‹ L'esclave blancChapitre 168 sur 207 · CHAPITRE MAI · texte numérisé non relu

CHAPITRE MAI

Quand je revins à moi, je me trouvai entouré de quatre ou cinq négresses, qui. debout près de mon chevet, m'administraient des cordiaux, et poussèrent de grands cris de joie en me vovant rouvrir les veux.

Je m'aperçus plus lard que, durant mon évanouissement, mes poches et mes sacs de voyage avaient été fouillés, sans doute dans l'espoir d'obtenir quelque preuve de la complicité dont j'étais soupçonné', à cause (\(i la sympathie que j'avais témoignée à Tom.

Mais les seuls papiers que l'on trouva sur moi étaient (h^ lettres di3 crédit et d'introduction adressées aux meilleures maisons commerciales de Charlestown et de la Nouvelle-Orléans, et dans lesquelles on me posait comme un voyageur anglais faisant un tohl' en Amérique, etl partie pour ses affaires et en partie pour son plaisir.

Ces papiers, produits et lus en public, donnèrent lieu à une grande dissidence d'opinions parmi les juges souverains assemblés à Eglinton, qui procédaient à mon égard en qualité de comité de surveillance, avec les pleins pouvoirs dont la veille j'avais eu sous les yeux un si formidable exemple.

Le même coquin, qui par deux fois s'était entremis entre Thomas et moi et qui m'avait fait arrêter comme suspect,

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