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X. — Ecoles élémentaires (Esouelas de primeras letras

L'honneur d'avoir songé à instruire le peuple revient en grande partie à l'Eglise.

En 1600, un noble aragonais, D. José Calasanz, chapelain du cardinal Colonna, fonda l'ordre des Escolapios qui s'installa à Moya (Catalogne), en 1683, et pénétra en Castille, sous Ferdinand VI.

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Plusieurs congr'^gations de femmes, les Dominicaines, les Franciscaines, les Auguslines. ]es Carmélites, s'étaient vouées à renseignement des filles. En 1650, une congrégation française, la Compagnie de Marie, s'installa à Barcelone.

Un ordre, dit des Bethléemites, fut créé à Guatemala vers 1660, par Pierre de Béthencourt, pour développer l'instruction primaire en Amérique; en 1687, Tordre comptait vingt-sept maisons au Pérou et en Nouvelle-Espagne (1).

LTspagne eut aussi ses maîtres d'école laïques. En 1642, Philippe IV confirma les statuts de la Corporation des magisters de Madrid , fondée sous le vocable de Saint- Cassien, et leur donna le droit d'examiner tous les maîtres d'école du royaume. Philippe V les autorisa en 1743 à envoyer des inspecteurs dans les écoles (2). Chez les laïques, comme chez les ecclésiastiques, les méthodes restèrent étrangement rudimentaires et barbares.

Larruga écrit qu'il n'y avait dans les écoles ni plan, ni discipline, et considère les rentes qui leur sont léguées comme de l'argent perdu (3).

D. Lucas Maria Romero del Barrio n'est pas moins sévère. Au bout de deux mois d'école, l'enfant n'a encore appris qu'à connaître sa place, puis on lui donne une planche avec les lettres, et il reste six heures par jour à considérer ces caractères, qui sont pour lui du chinois; comme les lettres ont des noms étranges, qui ne correspondent pas à leur valeur en composition, l'enfant met six mois à apprendre à épeler, prononce mal, et comme il a été très battu, est dégoûté du livre avant de savoir lire — (les magisters avaient pour axiome que la le Ira con sûngre entra). Les méthodes pour l'enseignement de Técrilure et du calcul ne sont pas meilleures ; on abrutit l'enfant sans profit, et, en dehors du catéchisme, l'enseignement qu'il reçoit est sans valeur éducative (4).

Cabarrus se révolte contre la discipline déprimante des

(1) V. de La Fuente, Bist, de las Universidades, t. III, p. 148 à 150.

(2) Antonio Gil de Zarate, La instruccion publica en Espafîa , 1. 1 p. 238.

(3) Larruga, Memorias^ 26, p. 249.

(4; Archivo de Alcala. Inst. pub. L»g. 119.

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Escolapîos. « Oh ! mon ami, je ne sais si votre cœur partia cipe à la vigoureuse indignation du mien quand je « vois ces troupeaux d'enfants conduits dans nos rues n par un Escolapio armé de sa canne... « Le petit est « bien humble » {es muy humildito el 7îifïo), disent-ils, « quand ils veulent en louer quelqu'un, ce qui veut dire « qu'il a déjà contracté rabattement, Taplatissement, ou, « si vous Taimez mieux, la farouche hypocrisie mona- « cale (1). »

D. Diego de ïorres, professeur à TUniversité de Salamanque, fait une peinture tout aussi désespérante des écoles laïques. « A cinq ans, mes parents me mirent une petite « serviette à la main et me clouèrent dans le cœur la crainte « du maître, l'horreur de Técole, la peur perpétuelle des « coups et autres angoisses que la bonne éducation impose « aux innocents enfants. Je payai sur mes fesses ma science « de la lecture, l'écriture me coûta bien des coups de poing « et bien des soufflets, et je restai dix ans dans cet Alger, « captif pendant cinq ans de Pedro Rico, ainsi s'appelait le « comité de cette galère (2). »

