‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 181 sur 202 · M. de Paibusque. T.U, p · texte numérisé non relu

M. de Paibusque. T.U, p

2. Fr. Manuel de Gaerra y Ribeira. Voyez Puibusque, t. H, p. 141.

Mais , que Schlegel décerne à Galdéron la palme du drame chrétien, qu'il traduise la dévotion à la croix pour justifier ses éloges passionnés, et qu'on la représente avec succès sur les théâtres de quelques petites villes de la Bavière, c'est là ce que nous déplorons.

L'exagération de la grandeur, l'emphase, la subtilité d'une fausse dialectique et la profondeur apparente, tels sont, suivant nous, les principaux défauts de Galdéron. Schlegel ne l'en considère pas moins comme le génie de la poésie romantique, (c Elle l'a doué, dit-il, de toutes ses richesses, et il semble qu'avant de disparaître à nos regards , elle ait voulu, dans les ouvrages de Galdéron , comme on le fait dans un feu d'artifice, réserver les plus vives couleurs , la lumière la plus éblouissante et les plus rapides fusées pour la dernière explosion \ » Galdéron est, en effet, le dernier grand poëte dramatique que l'Espagne ait produit. Après sa mort, après celle de Roxas , de Moreto et de Tirso de Molina, qui furent ses émules sans pouvoir l'égaler, l'impulsion qui avait animé les Gastillans, s'arrêta tout à coup. L'affectation, l'enflure avaient corrompu la littérature. Dans le drame, comme dans la poésie lyrique, le mauvais goût avait atteint ses

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