‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 34 sur 202 · Ortiz y Sanz; p · texte numérisé non relu

Ortiz y Sanz; p

épouser; de pardonner aux proscrits tous les sept ans, et de gracier les condamnés à mort, à condition qu'ils combattraient contre les infidèles pendant un temps déterminé ^. Il conseillait aussi d'établir en Espagne^ en Flandre, en Sicile et dans le royaume de Naples, des séminaires de soldats, pour servir d'asile aux enfants naturels et à ceux des pauvres. Exercés dès l'âge le plus tendre au métier des armes, ne connaissant d'autre père que le roi, d'autre volonté que la sienne, d'autre espérance que sa faveur, ils deviendraient, selon lui, des soldats aussi braves que dévoués. Plus tard, ils épouseraient des femmes enlevées en pays ennemi et propageraient ainsi leur race guerrière. Si l'on adopte ces mesures, disait-il, les pauvres hésiteront moins à se marier, ayant la certitude que leurs fils ne manqueront jamais du nécessaire, et le roi pourra facilement recruter ses armées, en puisant dans ces pépinières de soldats^.

Si Philippe II avait suivi les conseils de Campanella et créé des janissaires chrétiens , il eût été contraint bientôt de rétablir l'esclavage , et la chrétienté aurait reculé vers la barbarie. Heureusement

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