Charles III entreprit, en 1771, de mettre un peu d'ordre dans cette anarchie. L'Etat espagnol ne pouvait songer à se faire instituteur; il prétendit du moins exercer un contrôle sur l'enseignement. Le candidat magister devait être vieux chrétien (3), de naissance légitime, de bonnes vie et mœurs, et fournir une attestation du juge ecclésiastique constatant qu'il avait été interrogé sur la doctrine chrétienne. Deux examinateurs et deux commissaires de TAyuntamiento lui faisaient passer devant notaire un examen de lecture, d'écriture et de calcul. Il envoyait des modèles de son écriture et des compositions de calcul à la Congrégation de SaintCassien

(i) Cabarnis, Carias sobre los obstaculos que la naturaleza^ la opinion y las leyes oponen a lafelicidad publica. ^ Vitoria, 1808, in-4% p. 81.

(2) Vida y aventuras, Madrid, 1192, in-S».

(3) Los que entraren en la hermandad de S. Casiano sean habidos y tenldoB porhonrados, de buena vida y costumbres, cristianos viejos sia mezcla de mala sangre u otra secta, con apercibimiento que a los maestros que faltareny contravinieren a esto se los castigara seyeramente. — Nou.Rec.j VIH, 1, 1 (!«' sept. 1743) et 2, U juillet 1771.

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de Madrid, et sur le rapport de cette commission, le Conseil de Castille lui conférait le droit d'enseigner (1).

Le 22 décembre 1780, un décret royal supprima la Congrégation de Saint-Cassien et la remplaça par le Collège académique du noble art des études primaires^ qui décerna désormais les grades et accorda les licences pour Touverture des écoles (2). Huit écoles royales furent fondées dans les huit quartiers de Madrid. Une circulaire du Conseil du 6 mai 1790 ordonna aux corrégidors et alcaldes mayors de faire une enquête sur l'état de renseignement primaire dans leurs districts, et de signaler au gouvernement les localités dépourvues d'écoles (3). Mais aucune mesure effective ne suivit ce décret.

Les instituteurs se trouvèrent tyrannisés par le Collège académique. Il leur était défendu d'apposer des affiches en dehors de leur quartier, excepté à la Fête-Dieu et aux jours de fête ; défendu de mettre sur leurs annonces des exemples d'écriture qui n auraient pas été faits par leurs élèves ; ou des lettres ornées qu'ils n'auraient pas dessinées eux-mêmes ; défendu de se soutirer les élèves les uns aux autres ; défendu d'avoir un adjoint ; défendu de se servir de modèles gravés qui n'auraient pas été approuvés par le Collège académique (4). Le Conseil lui-même finit par proposer au roi de revenir à la liberté de l'enseignement. Un décret du 11 février 1804 permit à tout diplômé du Conseil d'exercer son art dans n'importe quel quartier, bourg ou village, et le laissa libre de s'agréger ou non au Collège académique. Les examens étaient gratuits et se passaient à Madrid devant une commission dirigée par le président de la Junte de charité. Au mois d'avril de la même année, le roi attribua

(1) Nov.Rec, Vlll, I, 2, 11 juiUet 1771.

(2) Id. ibid. Loi 3.

(3) Nov. Rec, VJH, I, 8. — Note 7. — Le 25 déc. 1791, le roi attribua au Collège académique le nom d'Académie de première éducation et partagea la direction de l'enseignement primaire entre la nouvelle Académie et la Junte de charité. — Gil de Zarate, Instr. pub., t. I, p. 240. — En fait, le Collège académique continua d'exister et garda son nom jusque dans les documents officiels. (Décret du 11 février 1804.)

(4) Nov. Rec, VUI. i. Loi 4.

