Conc. Toletanum, w
4. H. Flouez, Espana sograda, l. IV, p. 131-133; t. XI., p. 341-3u0 et la disscitation de lUsco, p. S'iO-SSi.
5. Cx^VAM, Martin von Bracara's Schrifl De correctione rusticorum, 111-8", Crisliania, 4883.
forme efficace de résistance à la religion officielle représentée par les évêques et le parti épiscopal avec lesquels il était en lutte ouverte et dont l'hostilité se trouvait ainsi détournée en partie vers un autre objet.
Un des caractères de l'épigraphie chrétienne en Espagne, c'est la rigoureuse chronologie qu'on peut établir, puisqu'un très grand nombre de pierres porte une date certaine. Grâce à ces marbres, il devient facile de dresser une chronologie des formes paléographiques, laquelle permet de classer les marbres non datés. Les dates nous sont données d'après l'ère d'Espagne qui présente une différence de trenteneuf années d'avance sur l'ère chrétienne. L'ère d'Espagne fut en usage non seulement en Espagne, mais en Afrique et dans la Gaule narbonnaise. Pendant toute la durée de l'époque que nous étudions cette ère fut en vigueur, ce n'est qu'à partir duxii*^ siècle qu'elle disparut progressivement des provinces.
« Le latin d'Espagne d'après les inscriptions » a fait l'objet d'une étude approfondie ainsi que l'origine germanique des noms propres qui se lisent pendant la période visigothique.
Les inscriptions ont été éditées par l'académie de Berlin d'après les mêmes règles qui ont été suivies pour le Corpus inscript, latinar,, avec toutefois cette heureuse innovation que les pierres encore existantes ont été reproduites par le dessin et par la photographie. Dans le Boletin de l'Académie de l'Histoire paraissent annuellement les comptes rendus des découvertes épigraphiques profanes ou chrétiennes.
. La période antérieure à la paix de l'Eglise n'est représentée par aucime inscription certainement chrétienne; un seul marbre peut donner lieu à quelques
doutes. Sous les empereurs chrétiens, on ne rencontre guère que des épitaphes plus ou moins prolixes. C'est à l'époque de la monarchie visigothique que l'épigraphie se développe et forme deux groupes bien marqués : les inscriptions funéraires et les inscriptions honorifiques et commémoratives, et cellesci ont d'autant plus d'importance que les épitaphes sont d'ordinaire plus laconiques et banales. Contrairement à ce qui se rencontre en Gaule, en Afrique, à Rome, les chrétiens se montrent peu soucieux de nous révéler leurs secrets de famille et de faire allusion aux querelles et aux croyances religieuses. Catholiques, ariens, priscillianistes ne se sont guère préoccupés de nous mettre au courant de leurs rivalités. La seule allusion confessionnelle incontestable se lit sur une inscription de Grenade restaurée sous le règne de Récarède. On y parle de trois églises et on dit : Hec s[an)c[t)a tria tabernacula in gloriam trinitatis ^ . Nous devons cependant mentionner une curieuse inscription de Corao dans Jaquelle Don Aureliano Fernandez Guerra croyait pouvoir interpréter un sigle par ces mots : En el nombre de la santa é individua Trinidad.
L'épigraphie nous a conservé un assez grand nombre de compositions dans lesquelles l'intention poétique et la forme métrique tiennent lieu le plus souvent de poésie véritable ^. Les pièces dont se compose V Anthologia hispana vêtus se rapportent, pour la plupart, aux v'', vi® et vii*^ siècles ^. Leur mérite littéraire est nul ou peu s'en faut; on y retrouve les
\. HrEBNER, Inscript. Hispan. christ., n. 115.
2. Id., n. 10, 12, 23a, 49, 8G, 123, 12t, 130, 132, 142, 158, 165, 176 : Suppiem., n. 355, 363, 371; rien d'utilisable dans les u. 21, 34 a, 55,65, 128, 129, 14», 156, 169.
3. E. Le Blant, dans le Journal des Savants, 1872, p. 312 sq.
inexorables banalités dont, versée temps, les rimeurs d'Italie et de Gaule remplissent leurs ouvrages. Ce caractère de parenté étroite, autant pour la forme que pour le fond, se retrouve d'une manière générale dans les inscriptions chrétiennes d'Italie, de Gaule, d'Afrique et d'Espagne.
