‹ L'escoufle;Chapitre 38 sur 49 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

de suite, à bien peu d'exceptions près. Cependant il faut remarquer que chaque nouveau paragraphe l commence presque toujours avec le premier vers d'une paire. C'est l'usage le plus ordinairement suivi. Quelques poèmes font exception. Ainsi, dans Guillaume de Dole, les paragraphes commencent le plus souvent avec le second vers du couplet.

L'auteur aime les rimes riches, ou, comme on disait autrefois, les rimes léonines ou consonantes 2. La recherche de la rime léonine entraîne forcément la production de rimes féminines dans une proportion supérieure à la normale. La normale, c'est-à-dire la proportion de rimes féminines chez les poètes qui ne recherchent aucun genre de rimes en particulier, est de 3o à 33 o/o ; dans YEscoiifle cette proportion est d'environ 45 0/0. Elle est bien moins forte dans le Lai de l'ombre (34 0/0).

La recherche des rimes riches entraînait au moyen âge l'association fréquente d'un mot simple

1. Les paragraphes sont, selon l'usage, marques dans le manuscrit et dans l'édition par une grande majuscule. On peut admettre en principe que la division en paragraphes remonte à l'auteur; toutefois, comme nous n'avons de YEscoufle qu'un manuscrit, on n'est pas assuré qu'elle a été toujours fidèlement conservée par le copiste.

2. On appelait rimes léonines (ou plus ordinairement leonimes) celles qui portaient sur les deux dernières syllabes du vers. Cette dénomination comprend donc tous les vers à rimes féminines. On appelait rimes consonantes celles qui portaient sur la dernière syllabe, y compris la consonne d'appui.

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