CAISSE
Une fois le tenancier provenu de l’honneur que lui fait le représentant d’une puissance étrangère en venant s’abreuver ou se iepaître chez lui, il
n’aurait plus qu’à s’en occuper, activement — et à le préserver de tout attouchement. fâcheux. — S’il négligeait de prendre les précautions nécessaires, ce serait à ses risques et périls. Quant at\x diplomates qui s’obstineraient à ne point se laire connaître, ils seraient malvenus à se plaindre
C’est ça; j’ai trouvé le joint, continua
M. Doucerain. Je . vais écrire au ministre.
Mais, tout d’un coup, il se frappa le front.
— Le ministre! Quel ministre? Oui, quel
ministre?... Voyons : l’écriteau se placerait en France : ça regarde le ministère de l'Intérieur Mais il concerne des diplomates étrangers : ça regarde le ministère des Affaires étrangères; ces diplomates sont quelquefois militaires : ça regarde le ministère de la Guerre; ils sont parfois marins : ça regarde le ministère de la Marine; 1 orthographe de l'écriteau devrait être — exactement — l’orlho-graphe officiel le : c'est l’affaire du ministère de l'Instruction publ que ; le placard pourrait êtic encadré; c’est l’affaire du ministère des Beaux- Arts Comment sortir de là? Comment?;..
Mais, en se promenant dans son cabinet, anxieux. M. Doucerain aperçut un journal du soir qu’on venait de placer sur son bureau. Machinalement, il le déplia. Le journal annonçait la chute du ministère Dupuy.
— C’est un malheur pour la France, affirma M. Doucerain. Mais c’est un bonheur pour moi : j’aurai le temps de réfléchir.