La numismatique des empereurs chrétiens ne présente pas en Espagne un intérêt différent de celui qu'elle offre à la même époque dans les autres provinces de l'empire. Les ateliers monétaires de la péninsule ont leurs coins et leurs frappes, mais les indications qu'on en peut tirer pour l'histoire générale sont assez insignifiantes. 11 n'en est pas de même pour la numismatique des rois visigoths. Peu de séries, sous le rapport de la succession des règnes, offrent un ensemble aussi complet que les monnaies visigothes depuis Léovigild jusqu'à Rodrigue, sauf pour le règne de Récarède II. La suite géographique laisse davantage à désirer : un nombre probablement considérable d'ateliers reste encore à découvrir, et, de ceux que nous connaissons, toutes les émissions sont loin de nous être parvenues. Les monnaies visigothes, à cause de leur aspect barbare, ont été longtemps dédaignées. Par conséquent de grandes quantités ont été jetées au creuset; aussi sont-elles devenues extrêmement rares.
Ce sont des monuments inappréciables pour la géographie de l'Espagne de ce temps. Elles éclaircissent certaines parties des textes des plus anciens chroniqueurs et des documents ecclésiastiques, vrais ou falsifiés, antérieurs au x^ siècle. Ces monnaies ne sont pas moins instructives si l'on étudie l'état de la civilisation et de la prospérité des provinces espagnoles sous la domination des Visigoths, il suffit de
comparer leur style, leur fabrique et leur titre. Leur décadence déjà si marquée dès le temps du roi Wamba, ne fait que continuer en augmentant sous les règnes suivants; les types empreints sur le flan des triens ne sont plus que d'informes débris, avec lesquels il est souvent difficile de reconstituer l'apparence d'une tête ou d'un buste. En 1891, un trésor visigoth contenant environ mille pièces de monnaie a été découvert à la Capilla, révélant diverses particularités inconnues et, entre autres, les noms de deux rois Jajita et Judila, les mentions de nouveaux ateliers monétaires.
L'archéologie monumentale de l'Espagne romaine et visigothique, au point de vue chrétien, est d'une pauvreté insigne. L'ouvrage consacré aux antiquités chrétiennes par D. Aureliano Guerra demeure manuscrit, faute d'obtenir du gouvernement espagnol ou de l'Académie de l'Histoire la subvention nécessaire pour sa publication. Il n'est pas possible de juger ce travail sans l'avoir vu. Les divers fragments publiés par l'auteur attestent un esprit cultivé et érudit, avec quelque excès de bienveillance pour les légendes locales. Les majestueuses et encombrantes collections : Monumentosarquitectônicos de Espana et Miiseo Espafiol de Antigûedades s'occupent principalement des souvenirs d'une période que nous n'étudions pas; on y trouvera quelques monographies ayant trait à des monuments chrétiens, sarcophages etc. Les Visigoths ont détruit plus qu'ils n'ont créé, car ce qui subsiste aujourd'hui de leur architecture, les deux basiliques de San Juan de Bafios et de San Roman de La Hornija, ainsi que quelques chapiteaux, des dalles funéraires, des fonts baptismaux et quelques statues mutilées, ne per-
mettent pas de supposer qu'ils aient possédé un art véritablement propre et original. Ils semblent plutôt s'être bornés à utiliser à leur usage les constructions romaines, et s'étant convertis au christianisme, à transformer en églises les anciens temples. Avec les traditions d'art, mais bien dégénérées, de leurs prédécesseurs, ils amalgament quelques éléments byzantins d'origine. Ce dernier apport est surtout Sensible dans leur art somptuaire dont les musées de Cluny et de VArmeria, à Madrid, possèdent de si intéressants spécimens dans les couronnes votives découvertes à Guarrazar, près de Tolède.
Le trésor visigothique de Guarrazar, trouvé en 1858 et conservé intégralement au musée de Cluny, à Paris, se compose de pièces d'orfèvrerie uniques en leur genre, remontant au vii*^ siècle. Ce sont des exi>oto qui offrent un grand intérêt pour l'histoire de l'orfèvrerie et de la décoration de verre rouge cloisonné. En outre elles apportent un contingent précieux à l'étude des arts chez les barbares.
