‹ L'escalade: trois récitsChapitre 4 sur 16 · CHAPITRE PREMIEK · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIEK

Les AMBITlOriS D£ LA MAISON DE SaVOIEI

Àmédée F de SaDoie &* empare du ckiHeavi^ de l'Ile, — Ses fils détruisentle château du Bourg -de- Four. — Amédée VI obtient le vicariat de V empire. — Amedée VIII achète le €omtê de Genevois et devient duc. — Le duc Louis prive Genève de ses foires. — ï^es prétentions de ïè\>êtiue Jean- Louis de Savoie. — Réception du duc Chartes l^^. — Les exactioïts du duc Philibert IL

ES démêlés des citoyens avec la maison de Savoie remonlenl aux origines :méme de la communaulégenevoise.

Ce fut à l'occasion d'un traiLé défen- ^sif. conclu en ^285 avec le comte Àmédée V de Savoie, que les bourgeois Je la ville se syndiquèrent. Ils choisirent des représenlunts, les syndics, ei firent graver un sceau: ju.^qii*alors on s'était servi de celui de Tévèque pour tous les actes

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publics concernant les habitants. Par ce traité le comte s'engageait à défendre ses alliés contre [es attaques du comte de Genevois dont le territoire enserrait la ville. Deux ans plus tard, il infligeait à celui-ci une grosse défaite, et^ sous prétexte d'indemnité de guerre^ s'emparait du cliâteau de llLe. que son antagoniste vaincu tenait enfïef de l'évéque, GuiUaime de Conflam fut obligé, bien qu'à contrecœur, de laisser ce château au comte de Savoie, ainsi que la charge de vidomne, que ce dernier et ses successeurs firent exercer par des lieutenants pendant 237 ans, jusqu'à la suppression de cette fonction par le conseils Comme on le voit, pour tout, bénéfice, les Gcneyois avaient introduit dans la place un ennemi qui, dès lors jusqu'en 460â, ne cessa d'intriguer pour s'emparer de la souveraineté de la ville. Le comte de Savoie, de son côlé, avait réussi à se saisir de toute une série de châteaux au moyen desquels il établit des communications entre ses différents états. Il s'imaginait venir facilement. à bout de Genève. Comme le comte de Genevois avait reçu de Tévêque, pour Tindemniserj le château du Bourg-de-Four, les fils d'Amédée Y crurent agir dans leur intérêt en détruisant cette propriété de Tennemi et en la pillant (1320). Les suites de cet exploit furent eïlrémement pénibles pour Genève^

* Le vidomne était l'officier de ïa basse juâtice ; tout se faîijail verbalement k son (ribiiiiaJ.jn ae pouvait garder pUis de vingrt- quatre heures un accui&i^ ea prison piéventive.

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dont les environs furent dévastés par la guerre; la famine s'ensuivit. Leâ coupables durent payer une indemnité au comte de Genevois, mais le château ne fut pas reconstruit (13^9).

Sous Amédà' Vf; dit le comte Vert, la puissance de la maison de Savoie grandit considérablement. Il acquit le pays de Vaud et la principauté de Piémont. Aasfti lui sembla-l il tout naturel de faire de Genève sa capitale. Pour cela^ prolilant d'un séjour de l'empereur Clmrles IV à sa cour, il se fit donner, grâce â des instances répétées, le vicariat* de Tempire (136b). Celte dignité lui mettait en mains la direction d*un certain nombre de villes impériales, au nombre desquelles il crut pouvoir ranger Genève. Pour cacher celte usurpation manifeste de pouvoir, il fit élaborer un projet d'Universilé dont il voulait doter la ville et s*en déclara le protecteur, puis il s*empara de la juridiction temporelle de Genève, qu'il garda pendant plusieurs années. L'évêque Quillaume de Mareossej/, ayant réussi à démontrer ses propres droits à Tempereur, celui-ci, irrité d'avoir été joué par le rusé Savoyard, non seulement lui retira le vicariat de Tempire, mais, par un

^ Le vicaire de l'emperetir repr^seatah celui-ci dans les pays auiqiiëlâ on là prépoâaJt.

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