Herrera, Historia générât, p
permirent pas de tenter une nouvelle expédition. On les laissa rançonner impunément les villages et piller les voyageurs. Les gentilshommes napolitains, dispersés dans les campagnes^ leur envoyaient de Tar* gent, de la poudre, du plomb, dans Tespérance d'être épargnés. Ils les priaient presque de deman* der quelque chose , tant ils avaient peur qu'ils ne prissent tout. Les brigands s'enhardirent jusqu'à leur transmettre des ordres toujours religieusement exécutés. La dévastation, l'incendie et le meurtre auraient suivi de près la désobéissance ^ Sous les successeurs de Philippe II, le mal ne fît qu'augmenter. En 1676, les bandits se retirèrent dans la Galabre, après avoir dévasté le territoire de Reggio et de Melazzo. Ils battirent les milices envoyées contre eux et saccagèrent les environs de Maratea '• Le marquis de Los Vêlez, vice-roi de Naples, fit arrêter le marquis de Marzano, qu'il accusait d'être en correspondance avec ces bandits; et il exigea de toutes les villes un don gratuit, pour subvenir aux dépenses d'une nouvelle expédition *. Le commerce maritime n'était pas plus protégé