‹ L'esclave blancChapitre 192 sur 207 · CHAPITRE LIV. ô · texte numérisé non relu

CHAPITRE LIV. ô

de s<m maintien, une assez laide grimace. Colter dit à Cassj de venir avec nous, ce qu'elle se bâta de faire, <'t dous quittâmes tous trois la salle «1rs \ entes. ;m moment où le jovial el loustic commissaire-priseur recommençait le cours de ses exercices et mettait en venie une femme de chambre de seize ans, élevée dans une lionne famille de Maryland, garantie intacte, preuves authentiques, sur laquelle il appelait de chaudes

offres.

le n'entreprendrai pas de décrire la scène de reconnais sance qui suivit entre Cassj et moi, quand elle retrouva le mari dont elle était séparée depuis si longtemps. Sa joie ne le céda point à la mienne: mais elle ne fut pas trèssurprise, me dit-elle, car elle avait toujours espéré fermement, et cet espoir exalté avait fini par s'élever aux proportions d'une croyance, que nous nous revenions un jour. Elle m'avait gardé sa foi d'épouse et d'amante avec une fermeté inébranlable, et le moment était venu où elle et moi allions enfin recueillir le fruit et recevoir le prix, elle de sa constance, et moi de mes efforts persévérants pour la découvrir et L-i rendre à la liberté.

Noeud sacré' de l'amour et de l'hymen, union di^ cœurs, les lois et les prêtres peuvent vous sanctionner, mais non point vous faire! Ni la séparation, ni le temps, ni la prospérité, ni le malheur, ni l'oppression, rien que la mort, et pas même elle, n'ont la puissance de vous rompre!

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