‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 182 sur 202 · Schlegel; Cours de HU4raiur$ dramatique, t. UI^p · texte numérisé non relu

Schlegel; Cours de HU4raiur$ dramatique, t. UI^p

366 TBOIBIÈME PARTI1S.

dernières limites. Une réaction était inévitable. On comprit «nfin la vanité de la gloire attachée au faux esprit qui était celui du siècle* Mais on ne voyait pas encore la possibilité de donnei^ à la poésie un esprit nouveau.

 cette époque de décadence littéraire, un seul homme essaya de relever le drame espagnol. Ce fut Solis, déjà célèbre par son histoire de la conquête du Mexique. Plusieurs de ses pièces de théâtre dc^vent être rangées au nombre des meilleures productions dont l'Espagne puisse se glorifier. Biais la reine régente rendit un décret que lui dicta sans doute le Père Nitfaard, son confesseur, et qui est unique dans l'histoire littéraire des peuples modernes. Elle ordonna « que toutes les comédies cessassent jusqu'à ce que son fils fût en âge de s'en amuser, que la$ comedioê i^sen enieramente^ hasta que d rey mi hljo (enga edad basianie para gustar deellas. » Il est probable que cet ordre étrange nefutpasrigoureusementexécuté, mais il n'en produisit pas moins un effet funeste; car la littérature ne pouvait alors se passer de la protec* tion des grands, et le théâtre, en butte aux attaques des évèques et du conseil de Gastille, avait besoin du patronage du monarque ^

Page 1