PRIME DE L’ESCARMOUCHE
Les lecteurs de Y Escarmouche apprendront avec plaisir, nous en sommes convaincus, qu’iPleur est possible, dorénavant, de se faire faire, pour la modique somme de 5 francs, un superbe portrait dont la valeur réelle ne saurait, nulle part, être évaluée au-dessous de trente francs.
L ’ Escarmouche vient, en effet, de conclure un traité avec M. Sescau, l'un de nos artistes-photographes les plus distingués.
Tout porteur d’un numéro de Y Escarynouche, se présentant dans les ateliers de M. Sescau, 53, rue Rocher, aura droit au portrait précité, d’un effet absolument artistique, et obtenu par un procédé complètement nouveau.
UffouA âommcA heureux d’annonceiO aux amateuzA que, par Auite d’une entente avec (no A dcAAinateuzA , nouA AommeA en mcAuz do? leur pzocuzeiO Ica (Lithographies e
ORIGINALES, tizécA à VSeNT EXEMPLAIRES seulement, AignècA et~j numéro téeccxo par VaztiAte, deajy dcAAincao pazuccp daneex? r(E^çA%m/OU(:e(H(E. <écA lithogzaphieA ezont~J miAeA en ventes, aux bureaux du journal, au prix de 2 fr. 5o etzj expédideA franco contre 2 fr. 7 5.
T%IBVV^E LIBERE
Nous insérerons toutes les semaines, à cette place, les plaintes des personnes, bien nombreuses malheureusement, qui 11'ont point à se louer d'un état social où tout, hélas! n'est pas pour le mieux... Si les faibles ont besoin d’être soutenus, les puissants ont besoin d'être éclairés. Nous croyons donc rendre service aux uns et aux autres en faisant l'accueil le plus large à toutes les doléances, pourvu qu'elles soient légitimes — et morales .
Monsieur le Directeur,
a double situation de rentier et de célibataire que le sort m’a faite me permet de vaquer en toute quiétude à certaines occupations agréables pour moi.
Vous les taxerez peut-être de manies de vieux garçon. Je n’y contredirai pas, bien au contraire, car mon petit vice, en somme, ne peut équivaloir à ceux que des personnes de mon âge et dans ma position entretiennent d’habitude; et je me crois autorisé à soutenir que le mobile qui m’a toujours conduit est d’une inattaquable moralité.
Je veux être concis, malgré mon penchant instinctif aux circonlocutions si naturelles à mon âge et si nécessaires, même ! Ce que je vous écris mérite mieux que la manifestation puérile de regrets pour des actes qui trouvent leur excuse dans leurs résultats.
Oui, monsieur, j’ai consacré plusieurs années de mon existence à des investigations laborieuses et impartiales, je puis le dire, des conditions de travail, de rétribution et de vie de l’ouvrier mineur. Ce que nul des prétendus économistes, philosophes ou informateurs des organes qui véhiculent le document humain, n’a pu découvrir, j’ai su moi, simple petit bourgeois bénéficiaire d'un revenu sensiblement inférieur à la retraite d’un ancien ministre, le dégager des ténèbres qui l’enveloppaient, le scruter, en pratiquer l’autopsie; et je me vante de ne l’avoir pas rejeté avant d’en avoir pénétré les secrets les moins soupçonnés, d’en avoir fouillé et mis en pleine lumière les recoins les plus mystérieux.
Aussi, est-ce avec une confiance absolue en ma découverte que je sollicite son exposition, dans les colonnes de votre honorée feuille.
Voici : Tout semble avoir été dit sur les causes primordiales des grèves et sur celles qui en augmentent la durée. La misère — résultante de la diminution des salaires — parut être, jusqu’à ce jour, pour ceux qui procédèrent aux diverses enquêtes, le facteur indiscutable de la cessation du travail.
Ensuite, seulement viennent les gens à phrases ampoulées, à gestes significatifs décrits par des mains gantées de crasse, qui hurlent la nécessité de la prolongation des grèves à l’infini.
Et l’on s’accorde sur ce point que ces rhéteurs patoisants gagnent, en, raison de la gène des ouvriers et de la besogne invariable qu’elle procure aux excitateurs, une interruption de quelques semaines dans une série de privations que le seul député de Clignancourt, — l’honorable M. Rouanet — est capable de dépeindre avec exactitude.
Oh! les heures lugubres où l’on poursuit, les yeux caressants et la voix roulaut des modulafions harmonieuses comme une période oratoire de M. Jaurès de Carmeaux, l’absinthe qui remplacera
r>ESS.N INÉD.T DE TOULO.
A l'Opéra ; Mmc Caron dans Faust