‹ L'espadon satyrique. Première éd. critique, d'après l'éd. originale de 1619, avec une pref. une bibliographie, un glossaire, des variantes et des notesChapitre 4 sur 54 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

Ea janvier ir>95, Henri IV résolut d'en finir avec les menées de la Cour d'Espagne, qui ravivaient constamment le parti de la Ligue. Lui qui devait rêver un jour du grand desfiein de réunir les peuples sous une

diplomates, députés et littérateurs. Ils sont allés en Palestine, à la III" croisade, à la suite de Frédéric Barberousse. Parmi les plus distingués, on relève les noms de Jehan d'Esternoz, abbé de Baumsles-Messieurs, Président du Parlement de Bourg-o^^nc et Conseiller de Jeanne de Bourgfog^ne, femme du roi de France Pliilippe-le-Long- ;

— Antoine d'Etornoz, tué à la bataille de Pavie ; — Louis d'Eiernoz, capitaine de cent hommes de g'uerre, au service de la maison d'Autriche; il devint commandant du Comté de Bours"0£rne, en i538. — Alexandre d'Eternoz, qui ddcndit Salins, lors de la conquête de la Franche- Comté par Louis XIV, et se vit accorder les honneurs de la g-uerre.

— Louis-IIumbert d'Eternod, Uls de Claude, le poète, eut pour fils François, qui passa en Allemagne, au servicede l'Electeur de Cologne, évoque de Miinster, et mourut en 1718, colonel de sa garde. La branche directe, celle de Claude, s'éteignit avec lui. — Lambert d'Eterno, Chevalier de Saint-Louis, dont une terre fut érigée en comté dans les Flandres françaises; cet officier descendait d'une branche collatérale du rameau aîné dont Claude était issu. — Antoine Joseph-Philippe Régis, troisième comte d'Eterno et baron de Montfort, Mestre-dccamp de cavalerie, Enseig'ne de la compagnie du 22" chevau-légers de la g'arde ordinaire du roi. Il fut envoyé à Berlin comme ministre plénipotentiaire de Louis XV, en remplacement du marquis de Pons.

— Angc-Philippe-Honoré, son fils, né en 1770, officier en 1788 du régiment du Roi; il devint aide-de-camp de Jérôme Bonaparte et l'acompagna en Westphalie. Chambellan de Madame-mère, Marie Létitia, il fut créé baron de l'Empire, .\yant renseigné l'Empereur sur les agissements du roi Jérôme, il fut cha.-'g'é de deux missions périlleuses dont il se tira avec honneur. Il devint ministre du roi de Wesphalie, et fut élu en 1820 comme représentant du parti libéral. 11 a laissé un recueil de poésies, inVilulv. Essais poé/iqucs, par H. d'E., Paris, imprimerie Moreau, 1822, in-8, 104 pp. Ce sont des vers faciles et souvent incoT-rects, mais où perce parfois une pointe d'humour rappelant faiblement l'auteur de l'Espadon. — Ferdiiiaud-Charles- Honoré-Phiiippe-Félix, comte d'Esterno, i8o5-i883, qui fonda la Société agronomique de France. Il est l'auteur d'un g'rand nombre d'ouvrages économiques et scientifiques, et peut être considéré comme l'un des précurseurs de l'aviation, pour avoir donné le dessiu d'un appareil, rigoureusement étudié, qui reproduit de très près la forme de l'oiseau.

seule lulelle, en appela par artiflce à l'Europe, pour dénoncer la dangereuse ambition de Philippe II; en même temps il déclara la g-uerre à l'Espagne. Son habileté n'était pas seulement dirigée vers l'extérieur : elle tendait encore à forcer les ligueurs à se réclamer ouvertement de l'ennemi ; ainsi devaient-ils se rendre odieux à la Nation, qui n'aspirait plus qu'à la paix.

Pendant que Biron envahissait la Bourgogne, le Connétable de Castille Velasco organisait la Franche- Comté; sur l'ordre de Philippe, il y jetait le plus d'hommes possible, sans regarder au préjudice des Etats de Flandre et de Milan. A leur tour, les Aventuriers lorrains d'Aussonville et Tremblecourt s'emploj^èrent à contrarier sa manœuvre en pénétrant dans le Comté, à la tête de mille hommes de cheval et cinq cents hommes de pied.

Dès que la nouvelle se fut répandue des projets du roi de France, la ville de Salins s'était empressée de se fortifier. Un conseil de guerre ordonna des rondes de nuit, fit l'achat de deux cents piques et se procura deux cents livres de poudre à Strasbourg.

Les capitaines lorrains, repoussés dans une attaque contre Besançon, prirent Quingey et le pillèrent ; puis ils marchèrent sur Salins, qui, prévenu de leur approche, garnit d'artillerie les tours de Ciron et d'Andelot, terrassa la porte de Malpertuis, et disposa la milice bourgeoise en ordre de bataille dans le faubourg Saint-Pierre. La défense de la place revenait à Pierre d'Esternod, échevin, et lieutenant pour le Comte de Champlitte, Gouverneur. D'Esternod,

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