Ulloa, 2*paft.,p
GOMHERGE. 211
que sur le marché de Porto-Bello. Après avoir détaché quelques vaisseaux pour approvisionner les îles y les deux escadres se rejoignaient à la Havane et revenaient ensemble en Europe. Dans les premiers temps, elles abordaient au petit port de San-Lucar, à l'entrée duquel se trouvait une tour que Ton appelait la tour de l'Or ^ ; plus tard, elles abordèrent dans le port de Cadix.
Sous les règnes de Charles*Quint et de Philippe II, elles rapportaient de l'indigo, de la cochenille , du sucre, de la vanille, du bois de campèche, des cuira tannés en quantité prodigieuse, que leur fournissait la Nouvelle Espagne'. A ces produits il faut ajouter le quinquina du Pérou, le tabac de la Havane, le cacao et une foule d'autres articles recherchés sur tous les marchés de l'Europe. Mais dans la suite, les Espagnols dédaignèrent presque entièrement les marchandises, et leurs vaisseaux ne revinrent plus que chargés d'or et d'argent , de perles et de pierres précieuses. Us fournissaient en retour aux colonies des draps, des toiles, des meubles, des instruments aratoires, des objets de luxe, du vin, de l'huile et une portion considérable des autres provisions
1 , Journal d*un voyage en Espagne, p. 414. Paris, 1669.