‹ L'Espagne de l'ancien régime (volume 2)Chapitre 17 sur 30 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le règne (le la noblesse était fini, et si puissant que fût encore l'empire de la religion sur Tâme espagnole, le clergé n'en représentait pas moins le passé ; sa conception particulière de la société ne répondait plus aux tendances, aux aspirations qui se manifestaient déjà dans le public, et il y avait peu à espérer qu'il se ralliât jamais à un mouvement, où il avait en somme beaucoup plus à perdre qu'à gagner. C'est dans les villes qu'il faut chercher la classe vraiment vivante et intéressante delà nation. C'est là que se rencontraient les hommes les plus instruits et les plus libéraux, ceux qui apprenaient et progressaient, ceux qui regardaient en avant et non en arrière. C'est là qu'on peut espérer surprendre la vie espagnole dans son complet épanouissement. Madrid mérite une place à part parmi les villes espagnoles, et c'est par lui qu'il convient de commencer.

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