La peinture n'est pas représentée en Espagne, la sculpture n'offre qu'une seule statue et des fragments sans intérêt; le bas-relief compte quelques sarcophages, une trentaine environ à partir du iv^ siècle. La plupart ne s'écartent pas de la disposition et du type consacrés à cette époque. Seul un sarcophage de Saragosse représentant l'assomption de la Vierge offre un intérêt particulier.
Chronique du continuateur de Jean de Biclar :
H. Florez, t. VI, p. 430-441, S*' édit. ; Aureliano Fernandez
GuERRA, Caida y ruina del Imperio visigôtico espanol, in-8°,
Madrid, 1883, p. 43-44.
Chronique d'Albelda et appendice •
A. PoTTiiAST, t. I, p. 210; P. L., t. CXXIX, col. 1127-1136, 1136-1140.
Chronique d'Alfonso III :
H. Fi.OREz, t. XIII, p. 178-481, in-8, Madrid, 1783, 2" cdit. Chronique du moine de Silos :
Id., t. XVII, p. 263-271, in-8°, Madrid, 1789. Chronique de Luc de Tuy :
ScnoTï, Hispania 27/Ms/r«^a, in-4," Francofurti, 1608, t. IV. liodrigue Ximenez, de Tolède :
De rébus Hispaniœ, dans Opéra PP. Tolelanorum, Matriti, 1783, t. II; J. Tah^han, op. cit., préf., p. xiv-xv. Akhbâr JMadjmoua :
AKHBAR-MACHMuà, Colecciôii detradiciones. Cronicaanonima del siglo XI dada â luz por primera vez, tralucida y anotada por E. Emilio Lafuente y Alcantara, in-8°, Madrid, 1867; R. DozY, Recherches sur V histoire de la liUéralure de V Espagne pendant le moyen âge., in-12, Paris, 1881, t. 1, p. 21-57. Ahàdîth al-imàma wa-'s-siyàsa — « Récits relatifs au pouvoir spirituel et temporel », écrit entre 1062 et 1150, contient le récit détaillé des conquêtes de Mousàen Afrique et en Espagne. C'est presque la fantaisie pure.
Évêques de Mérida :
H. Florez, t. XIII, p. 325 sq., 2'= édit., Madrid, 1816; C. de Smedt, Anonymi Libellas de vitis et miraculis Patrum Emeritensiwn Paulo diacono Emeritensi vulgo inscriptus, in -8°, Bruxelles, 1884.
Saint Millan :
Saxdoval, Fundaciones de San Benito, in-fol., Madrid, 1601, p. 3-10; T. MiNGUELLA, SanMillânde la Cogolla, Madrid, 1883. Saint Fructueux :
A. PoTTHAST, t. II, p. 1323; IL Florez, t. XV, p. 450-404, Madrid, 1759.
Valerius :
IL Florez, t. XVI, p. 391-416, 2« édit., Madrid, 1787 : De vana saeculi sapientia, c. xxix-lxvii.
Sisebuth :
P. L., t. LXXX, col. 303-378; A. Potthast, t. III, p. 1023; R. Krusch, Passiones vitaeque sanctorum aevl Merovingici, Ilannoverae, 1896, p. 621-028.
Bulgaran :
A. PoTTiiAST, t. I, p. 175; P. L., t. LXXX, col. 167. Braulion de Saragosse :
A. PoTTHAST, t. 1, p. 169; t. II, p. 1221. Cassiodore :
A. PoTTHAST, t. I, p. 197; JuNGHANS, HlstoiTe Critique des
règnes deOdldéric et de Chlodoveck, trad. Monod, p. 104-108, p. 152-153.
