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LANGUE ET VERSIFICATION XLIX

auteur. D'ailleurs, leur versification n'est pas identique.

Versification. — lia été établi dans un mémoire publié récemment l que les plus anciens poètes français ont coutume d'unir les deux vers octosyllabiques formant une paire, non seulement par la rime, mais encore par le sens. Ils évitent de commencer une phrase avec le second vers d'une paire, à moins que cette phrase soit complète en un vers. La règle, pour eux, est de commencer chaque phrase avec le premier vers d'une paire. Les poèmes de Chrétien de Troyes paraissent être les premiers où s'observent de fréquentes dérogations à cet usage. Cet auteur, qui manie le vers avec une remarquable souplesse, termine souvent une phrase à la fin du premier vers d'une paire, et par conséquent commence la suivante avec le second vers. Il brise l'unité originelle du couplet, ce mot étant ici employé en son sens propre pour désigner la paire de vers.

L'auteur de YEscoafle traite le couplet avec plus de liberté encore que Chrétien. On constatera facilement que ses phrases commencent le plus souvent avec le vers pair, c'est-à-dire avec le second vers d'un couplet. Si nous jetons les yeux sur les deux premières pages, nous verrons que la seconde phrase commence au v. 4, la troisième au v. 6, la quatrième au v. 14, la cinquième au v. 18, et ainsi

r. Romania, XXIII, 1 et suiv.

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