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la présidence de la commission au corrégidor de Madrid et décréta la création de jurys régionaux dans les villes capitales de province ; pour subvenir aux dépenses de ces commissions, le prix de Texamen fut fixé à 200 réaux. L'enseignement comprenait la doctrine chrétienne, lécriture, la lecture, l'arithmétique, la grammaire et l'orthographe castillanes (1). Le Collège académique ne tarda pas à disparaître (2] et les magisters ne dépendirent plus que du Conseil.

Les lois étaient sages et libérales, mais les progrès de renseignement étaient contrariés par le manque de ressources, par rindifférence générale et, dans certains pays, par Thostilité des pouvoirs locaux.

La situation des maîtres restait très précaire. Les salaires consistaient en un traitement fixe, fourni par la municipalité, et un droit payé par les enfants. A Torrecilla de la Orden, village de 360 habitants, la municipalité donnait 1.100 réaux, et une carga de terre communale pour le lai our. La rétribution scolaire était fixée à 1 réal par mois pour Tenfant illettré, 2 réaux pour Tenfant qui savait lire et 3 réaux pour celui qui savait écrire (3). A Yillaverde, le magister pouvait se faire 3.300 réaux (4) ; à Madridejos, près de 6.000 (5) ; mais ces chiffres représentent les promesses des municipalités pour allécher les candidats plutôt que les sommes effectivement touchées par les maîtres ; et toutes les villes n'étaient pas aussi généreuses. Zamora offrait à son instituteur 2 réaux par jour, moitié moins qu aux journaliers employés à la prison (6). « Presque tous les maîtres venaient « s'entasser dans les grands centres, où la concurrence « avilissait leurs salaires ; les petites localités restaient com- « plèlement abandonnées et tous les habitants , riches ou (c pauvres, engloutis dans l'ignorance (7). »

(1) Archiv. de Alcala. în»i, pub, Leg. 119. — Nov. fltfc, VIII, I, 7.

(2) Nov. 1806. — Archiv. de Alcala. — Loc, cil.

(3) Diario de Madrid, 26 sept. 1808.

(4) Gacela de Madrid, 30 avril 1808.

(5) Id. 25 mars 1808. ^ 3.000 réaux sur les propios et au moins autant pour Tins traction des enfants riches.

(6) Fernandez Duro, Historia de Zamora, t. lU, p. 230.

(1) Gil de Zarate, Inetr, publica, t. I, p. 243. — La pauvreté de certaines

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Les parents comprenaient peu le prix de l'instruction (1).

Les maîtres étaient l'objet d'une surveillance aussi jalouse qu'inintelligente. Le directeur de l'école du Christ, à Fontarabie, ayant placé un étendard au-dessus de la porte de l'école, la ville le dénonça à la junte de Guipuzcoa, qui renvoya l'affaire au corrégidor (2).

Peu à peu l'attention publique s'éveilla. En fondant les colonies de la Sierra-Morena, le roi déclara l'école gratuite et obligatoire pour tous les enfants des colons (3).

En 179S, les Cortès de Navarre décrétèrent renseignement obligatoire et établirent dans chaque commune un surintendant des écoles, choisi parmi les anciens alcaldes (4).

Des plans de réforme de l'enseignement primaire furent présentés au Conseil de Castille par D. Lucas Maria Romero del Barrio, par D. Torquato Rovio de la Riva en 1798, par D. Juan -Antonio-Gonzalez Cafiaveras en 1801, par D. Fulgencio Palet en 1808 (5).

A mesure qu'on avance, les idées des réformateurs se précisent et prennent un tour plus pratique. On voit même poindre l'idée de laïciser le personnel enseignant. Romero del Barrio veut que l'enseignement ait une valeur morale et cherche à préparer pour l'avenir de bons chrétiens, de bons citoyens et de bons pères de famille (6) ; Canaveras demande que le français soit enseigné; Palet propose la création d'un enseignement agricole ; Cabarrus voudrait que le catéchisme ne fût plus enseigné qu'à l'église, l'école distribuerait un enseignement scientifique et positif, et des exercices physiques bien dirigés empêcheraient les corps de

écoles était parfois grotesqae : & Aranzueqae, en 1781, Técole était installée dans l'église, et le sacristain fessait les petits garçons et les petites filles dans le saint lieu toutes les fois qu'il en était besoin. Cotarelo, Iriarte, p. 241.