Monuments juridiques :
Bibliographie des travaux modernes dans A. Fernandez GuERRA, Hisl07Ha gênerai del Derecho espanol, in-8°, Madrid, 1887, t. I, p. 354-362 ; Historia de Espana desde la invasion de los pneblos germànicos hasta la ruina de la monarquia visigoda, in-S", Madrid, 1897, t. I, p. 27 sq. Lex romana Visigothorum ad LXXVI librorum manu scriplorum fidem, in- 8°, Leipzig, 1848, édit. Haenel; Ch. htcuwAi^, Remarques sur l'interprétation de la Lex romana Wisigothorum, dans les Annales du Midi, 1889, p. 145-182; Fr. de Cardenas, Una ley de Tendis desconocida, dans Boletin de la real Academia de la Historia, 1889, avec le commentaire du P. F. Fita ; K. Zeu- MER, Leges Visigothorum antiquiores, in-8'', Hannovera, 1894; Bveviariwn Alaricianum. Romisc/ies Reclit in frankischen Reîch. In systematischer Darstellung von D' Max Conrat, in- S°, Leipzig, 1903; Conrat (Cohn), Geschichte der Quellenund Literalur des rômischen Rechts im frïiherem Mittelalter, in-8°, Leipzig, 1889, p. 277-284; Cardenas, iVo^icia de una compilaciôn de leyes roinanas y visigodas recientemiente descubiertas in Inglaterra, in-8'', I\ladrid, 1889; A. Gaudenzi, Tre nuovi frammenli dell' Editto di Eurico, Revista italîana per le scicnze giuridiclie, 1888, t. Yl. Lcgis Romanae Wisigothorwn fragmenta, in-fol., Matriti, 1896. Cf. EsMEix, dans la Nouvelle revue historique du droit français et étranger, 1889. Legis Romanae Wisigothorum fragmenta, édit. P. Cardenas et P. Fiïa, in-4", filadrid, 1896; FiCKER, Ueber naliere Verwandschaft zioischen spanisch-gotischen und norivegisch-islandische Recht, Innspruck, 1887; Amira dans Literaturblatt fur germanische und romanische Philologie, 1888; Maurer, Zur nordgermanischen Rechtgeschichte, dans Kritische Vwrteljahrschrift zur Gesetzgebung und Recht wissenschaft, 1889, t. XXXI, p. 180-197.
Formules :
Formidae Wisigothorum, édit. Zeumer, in-4°, Hannover, 1886; A. Gaudenzi, Nuove formule di giudizii di Dio, dans Alti e Memorie délia R. Depulazione di storia patria per le provincie di Romagna, 3® série, t. III, Bologna, 1885, p. 466-
Sur les « Chroniques » :
Sur les origines et le caractère de l'historiographie, du iv" au vnf siècle : Monod, Études critiques sur les sources de V histoire mérovingienne, in-8'', Paris, p. 311; Wattembach, Deutschlands Geschichts quellen in Mittelalter, 4'' édit., in-8°,
20 LESPAGNE CHRETIENNE.
Berlin, 1877, t. I, p. 45-17; Behmieim, Lehrbuch der hislorischen Méthode, in-8", Leipzig:, 1881), p. 21-24, 40-54; Mye, Les historiens chrétiens d'Occident au V siècle. La Chronique d'Idatius, in-8', Paris, 1848, p. 1-12.
Paul Orose :
A. PoTTHAST, \]'egweiser durch die Geschichtswerke, in-S", Berlin, 1896, t. 11, p. 882; Corp. script, eccles. latin., édit. C. Zangmeisteh, in-8'', Vindobonae, 1882, t. V, in-8", Leipzig, Teubncr, 1889.
Prosper d'Aquitaine :
A. PoTTHAST, t. II, p. 941, sq. ; P. L., t. Ll, col. 535-606; Th. MoMMSEN, dans Monum. Germ. hist. Auct. antiquiss., t. IX, p . 385-485. 486499.
Chronicon impériale :
A. PoTTHASï, t. 1, p. 771; MoMMSEN, ibid., p. 631, 646-662. Idace :
A. PoTTHAST, t. I, p. 639; Mommsen, ibid., t. XI, p. 13-36, cf. pref., p. 4-12. L'édition de Gaeizon, publiée par P. F. X. de Ram, à Bruxelles, en 1845, contient des notes traduites : Idatii episcopi Chronicon, correctionibus scholiis illustratum a Joa. Matth. Garzon, hispano, etc.
Jean de Biclar :
A. PoTTHAST. t. I, p. 657; Mommsen, ibid., t. XI, p. 211-220. Marc Maxime de Saragosse :
A. PoniiAST, t. 1, p. 765. La Chronique de M. est de la composition de J. Roman de la Iliguera. Le catalogue de S. Isidore De viris illustr., 33, atteste son existence : brevi stylo... historico et composito sermone.
