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ne pouvaient plus acquitter les anciennes impositions, mais comme elles avaient été aliénées presque toutes en faveur des créanciers deTÉtat^ le gouvernement s'inquiétait fort peu des moyens que ces derniers emploieraient pour se tirer d'affaire^ et il était décidé à ne faire payer exactement que les nouveaux impôts sans lesquels il ne pouvait se soutenir ^
Sous le règne de Charles 11^ la détresse financière fut au comble. La plupart des manufacturiers renon« cèrent à leur industrie pour se soustraire à la rapacité du fisc. La misère publique était devenue si grande que beaucoup de maisons religieuses se voyaient réduites, pour subsister, à engager l'argenterie de leurs églises '. Souvent les gens de qualité vendaient à bas prix leurs effets les plus précieux, ne trouvant plus personne qui voulût leur avancer de Targent. À voir les riches meubles qui sortaient de Madrid tous les ans, pour être transportés en pays étranger, on eût dit une ville livrée au pillage*. La pauvreté de la cour était extrême. A Tavénement de Charles II, les intérêts de la dette absorbaient déjà le
1 . Voyez la dépêche citée de TarcheTéque d'Embrun. %. Dépêche du mnrqals de Villars, du 11 juillet 1681. Archives da Ministère des affaires étrangères.