CHAPITRE XXIV
cette pensée absorbail entièrement mon esprit, — plus jetais persuadé qu'il valait mieux pour Penfanl qu'il mourût. Et, si sa mon ilr\;iit mettre en danger mon âme, j'aimais assez mon lils pour ne pas reculer même devant cela!
Mais, sa mère!
J'aurais voulu raisonner avec elle; mais je savais combien il serait inutile de mettre aux prises le jugement de la femme contre les sentiments de la mère; et je comprenais qu'une seule larme coulant sur sa joue, un seul de ses regards, comme celui qu'elle m'avait lancé lorsque je lui avais arraché l'enfant. remporterait de beaucoup, même dans mon esprit, sur le plus fort de mes arguments.
L'idée de préserver l'enfant, par un seul acte hardi, de tous les malheurs qui h* menaçaient, avait traversé mon esprit comme une faible étoile traverse les ténèbres d'une nuit orageuse. Mais cette lueur de consolation était éteinte; l'enfant devait vivre.
La vie que je lui avais donnée, je ne devais pas la lui reprendre. Non! quand même chaque jour de cette vie attirerait de nouvelles malédictions sur ma tête, — ■ et quelles malédietions! celles de mon enfant! — Tel est le dard qui reste enfonce dans mon cœur, la fatale blessure que rien ne peut
guérir!