Isidore de Séville :
Chronicon maius ab orig. C. 6159 A. Potthast, t. I, i). 687; P. L., t. LXXXllI, cf. I0I7-1058.
Chronicon minus : A. Potthast, t. I, p. 688; P. L., t. LXXXIII, col. 1107-1114.
De scriptoribus ccclesiasticis : A. Potthast, t. I, p. 688 ; P. L., t. LXXXIII, col. 108I-I106.
Epistola ad Elladium Toletanwn : P. L., t. LXXXIII, col. 92; Monum. Germ. hist. Epist. III, 661.
Historia Gothorum, Vandalorum et Suevorum ab ann. Chr. 176-628 (ère d'Esp., 214-666) : A. Potthast, t. L p. 688; P. L., t. LXXXIII, 1057-1082.
Chronicon regum Wisigothorum : P. L., t. LXXXIII, col. 1043-1057 (attribution injustifiée).
Originumsive Etymologiaru7n libriXX : P. L., t. LXXVII, col. 73-728, 729-1054; A. Potthast, t. I, 689. Histoire de la révolte de Paul, ou Vie de Wamba :
H. Florez, Esp.sagr., t. VI, p. 542-565, iii-8^ Madrid, 1859, ;> (klit.
Clironi(iuc de Vulsa :
IL Florez, t. II, p. 177-181, in-8% Madrid, 1751, 2" édit.
Listes roj'ales :
Gaudenzi, Un'antica compilazione di diritlo romano é visîgoto, in-8°, Bologne, 1886, p. 185-186.
Anonyme de Cordoue :
Le dessein de ce chroniqueur, qui écrivait en janvier-juillet 75-1 apr. J.-C, était de continuer la Chronique de Jean de Biclar et celle d'Isidore de Séville. L'ouvrage ressemble plus à celui de Jean de Biclar puisqu'il accueille lui aussi tous les événements qui s'accomplissent dans l'empire d'Orient, au nord de l'Afrique, en Espagne et dans la portion de la Gaule narbonnaise soumise aux rois goths de Tolède. Tandis que Jean de Biclar n'a eu à enregistrer que des événements d'une médiocre importance, l'anonyme de Cordoue doit raconter la naissance et le progrès de l'islamisme. L'Arabie, la Palestine, la Syrie, la Perse, l'Egypte, l'Afrique septentrionale soumises en moins d'un siècle, la destruction du royaume de Tolède, la bataille de Poitiers, les luttes entre la dynastie des Omayades et celle de Abbassides, le tout précédé d'une notice très courte des empereurs qui se sont succédé sur le trône de Byzance, de l'an 610 à l'an 754, et de l'histoire plus détaillée des rois visigoths qui ont régné en Espagne pendant le premier siècle de cette période d'un siècle et demi, voilà l'énoncé sommaire, mais complet, du sujet de la Chronique qui avait reçu de son auteur \etitred'EpUoma[imperatorum/'] etdont les vicissitudes ont été racontées par le P. J. Tailhan, Anonyme de Cordoue. Chronique réunie des derniers rois de Tolède et de la conquête de l'Espagne par les Arabes, in-foL, Paris, 1885. R. DozY, Recherches sur Vhistoire et la littérature de V Espagne pendant le moyen âge, in-I2, Paris, 1881, t. I, p. 3-14, s'était occupé de cette Chronique mise sous le nom d'un certain Isidore, dont la bévue d'un copiste avait fait un évêque de Beja, d'où son titre ancien de Chronicon Pacense. Sur ce point encore on trouvera dans J. Tailhan, préf., p. vni, tous les éclaircissements désirables. Le titre d'anonyme de Cordoue paraît suffisamment autorisé jusqu'à nouvel ordre par l'emploi qu'en font R. Dozy et J. Tailhan.
1. EwALD, Neues Archiv, t. X, p. 605, fait observer avec raison que l'édition Tailhan ne peut être tenue pour définitive, l'auteur ayant négligé de collationner le ms. d'Alcobaça, aujourd'hui à la Bibliotheca universitaria de Madrid.
