‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 32 sur 202 · On les appelait des Rosny · texte numérisé non relu

On les appelait des Rosny

exemptions d'impôts et des privilèges honorifiques aux cultivateurs mariés. Il réduisit des deux tiers le nombre des conseillers , des greffiers^ des procureurs, des alcades, des régidors et des alguazils. Il ordonna aux grands propriétaires de quitter Madrid et d'habiter leurs terres, pour soulager la détresse de leurs fermiers ^ Ces mesures tardives et incomplètes restèrent presque sans résultat au milieu de là lutte gigantesque que l'Espagne soutenait contre l'Europe protestante, secondée par les armes de la France. Quelques écrivains de la Catalogne avaient mieux compris par quels moyens on pouvait mettre un terme à la misère toujours croissante du peuple. Voici les reproches fondés qu'ils adressèrent au due d'Olivarès sur sa politique extérieure :

u Nous devions rester chez nous , lui dirent-ils , repeupler le royaume , cultiver nos champs, relever les fortifications de nos villes , ouvrir nos ports au commerce , rétablir nos fabriques et nos manufactures. C'est là l'emploi qu'il fallait donner aux trésors de l'Amérique ; il était inutile de les dépenser pour des guerres lointaines et insensées. Pourquoi perpétuer en Allemagne une lutte meurtrière, au

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