‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 149 sur 202 · Ulloa, l'^epart., p · texte numérisé non relu

Ulloa, l'^epart., p

achevé. En 1726, le fleuve n'était encore navigable que l'espace de deux lieues sur vingt-quatre entre Séviile et Cordoue^ Lorsque les Français occupèrent TEspagne sous Joseph Bonaparte, ils reprirent le projet de Philippe IV, et après quatre mois de travaux, ils rendirent le Guadalquivir à la navigation depuis Cadix jusqu'à Cordoue'. Les ouvrages entrepris au XVII* siècle pour resserrer le lit de TÈbre et du Douro ne furent pas poussés^avec plus de vigueur. Il en fut de même des travaux exécutés sous la direction de Louis Carduchi et de Jules Marteli, pour améliorer le cours du Tage entre Lisbonne et Tolède. On les recommença en 1640, pour les abandonner cinq ans après. Pendant la minorité de Charles II, deux ingénieurs flamands, les colonels de Grunemberg offrirent à la régente de réaliser la pensée d'Antoneli; en creusant un canal qui tirât ses eaux du Mançanarès et du Jarama, et qui joignît le Tage et le Douro. Les conseillers d'Anne d'Autriche s'opposèrent vivement à ce projet, dont l'exécution ne leur semblait pas possible. Mais lorsque les deux frères eurent offert de déposer un million de réaux comme garantie de la réussite, la régente consentit à

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