard à opérer son retour en France^ le£ assurances de paix étant formelles; mais sourd aux instances les plus affectueuses et les plus pressantes^ Tamiral était décidé à n^user de cette liberté qu'après la conclusion définitive du traité. Il voulait rester jusqu'au dernier jour à la tête de son escadre.
La rechute redoutée se produisit, elle fut foudroyante. Les premiers symptômes se déclarèrent le 10, atténués et bénins. La nuit du 10 au 11 fut mauvaise.
« Le 11, dans Taprès-midi, Taumônier du Bayard \ « ami particulier de Tamiral, vint le voir et refeta « seul avec lui. Le vaillant marin, qui avait vécu en « croyant, voulait mourir en chrétien. Le prêtre lui « administra les derniers sacrements, que le malade