(1) Gampomanes, Discurso sobre la educacion popular de los artesanos^ cap. IV, p. 147.

(2) Guip. instruidOy v® Escuelas. 1771.

(3) Ferrer del Rio, Hist. del reynado de Carlos JU\ lll, p. 183.

(4) Quadernos y Leyes, 1795, p. 172.

(5) Arch. d'Alcala. Inst, pub,, leg. 119.

(6) Arch. d'Alcala. Loe, et/.

L*ENSEIGNEMEI<T PUBLIC 173

s'étioler (1); D. Juan de Dios Andujar, deuxième rédacteur

de la Gazette^ obtient en 1806 la permission d'imprimer les

œuvres élémentaires de Pestalozzi. Le 18 octobre de la même

année, D. Francisco Wortel, capitaine au régiment suisse

de Wîmpfen, ouvre une école pestalozzienne qu'il diri- *;

géra lui-même^ et fonde une Société des amis de Pesta-

lozzi (2). :'

Madrid avait depuis 1794 une école pour les sourds-muets. >

Barcelone eut la sienne un peu plus^tard (3).

Si l'enseignement des garçons avait été si longtemps négligé, on pense bien que les iilles avaient été plus oubliées ^ encore. Peu s'en fallait qu'à ce point de vue l'Espagne ne ^ fôt un pays barbare. Dans les montagnes de Burgos, les femmes qui ne savaient ni filer, ni tisser, étaient employées ^ comme bêtes de somme (pasiegas). Larruga condamnait cet 1^ usage, mais c'était par des raisons économiques, la femme ^

la plus robuste ne portant guère que le quart de la charge de l'ftne le plus faible (4).

En 1771 , le décret royal qui réformait les conditions d'ad- vîi

mission aux fonctions d'instituteur n'exigeait encore des in- '\\

stitutrices qu'un certificat d'instruction religieuse (5). Ce ne 'i

fut qu'en 1776 que la Société économique de Madrid établit :;

dans la ville les premières écoles pour enfants pauvres (6). ^

On y reçut des femmes âgées de quarante ans ; ce fut une H

sorte de bureau de bienfaisance.

Le 11 mai 1783, le roi ordonna l'établissement de trentedeux écoles gratuites de filles à Madrid et engagea les villes de province à imiter cet exemple. Les fillettes devaient apprendre les prières de l'Eglise, le catéchisme, les maximes de la pudeur et de la bonne conduite. On leur enseignerait la couture, la broderie, la dentelle, le filet ; on les habituerait à se présenter à l'école avec des vêtements propres et à

(1) Cabamis, Carta$ sobre los obstaculos, p. 81.

(2) Arch. d*Alcala. Loc* cit,

(3) Godoy, Mémoires, t. II, p. 352.

(4) Memorias, l. XXVI. p. 222.

(6) Gil de Zarate, Instruccion pub. y t. I, p. 239. (6) Cotarelo. Iriarle, p. 182.

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s'y comporter avec modestie et tranquillité (1). Ce programme n'avait rien de bien révolutionnaire et fut cependant mal accueilli; les autorités locales ne marquèrent aucun empressement pour ouvrir des écoles de filles. A Santander, un particulier voulut faire preuve d'initiative, il loua une maison pour y installer l'école ; il devint l'objet de la haine des habitants, et on l'expulsa presque violemment de la maison qu'il avait louée (2).

En 1788, la junte de charité de Toro obtint du roi une subvention de 3.000 rs ; mais, dans les écoles qu'elle établit, les petites filles n'apprenaient qu'à filer la laine (3).

