Ulloa, 2«part.,p
ment où ils jetaient Tahcre dans le port de Vigo» et Ton vit alors un exemple remarquable de cette probité et de cette bonne foi qui caractérisaient les marchands espagnols : ils aimèrent mieux supporter la perte tout entière que de trahir la confiance publique, en révélant les noms des commerçants étrangers dont ils avaient transporté les marchandises sous leur nom^
Il serait difficile de donner des renseignements détaillés sur la nature et sur la quantité des marchant dises que les étrangers importaient directement en Amérique. Le tableau suivant des importations effectuées par l'intermédiaire de la flotte et des galions pourra du moins offrir une idée de Timmense extension que le commerce de contrebande avait prise sous le règne de Charles II ^.
La France expédiait tous les ans en Espagne et en Amérique des toiles de Rouen de quatre sortes. Les plus fines, qui venaient de Louviers, étaient les moins recherchées dans ces deux pays. Toutefois les galions en prenaient pour environ 400,000 livres '. Mais celles qui étaient connues sous le nom