‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 180 sur 202 · H. de Paibusqne, t. II, p · texte numérisé non relu

H. de Paibusqne, t. II, p

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pas moins cette puissance surnaturelle attribuée au signe extérieur de la religion. Dans V Exaltation de la Craix^ tout un peuple est sauvé par le signe céleste que Caldéron appelle « un arc-en-ciel, placé entre les colères de Dieu et les fautes des hommes. » Dans cette pièce, comme dans l'autre^ le poète semble attribuer au symbole une vertu qui n'appartient qu'à la foi. (c n y a là, certes, ajoute M. de Puibusque luimême, une dévotion violente qui effraie plus qu'elle n'attire; au lieu dune ferveur éclairée , c'est une pratique aveugle ^ »

Nous concevons les éloges d'un prédicateur espagnol , qui, voulant exprimer les regrets de l'Église après la mort de Caldéron , disait en parlant de ce poëte: « Ses sujets sont si pieux, ses allégories si religieuses, la morale et la doctrine si bien enchaînées avec l'action , la sainteté mêlée avec tant d'art à l'éloquence, et l'utilité si étroitement liée à l'intérêt, qu'il se fait également admirer par l'esprit et suivre par le cœur; le spectateur se retire plein d'autant de piété que d'admiration, d'autant de contrition que de plaisir^.» C'est là le jugement d'un homme imbu des préjugés de son siècle.

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