On n'a aucune raison de penser que l'auteur fut prêtre ou évèque K
Pour les temps antérieurs à l'arrivée des Syriens en Espagne cette Chronique est bien plus complète que celles des auteurs musulmans, car les Arabes, quand ils se mirent à écrire, avaient presque oublié les événements de cette époque. Pour les guerres civiles qui précédèrent l'entrée d'Abdérame P"" en Espagne, elle est aussi d'une grande valeur; de plus elle fournit sur la conquête des renseignements précieux quoique fort courts. Malheureusement elle est souvent obscure. La faute en est en partie à l'auteur dont le st3'le, à la fois incorrect et prétentieux, porte tous les signes de l'extrême décadence littéraire. Ajoutez-y qu'il écrivait en prose rimée, genre de composition qui était alors à la mode dans toute l'Espagne, mais qui a souvent contraint le Chroniqueur à donner un tour forcé à ses phrases.
Conciles :
J. S. de Aguirre, Noiilia Conciliorum Hispaniae, Salmanticae, 1886; avec addit. de J. Catalani, Romae, 1752; et annot. de Sylv. Puego, Matriti, 1781 ; les collections de Labbe, Mansi et V Histoire des Conciles de Héfélk; M. Reigy Casanova, Cuesliones canonicas, in-4", Toledo, 1904, p. 169.
Ère d'Espagne :
Joh. Heller dans SybeCs Hislorische ZeUschrift, 1874, t. XXXI, p. 31 sq.; E. IIuebner, Corp. inscr. lalinar., t. II, Supplem., p. 1112; Inscript. Hispan. Christian. Supplem., 1900, p. vn-ix; Mommsen, dans Xeues Archiv filr illtere deutsche Geschichtskwide, 1895, t. XVIII, p. 271 sq. ; F. Fita, Indicciones firiegas en lapidas visigôticas, dans Boleiin de la Academia, 1892, t. XXI, p. 5-19.
Latin d'Espagne :
A. Carnoy, Le latin d'Espagne d'après les inscriptions. Étude phonétique et morphologique, dans Le Museon, 1901, t. II, p. 74-116, 129-170; 1902, t. III, p. 5-39, 351-390.
E. Foerstermann, Altdeutsche Xamen ans Spanien, dans Ad. Kuhn's Zeiischrift filr vergleichende Sprachforschung,
1872, t. XX, p. 433 sq.
Épigrapliie :
E. Huebner, Inscriptiones Hispaniae Chrislianae, in-4°, Berolini, 1871; Inscriptionum Hispaniae Chrislianaruni Supplemcntum, in-io, Berolini, 1900. Un premier supplément donné dans les Inscriptiones Brilanniae, en 1876, est annulé par le supplément de 1900 qui publie ces quelques descriptions à nouveau. On trouvera dans les préfaces des deux ouvrages cités tous les renseignements ayant trait au sujet. C. Aure-
i.iANO Feunandez Guerha, Cantabria, dans Boletin de la sociedad geograftca de Madrid, 1878, t. IV; F. Fita dans Bolelin de la Academia de Hisloria, passim.
Numismatique : ••
M. Florez, Monedas, y Medàllas de las colonias, municipio y pueblos de Espana, in-l'\ Madrid, 1773; Al. Ueiss, Description générale des monnaies des rois visigoths d'Espagne, in-4% Paris, 1872; cf. Dahn, Bausleine, in-8'', Berlin, 1880, t. Il, p. 296-301 ; E. Huebner, Inscr. Hisp. Christ. SuppL, 1900, p. ix; F. Dahn, Die polUische Geschichte der Westgothen, in-8°, Wurzburg, 1880; E. Fernandez y Lopez, ^^ Tesoro visigolico de la Capilla, in-4", Sévilla, 1895, cf. E. Huebner, dans Deustche Literaturzeitung, 1897, p. 498 et Revista critica, 1897, t. II, p. 93-97; A. Engel, dans Gazette numismatique, 1898, p. 125 sq., cf. G. CiROT, clans Revue des Études anciennes, 1899, t. I, p. 168; Bulletin hispanique, 1899, t. I, p. 41 sq.; R. Mowat, dans Revue numismatique, 1899, p. 102sq.;D. Aureliano Fernandez Guerra, Caida y ruina del imperio visigolico espOnol, in-8°. Madrid, 1883, p. 52-55.
