CHAPITRE XXIX
fois (le mon autorité, j'en conviens; mais a-t-il jamais «*\îsii; an homme, revêtu d'un pouvoir absolu, qui u'en ait pas abusé:' La conscience du pouvoir dont je jouissais me rendit insolent et dnr; et, malgré mon expérience et ma haine de la tyrannie, à peine fus-je armé du fouet, que je me surpris à faire le t\ ran.
Le pouvoir absolu enivre. La nature humaine est trop faible pour le supporter; s'il n'est à tout moment contrôlé et limite, il dégénère en tyrannie; et si même la douceur des liens de famille, la tendresse conjugale et L'amour paternel, ne sont pas îles garanties suffisantes contre les abus de ce pouvoir dangereux, ne serait-il pas vraiment ridicule et insensé d'en attendre autre chose que des abus, lorsqu'il n'est tempéré ni par le sens moral ni par la législation?