En 1789, la ville d'Orduna voulut ouvrir une école de filles : elle organisa un concours pour avoir une institu-

I > trice capable et vertueuse et lui donna le monopole de l'en- Ç seignement, mais elle ne lui assura qu'un traitement fixe de

II 260 réaux, et se réserva le droit de la destituer (4).

1^ Il n'y avait à sortir résolument de la routine que quel-

C ques grands seigneurs philosophes, dont les idées parais-

^ saient probablement beaucoup plus subversives que bonnes

Trl-^

y (1) Nov. Rec, VIII, I, 10. — Une poésie de José Iglesias donne une

idée assez singulière de la discipline observée dans ces petites écoles:

Si quereis, mi madré,

Que vaya d la escuela,

Dadme algo que ileve

Para la merienda,

Que todas las nifias

Dan à la maestra,

Porque no las rifla

Si el labor yerran.

Ayer a Tomasa

Que hablando à Marcela,

Sin querer, los puntos

Solto de la média,

Como no llevaba

Merienda en la cesta,

Ginco o seis cafLazos

La dio en la cabeza.

Poésies inédites publiées par R. Foulché Delbosc. — Revue hispanique, t. Il, p. 87.

(2) Larruga, Memorias, t. XXVI, p. 227.

(3) Fernandez Duro, Eist, de Zamora, 1. 111, p. 186.

(4) Ord, Orduna, p. 45.

L*£NS£IGNEMENT PUBLIC 17S

à imiter. Le marquis de Santa-Gruz ne voulait-il pas fonder un orphelinat sans habit religieux, ni réfectoire, ni chapelle, ni rien qui sentît l'éducation monastique ? Les maîtresses auraient été des laïques ; on eût élevé les jeunes filles en vue d*en faire un jour des mères de famille laborieuses ; elles auraient appris à tenir une maison, à coudre, à laver, à cuisiner (1).

Tout cela avait peu de succès. Une enquête ordonnée en 1797 constate que les écoles des deux sexes étaient fréquentées par 393.726 enfants (2)^ et, d'après le recensement de 1787, les enfants de sept à seize ans représentaient un total de 1.814.980 personnes. L'école ne recevait donc pas le quart des enfants en âge de s'instruire (3).

Aux Indes, les fils des créoles profitaient presque seuls des rares écoles ouvertes par les Be hléemites.

En 1782, le roi recommanda aux magistrats des Indes de fonder des écoles où les jeunes indigènes apprendraient la doctrine chrétienne et l'espagnol. La cédule royale ajoute : « On tâchera de persuader par la douceur aux pères « de famille d'envoyer leurs enfants à l'école. » Cette formule dubitative en dit long sur les résistances que Ton prévoyait (4).

De temps à autre, un moine plus éclairé que ses confrères ouvrait une école ; s'il venait à quitter le pays, l'école se fermait (5). Et pour instituer un maître d'école, il fallait une nomination du gouverneur, une pétition au Conseil des Indes, une enquête à la Recette générale des Indes, l'avis du fiscal des Indes, une consulte au roi, l'approbation du roi, un acte de nomination donné par le Conseil (6). Un cacique du Yucatan ayant demandé une école et proposé pour elle l'énorme dotation de 300 pesos par an (6.000 rs), dix-sept

(1) Morel-Fatio, Eludes, II, p. 33.

(2) M. Fernandez, La hacienda de nuestros abuelos, p. 227.

(3) Çenso de 1787.

(4) Arch. de Indias, Est. 143. Gaja 7, leg. 12.

(5) Id. ibid. F. Estevan de Baloria à Pansacola. 1791-1793.

(6) Id. ibid. Escuela de primeras letras de S. Agustin de Florida. 4 juillet

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mois s'écoulèrent entre la demande et la réponse du Conseil des Indes (1).

f. On peut dire sans exagération que renseignement primaire

n'existait pas aux Indes.

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