Archéologie monumentale :
E. Huebner, La arqueologia de Espana, in-8'', Barcelona, 1888; Die antiken Bildwerke in Madrid, nebst einem Anhang, enthaltend die iXbtngen antiken Bildiverke in Spanien und Portugal, in-12, Berlin, \%&l; Monumentos arquitectônicos de
Espana publicados bajo la dlreccion de una Comision,
in-fol., Madrid, 1859; MuseoEspanolde Antigïœdades bajo la direccion del doctor D. J. d. D. d. la Rada y Delgado, in-fol., Madrid, 1872-1880, 11 vol.; Aureliano F. Guerra, El templo de San Juan Bautista en Bahos dans Hist. de Espana, t. Il, p. 43-65; AssAS, Ensayo histôrico sobre los diversos generos de arquitectura empleados en Espana desde la dominaciôn romana hasta nuestros dias 1848; Nociones fisionomico-historicas de la arquitectura en Espana, dans Semanario pintoresco-espanol, 1857 ; Guerra et Fita, Recuerdos de un viage à Santiago de Galicia, in-8°, Madrid, 1880; Fr. Simon y Nieto, Brève noticia de la basilic a Visigoda de San Juan Bautista, en Banos de Cerrato, dans Atti del II Congresso internazionale, Roma, 1902, p. 277-283; Fr. Th. Rodriguez, Basilica de San Juan de Bafios de Cerrato, dans même recueil, p. 283-289.
Trésor de Guarrazar :
A. Delgado, Memoria historia-critica sobre el gran disco de Theodosio encontrado en Almendralejo, in-4°, Madrid, 1849; J. Amador de los Rios, El arte Latino Bizantino en Espana y las Coronas visigodas de Guarrazar, ensayo historico-critico, in-4°, Madrid, 1861 ; F. de Lasteyrie, Description
du trésor de Guarrazar, accompagnée de recherches sur toutes les questions archéologiques qui s'y rattachent, in-4°, Paris, 1860; AuRELiANO GiJERRA, La Corona de Recesvinto y otras Alhajas, dans Hist. de Espana, t II, p. 64-83, 437-474; S. Pedro de IMadrazo, dans Monum. arquitect. de Espana. Sarcophages :
J. FiCKER, dans Mittheilungen des deutschen archâologischen Instituts 1889, t. IV, p. 17-18 (Rômische Abtheilung); Die aUchristlichenBildxDerke in Muséum des Laterans, in-S", Leipzig, 1890; E, Huebner, Inscript. Hisp. Christ. Supplem., 1900, préf., p. n-v, donne un catalogue de 23 sarcophages A. E. de Molins, Catalôgo del Museo jjrovincial de antigïiedades de Barcelona, in-8°; Barcelona, 1888, p. 112, n. 871; Joaquin Botet y Siso, Sarcofagos romano cristianos esculturados que se conservan en Catalona, in-8°, Barcelona, 1895; Aureliano Fern. Guerra y Orbe, Monumenio Zaragozano del afio 312 que 7'epresenta la asuncion de la Virgen, in-8'', Madrid, 1870; J. Botet y Siso, Noticia historica y arqueolôgica de la antigua ciudad de Emporion, Madrid, 1879, p. 118 sq.; F. FiTA, Inscriptiones romanas de Talavera, n. 52 : Sarcofago cristiano, dans Boletin de la real acad. de la Historia, 1883, p. 287-298, fig. ; Fragmento central de un sarcofago CristianOf hallado en Dénia, dans même recueil, 1890, t. XVII, p. 521, fig.; Ibid., 1887, t. X, p. 267 sq., ûg.; Piedra gnostica de Astorga, dans Boletin, 1887, t. X, p. 242, fig.; Sobre très lapidas cristianas de la epoca visigoda, halladas en Merida, dans ^o^e^in, 1886, t. IX, p. 396 sq., ûg.;t.^.Sepulcros delprimitivo arte cristiano exislentes en la cripta de santa Engracia de Zaragoza, dans Atti del II Congresso internazionale, Roma, 1902, p. 79-84; Roque Chabas, Elsepulcro de Severina, dans même recueil, p. 1 19-151.