‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 14 sur 202 · Sismondi, Histoire des Français, t. XXV, p · texte numérisé non relu

Sismondi, Histoire des Français, t. XXV, p

2. Sismondi, p. 329. Cf. Gazette de France, numéro du 25 Juin

3. Ils portaient le nom de miquelets, en mémoire d'un de leurs chefs les plus célèbres, Miquelot de Prats, ami et complice du duc de Valentinois, et qui s'était signalé par sa valeur dans les guerres d'Italie. On les appelait autrefois Almogaraves. Voyez Melo, liv. IV, chap. II.

péchèrent de se rendre maître de toute la province où il avait porté la guerre.

La monarchie espagnole paraissait alors sur le point de se dissoudre. La Flandre était envahie ^ la Franche-Comté conquise, une armée française occupait une partie de la Catalogne. En même temps, une insurrection éclatait à Messine, aux cris de : Vive la France !

Les habitants de Messine avaient pris les armes pour défendre leurs privilèges que les Espagnols s'efforçaient d'anéantir. Les sénateurs, arrêtés par ordre du gouverneur et remis en liberté par le peuple soulevé, implorèrent la protection de Louis XIV ^t lui offrirent la souveraineté de la Sicile. Le chevalier de Yalbelle fut aussitôt envoyé de Toulon pour secourir les insurgés. Il traversa toute la flotte espagnole avec quelques frégates , apporta aux habitants de Messine des vivres , des munitions, et les aida à chasser les Espagnols des forts qui dominaient la ville *. Duquesne elVivonne arrivèrent, Tannée suivante, avec une nouvelle escadre de douze vaisseaux. Don Melchior de la Cueva, qui bloquait le port avec vingt vaisseaux , fut contraint à la retraite après un combat opiniâtre. Les Fran*

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