Ibid., 2» part., p
des dmlos et d'alcavala ; ils les percevaient d'abord sur les matières brutes , puis sur les matières manufacturées , et non seulement à la première vente , mais à toutes celles qui suivaient ^
Ainsi, les économistes espagnols avaient raison de demander l'abolition de l'alcavala comme le seul moyen de venir en aide aux manufactures. En effet, la perception rigoureuse de cet impôt ne tarda pas à ruiner complètement l'industrie ^ ; qu'on en juge par les faits suivants :
Un ouvrier faisait par jour quatre vares d'une étoffe connue sous le nom de manto ; en supposant qu'il travaillât trois cents jours par an, son ouvrage montait à douze cents vares, sur lesquelles le fisc prélevait pour les droits des cientos et d'alcavala une somme équivalente à la valeur de cent soixante-huit vares. La vare se vendant huit réaux , la somme à payer était de treize cent quarante-quatre réaux. Mais l'ouvrier ne gagnant qu'un réal par vare ou quatre réaux par jour , était obligé, lorsqu'il vendait son étoffe, de payer aux