‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 122 sur 202 · I. JYoticias tecreiai, p · texte numérisé non relu

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les fabriques de l'Espagne étaient encore nombreuses et florissantes ^ Or , au milieu du xyii'' siècle, les escadres réunies de la flotte et des galions ne portaient habituellement qu'environ vingt-sept mille tonneaux^. Ces chargements étaient bien insuffisants pour approvisionner toutes les provinces que les Cortèz^ les Pizarre, les Quesada^ les Mendoza et les Yaldivia avaient soumises à l'Espagne.

La njécessité contraignit bientôt les négociants de Cadix de recourir eux-mêmes à l'étranger , et de prêter leurs noms pour éluder la loi qui s'opposait au commerce des colonies avec les autres nations. Dès lors, la contrebande s'exerça dans toute la Péninsule avec une audace inouïe et un bonheur insolent. Le contrebandier devint un personnage classique au théâtre et dans les romans ; il inspira de l'intérêt et presque de l'admiration. On ne le regardait pas comme un mercenaire qui violait la loi dans un intérêt per* sonnel , mais comme un partisan résolu qui risquait bravement sa vie contre un plus fort. Dans les ren-contres si fréquentes entre ces hardis fraudeurs et les soldats de la real hacienda , la sympathie publique était acquise aux premiers. Victorieuse ou vaincue,

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