‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 138 sur 202 · II · texte numérisé non relu

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S tayaer brûlait ou coulait bas le reste du convoi. Cette flotte^ ainsi renfermée dans la baie de Santa-Cruz^ périt tout entière sans enrichir les vainqueurs ^ »

A cette époque , TOcéan avait cessé d'être espagnol * , et le pavillon rouge de l'Angleterre y flottait sans rival'. Ce n'étaient plus alors les négociants de Cadix et de Séville^ mais ceux de Londres, d'Amsterdam et du Havre qui approvisionnaient les marchés du Mexique et du Pérou , et qui , faute de concurrence, réalisaient d'immenses bénéfices. 11 en fut de même pendant la longue guerre de succession. Des vaisseaux marchands de Saint-Malo passèrent en 1702 le détroit de Magellan pour arriver à Lima , et comme le pays était entièrement dépourvu de marchandises, ils gagnèrent huit cents pour cent sur les articles qu'ils vendirent aux habitants^. Les Anglais, opposés à Philippe Y, assiégeaient les côtes de l'Espagne ; aussi les galions ne se hasardaient-ils pas volontiers à faire le voyage de l'Amérique. Ils furent atteints et brûlés au mo-

plété à l'aide des doeoments que H. Guizot lai a fournis pendant son ambassade à Londres.

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